I. — PEINTURES, DESSINS, GRAVURES
1876. Portrait par Édouard Manet, peinture (H. o m. 26 X L. o m. 34).
Signé et daté en bas, à gauche : « Manet, 1876 ». (La date fut ajoutée par Manet, postérieurement à la signature.)
Une bande de deux centimètres est ajoutée à droite sur toute la hauteur de la toile.
Ce portrait fut, des années durant, suspendu au mur de la salle à manger de Mallarmé, au 89, de la rue de Rome; passa, par voie de succession, entre les mains du Dr Bonniot qui, en 1928, le céda au Musée du Louvre, avec le concours des Amis du Louvre.
1884. X..., dessin.
Stéphane Mallarmé y est représenté dans une lyre, pour illustrer l’article de Paul Verlaine dans les Poètes Maudits (1 vol., Léon Vanier, Paris, 1884).
1886. M. Luque. Dessin aquarellé, pour le n° 296 des Hommes d' Aujourd’hui. (Librairie Vanier, Paris, s. d.)
Mallarmé y est représenté en faune tenant entre les mains une flûte de Pan et la tête surmontée d’un nimbe.
Il existe de cette publication un tirage en noir et un tirage en couleurs : bistre, vert et bleu.
1892. Portrait par Renoir. Peinture. (Collection Bonniot, Valvins.)
Mallarmé trouvait qu’il y avait l’aspect d’un « financier cossu ».
1893. Portrait par Edvard Munch. Peinture.
La fille du poète, le 23 mai 1897, écrivait à son père, a Valvins : « M. Munch, le dessinateur norvégien du commencement de l’hiver, envoie le portrait qu’il a fait de toi. C’est assez joli. Mais cela ressemble à ces têtes de Christ dont l’empreinte est sur le mouchoir d’une sainte et sous lesquelles il est écrit : « Regardez longtemps, vous verrez les yeux se fermer. »
Ce portrait fut, à l’occasion d’une exposition des œuvres du peintre à Prague, reproduit dans le n° 4 de l’année IX de la revue Value Sméry , la revue de la Société Mânes. A propos de cette exposition, M. William Ritter écrivit un article plein de verve qu’on trouve dans le volume intitulé Études d’art
ICONOGRAPHIE
étranger , pp. 80-122 ( Mercure de France, Paris, 1906) et où il appelle ce portrait « l’apparition noire et enfumée d’un visage byzantin de face ».
1893. Lithographie de James Mc Neil Whistler.
Dans son ouvrage sur Whistler : Histoire de J. Aie Neil Whistler et de son œuvre (Paris, Floury, 1 904), Théodore Duret a dit de ce portrait :
« Le portrait de Stéphane Mallarmé qui a été mis, comme frontispice, en tête du volume Vers et Prose, est d’une étonnante ressemblance, le bras en mouvement et la tête inclinée, selon son habitude, lorsqu’il conversait avec ses amis. Ceux qui l’ont connu peuvent croire qu’ils l’entendent parler. L’image n’existe cependant que comme un souffle... Whistler avait tenu Mallarmé à poser, assez longtemps, les premières images obtenues lui semblaient faibles et il les déchirait pour recommencer. Mallarmé, qui ne s’expliquait pas bien la méthode avait comme perdu l’espoir d’une réussite lorsque Whistler, au moment voulu, produisit une dernière improvisation, celle-là parfaite et condensant toute l’observation accumulée par les essais préliminaires. »
1893 ? Eau-forte de Paul Gauguin représentant la tête de Mallarmé de profil avec le Corbeau d’Edgar Poe derrière lui. Cette eau-forte a été tirée à 79 exemplaires sur japon.
( ?) Jacques-Émile Blanche, peinture, représentant Stéphane Mallarmé, Édouard Dujardin et Jean Ajalbert assis auprès d’une table. Mallarmé est au premier plan, les jambes croisées, tourné de profil vers la droite. C’est l’esquisse d’un tableau non exécuté.
1896. Félix Valloton. Gravure sur bois, pour le Livre des Alasques ( Mercure de France, 1896).