‹ OEuvres complètesChapitre 524 sur 655 · P. 39. SOUPIR · texte numérisé non relu

P. 39. SOUPIR

(Tournon, avril 1864.)

Ce poème parut pour la première fois dans la livraison du 12 mai 1866 du Parnasse Contemporain ; son texte ne subit, depuis lors, aucune modification notable.

Comme Brise marine paraphrasait Parfum exotique. Soupir commente, pourrait-on dire, le Chant d’ Automne de Baudelaire. Le vers

Se traîner le soleil jaune d’un long rayon rappelle infailliblement à la mémoire

De l’arri'ere-saison le rayon jaune et doux et, au delà de Baudelaire,

Et les jaunes rayons que le couchant ramène

de Sainte-Beuve, en une pièce, jadis fameuse, des Poésies de Joseph Delorme.

Dans la lettre que, le 8 février 1866, il adressait à Mme Le Josne,

NOTES ET VARIANTES

en l’accompagnant d’une copie de ce poëme, il le définissait « une rêverie automnale ».

La Bibliothèque Jacques Doucet possède, de ce poëme, un manuscrit sans titre, mais sans autre variante.

Le Manuscrit Aubanel ne révèle que des virgules après rousseur, angélique, octobre pâle et pur, et une variante à l’avant-dernier vers :

Des feuilles erre au vent en un triste sillon,

C’est un des Trois Poèmes de Stéphane Mallarmé que Claude Debussy mit en musique pour chant et piano, au cours de l’été 1913.

C’est également l’un des Trois Poèmes que choisit, la même année, Maurice Ravel pour les confier à une voix, un piano, un quatuor à cordes, deux flûtes et deux clarinettes.

Ces deux recueils de mélodies parurent chez l’éditeur Durand à la fin de 1913.

Pour Jean Royère, « Apparition est la nostalgie du temps, la vision du paradis en arrière, Soupir, celle de l’espace; c’est le baiser suprême et suprêmement purifié. »

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