‹ OEuvres complètesChapitre 526 sur 655 · HAINE DU PAUVRE · texte numérisé non relu

HAINE DU PAUVRE

Ta guenille nocturne étalant par ses trous

Tes rousseurs de ses poils et de ta peau, je l'aime.

Vieux spectre, et c'est pourquoi je te jette vingt sous.

Ton front servile et bas n'a pas la fierté blême :

Tu comprends que le pauvre est le frère du chien Et ne vas pas drapant ta lésine en poëme.

Comme un chacal sortant de sa pierre, ô chrétien.

Tu rampes à plat ventre après qui te bafoue.

Vieux, combien par grimace ? et par larme, combien ?

Mets à nu ta vieillesse et cpie ta gueuse joue,

Tèche, et de mes vingt sous chatouille la vertu,

A bas !... — les deux genoux !... — la barbe dans la boue !

NOTES ET VARIANTES

Que veut cette médaille idiote , ris-tu t U argent brilla, le cuivre un jour se vert-de-grise.

Et je suis peu dévot et je suis fort têtu.

Choisis. — Jetée ? alors, voici ma pièce prise.

Serre-la dans tes doigts et pense que tu l’as Parce que j’en tiens trop, ou par simple méprise.

C’est le prix, si tu n’as pas peur, d’un coutelas.

Une autre version, datant de 1864, fut citée au cours du même article, et empruntée à un petit carnet de cuir.

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