P. 369. QUANT AU LIVRE
(Paris, janvier-juin 1895.)
Stéphane Mallarmé avait, dans le recueil des Divagations, groupé sous ce titre trois chroniques, savoir :
L’ Action (devenue l'Action restreinte ), parue dans le numéro du Ier février 1895 de la Revue Planche.
Étalages, publié d’abord dans The National Observer (Tl juin 1 892 ), selon l’indication notée par le poète dans sa « Bibliographie » des Divagations.
Et le Livre, instrument spirituel, paru dans la Revue Planche du ier juillet 1895, sous une forme un peu différente.
NOTES ET VARIANTES
D’abord :
Par. i Par. 2 Par. 3 Par. 3
Par. 4 Par. 5
Par. 6 Par. 7
Par. 8 Par. 9
Par. 1 o Par. 1 1 Par. 1 3
Par. 14
tant , au lieu de « si ».
aucun signataire , considérer quel il est...
... où mainte publication
L’ occasion de le faire, donc ; quand, aisé, libéré, le journal semble tout remplacer ; le mien, même...
Développé sur le massif...
et techniquement me propose...
outre que la littérature...
formant le minuscule tombeau, avant qu’à la rêverie, peu à peu...
après les articles rivaux émergés...
Vision, certainement, morale...
l’exploit, à part, au journal...
avec le feuilleton
Jusqu’au format, qui ne serve, en le cas... qu’une feuille fermée, sur quoi ici...
car, sans le reploiement Simple maculature.
aux yeux nombreux, au lieu de « au vu de tous ». et, exclusivement, gise dans le tirage...
Devenir, tout y rentre pour tantôt sourdre, ou principe : il confond — approche d'un rite...
en doit tirer
Subtile leçon, rien de fortuit, l’appareil est l’égal du reste.
Ainsi je méconnais...
Au lieu de ce va et vient Telle pratique...
Sur la sonorité...
Voici, dans l’ordre réel...
Cette supposition, seule — pour quoi un jet de grandeur le semis de fioritures...
de surprendre par un énoncé...
que je cultive, ne reconnaissent.
Je sais, de telles suggestions...
Une hésitation, pourtant,
P. 382. LE MYSTÈRE DANS LES LETTRES (Valvins, 1896.)
Après avoir été très régulière au cours de l’année 1895, la collaboration mensuelle de Stéphane Mallarmé à la Revue Blanche cessa à partir du numéro de décembre de cette même année, sans que l’on puisse s’en expliquer la cause. Elle reprit en juillet suivant sous la forme d’une page sur Hamlet et Fortinbras (reproduite
MALLARMÉ
NOTES ET VARIANTES
ici plus haut : voir notes Hamlet, page 1563) et la précédente série des Variations sur un Sujet paraissait complètement abandonnée, lorsqu’elle reprit dans le numéro du Ier septembre 1896, avec ces pages sur le Mystère dans les Lettres ; mais ce ne fut qu’une reprise sans lendemain, et quoique Mallarmé vécut encore deux ans après cette date, il ne donna plus de « variations » ni à cette revue ni à une autre.
Dans sa Bibliographie du recueil Divagations, Mallarmé s’est expliqué ainsi, non seulement sur le classement adopté par lui à l’égard de ses textes publiés, mais encore sur leur disposition typographique :
« La lin du volume le Mystère dans les Lettres, Offices avec Catholicisme, une Variation — moins De Même (audition des Chanteurs de Saint-Gervais) au National Observer et, dans une suite de Grands Faits Divers, 1 ’Or, Plaisir sacré insérés en des journaux. Magie au National Observer, puis le début d’une page de voyage en frontispice à la Conférence la Musique et les Lettres (page 379 [ici, page 635] « le prosateur » est feu l’illustre Walter Pater) et Accusation, hors-d’œuvre de cette Conférence — comprend, à peu près, les Variations sur un Sujet qu’accueille, avec audace, malgré le désarroi, premier, causé par la disposition typographique, l’amicale, à tous prête Revue Blanche. Raison des intervalles, ou blancs — que le long article ordinaire de revue, ou remplissage, indique, forcément, à l’œil qui les prélève par endroits, cependant, quelques écailles d’intérêt pourquoi ne pas le restreindre à ces fragments obligatoires où miroita le sujet, puis simplement remplacer, par l’ingénuité du papier, les transitions, quelconques ? Une publication, vive, au sommaire marquant le milieu, exact, entre des articles écourtés de journal et la masse oisive où flotte maint périodique, commande la façon. Les cassures du texte, on se tranquillisera, observent de concorder, avec sens et n’inscrivent d’espace nu que jusqu’à leurs points d’illumination : une forme, peut-être, en sort, actuelle, permettant, à ce qui fut longtemps le poème en prose et notre recherche, d’aboutir, en tant, si l’on joint mieux les mots, que poème critique. Mobiliser, autour d’une idée, les lueurs diverses de l’esprit, à distance voulue, par phrases : ou comme, vraiment, ces moules de la syntaxe même élargie, un très petit nombre les résume, chaque phrase, à se détacher en paragraphe gagne d’isoler un type rare avec plus de liberté qu’en le charroi par un courant de volubilité. Mille exigences, très singulières, apparaissent à l’usage, dans ce traitement de l’écrit, que je perçois peu à peu : sans doute y a-t-il moyen, là, pour un poète qui par habitude ne pratique pas le vers libre, de montrer, en l’aspect de morceaux compréhensifs et brefs, par la suite, avec expérience, tels rythmes immédiats de pensée ordonnant une prosodie. »
« Valvins, novembre /8g6. »
NOTES ET VARIANTES