A LA GAZETTE DE LA FRANCHE-COMTÉ
(Paris, août 1872.)
M. Gazier, conservateur honoraire de la Bibliothèque de Besançon, qui nous avait très obligeamment offert ses services, nous écrivait, le 20 octobre 1938 :
« Malheureusement la Galette de Franche-Comté n’existe que très incomplète à la Bibliothèque, et il n’y figure aucun numéro antérieur à 1873; elle ne se trouve pas davantage aux Archives départementales. J’ai recherché alors dans les autres journaux bisontins de 1872 s’il était question de cette lettre. Je n’ai rien découvert. J’ai espéré alors être plus heureux en allant dépouiller aux Archives Municipales les Délibérations du Conseil municipal et les registres des correspondances reçues : aucune mention de la lettre de Mallarmé, et je me demande s’il ne s’agit pas simplement d’une lettre ouverte adressée au journal et non à la mairie. »
Nous avions recopié cette lettre telle qu’elle est reproduite à la fin du numéro du 12 octobre 1872 de la Renaissance artistique et littéraire sous le titre Petite Galette, lorsque, parmi les papiers du poëte, nous avons trouvé une coupure sur laquelle Mallarmé avait inscrit : Galette de la Franche-Comté : mercredi 2 octobre 1872.
La date exacte de cette lettre nous est fournie par ce journal qui Ta fait précéder de ces lignes :
« La lettre suivante avait été adressé, par erreur, dès le 10 août, à l’un de nos confrères bisontins qui a cru devoir ne pas nous la communiquer. »
En reproduisant cette lettre, le rédacteur du journal engageait M. Mallarmé à s’adresser à M. le Maire de Besançon, « qui a pris l’œuvre à cœur et la mènera à bonne fin ». Elle n’eut point la suite que Mallarmé souhaitait en ce qui concerne le sculpteur désigné, Godebski, avec lequel il devait se lier plus intimement lorsque, peu après, l’un et l’autre prirent leurs quartiers d’été à Valvins, près Fontainebleau.
NOTES ET VARIANTES