‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 116 sur 336 · DIRECTION DE M. L. VERON · texte numérisé non relu

DIRECTION DE M. L. VERON

Si par hasard quclqu un se souvenait d un roman en écoutant un opéra, l'auteur croit devoir prévenir le public que, pour faire entrer dans la perspective particulière d'une scène lyrique quelque chose du drame qui sert de base au livre intitulé Notre-Dame de Paris, il a fallu en modifier diversement tantôt l'action, tantôt les caractères. Le caractère de Phœbus de Châteaupers, par exemple, est un de ceux qui ont dû être altérés; un autre dénouement a été nécessaire, etc. Au reste, quoique, même en écrivant cet opuscule, l'auteur se soit écarté le moins possible, et seulement quand la musique l'a exigé, de certaines conditions consciencieuses indispensables, selon lui, à toute œuvre, petite ou grande, il n'entend offrir ici aux lecteurs, ou pour mieux dire aux auditeurs, qu'un canevas d'opéra plus ou moins bien disposé pour que l'œuvre musicale s'y superpose heureusement, qu'un Iwretto pur et simple dont la publication s'explique par un usage impérieux. Il ne peut voir dans ceci qu'une trame telle quelle qui ne demande pas mieux que de se dérober sous cette riche et éblouissante broderie qu'on appelle la musique.

L'auteur suppose donc, si par aventure on s'occupe de ce libretto, qu'un opuscule aussi spécial ne saurait en aucun cas être jugé en luimême et abstraction hiite des nécessités musicales que le poète a dû subir, et qui, à l'Opéra, ont toujours droit de prévaloir. Du reste, il prie instamment le lecteur de ne voir dans les lignes qu'il écrit ici que ce qu'elles contiennent, c'est-à-dire sa pensée personnelle sur ce libretto en particulier, et non un dédain injuste et de mauvais goût pour cette espèce de poèmes en général et pour l'établissement magnifique où ils sont représentés. Lui qui nest rien, il rappellerait au besoin à ceux qui sont le plus haut placés que nul n'a droit de dédaigner, lût-ce au point de vue littéraire, une scène comme celle-ci. A ne compter même que les poètes, ce royal théâtre a reçu dans l'occasion d'illustres visites, ne l'oublions pas. En 1671, on représenta avec toute la pompe de la scène lyrique ime tragédie-ballet intitulée : Psyché. Le libretto de cet opéra avait deux auteurs : l'un s'appelait Poquelin de Molière, l'autre Pierre Corneille.

14 novembre 1836.

PERSONNAGES. acteurs.

LA ESMERALDA M"- Falcon.

PHŒBUS DE CHÂTEAUPERS MM. Nourrit.

CLAUDE FROLLO Levasseur.

QUASIMODO Massol.

FLEUR-DErLYS M™" Jawureck.

DAME ALOÏSE DE GONDELAURIER.. Mori Gosselin.

DL\.NE Lorotte.

BÉRANGÈRE Laurent.

LE VICOMTE DE GIF MM. Alexis Dupont.

M. DE CHEVREUSE Perd. Prévost.

M. DE MORLAIX Serda.

CLOPIN TROUILLEFOU Wartel.

Le Crieur public Hens.

Peuple, Truands, Archers, etc.

Paris. — 1482.

LA ESMERALDA

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