‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 187 sur 336 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LA REINE, La Duchesse d ALBUQyERQUE, CASILDA, DON GURITAN, Femmes de la reine. Pages, RUY BLAS.

Tous entrent gravement. La duchesse en tête, puis les femmes. Ruj filas reste au fond de la / chambre. Il est magnifiquement vêtu. Son manteau tombe sur son bras gauche et le cache. ^ Deux pages, portant sur un coussin de drap d'or la lettre du roi, viennent s'agenouiller devant la reine, k quelques pas de distance.

RUY BLAS, au fond, k part.

OÙ suis-je.^ — Qu'elle est belle! — Oh! pour qui suis- je ici ?

la reine, k part.

C'est un secours du ciel!

Haut.

Donnez vite!

Se retournant vers le portrait du roi.

Merci, Monseigneur !

A la duchesse.

D'où me vient cette lettre ?

la duchesse.

Madame, D'Aranjuez, où le roi chasse.

LA REINE

Du fond de l'âme Je lui rends grâce. Il a compris qu'en mon ennui J'avais besoin d'un mot d'amour qui vînt de lui! — Mais donnez donc.

LA DUCHESSE, avec une révérence, montrant la lettre.

L'usage, il faut que je le dise, Veut que ce soit d'abord moi qui l'ouvre et la lise.

LA REINE

Encore! — Eh bien, lisez!

La duchesse prend la lettre et la déploie lentement. CASILDA, \ part.

Voyons le billet doux.

Diaitized bv

GooQle

Page 1