‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 204 sur 336 · ACTE III. — RUY BLAS · texte numérisé non relu

ACTE III. — RUY BLAS

RU Y BLAS^ prenant le papier^ froidement.

Merci.

Vous vous retirerez, avec votre famille,

A Pricgo.

Vous, en Andalousie, —

A Camporeal.

Et VOUS, comte, en Castille.

Chacun dans vos cuts. Soyez partis demain.

Les deux seigneurs s'inclinent et sortent fièrement^ le chapeau sur la tcte. Ruj Blas se tourne vers les autres conseillers.

Quiconque ne veut pas marcher dans mon chemin Peut suivre ces messieurs.

Silence dans les assistants. Ruy Blas s'assied k la table sur une chaise à dossier placée k droite du fauteuil royal, et s'occupe k décacheter une correspondance. Pendant qu'il parcourt les lettres Tune apr^s l'autre, Covadenga, Arias et Ubilla échangent quelques paroles k voix basse.

UBILLA, k Covadenga, montrant Ruy Blas.

Fils, nous avons un maître.

Cet homme sera grand.

DON MANUEL ARIAS

Oui, s'il a le temps d'être.

COVADENGA.

Et s'il ne se perd pas à tout voir de trop près.

UBILLA.

Il sera Richelieu !

DON MANUEL ARIAS

S'il n'est Olivarcz!

RUY BLAS, après avoir parcouru vivement une lettre qu'il vient d'ouvrir.

Un complot! qu'est ceci? messieurs, que vous disais-je.^

Lisant.

— ... «Duc d'Olmcdo, veillez. Il se prépare un piège «Pour enlever quelqu'un de très grand de Madrid.»

Examinant la lettre.

— On ne nomme pas qui. Je veillerai. — L'écrit

Est anonyme. —

Entre un huissier de cour qui s'approche de Kuy Blas avec une profonde révérence.

Allons! qu'est-ce?

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