ACTE IV. — DON CÉSAR
DON césAR, stupéfait.
Comment!
DON SALLUSTE, ï part.
Je gagne tout en gagnant vingt-quatre heures.
A l'alcade.
Cet homme ose en plein jour entrer dans les demeures. Saisissez ce voleur.
Les aigua2ils saisissent don César au collet. DON césAR, furieux, k don Salluste.
Je suis votre valet, Vous mentez hardiment!
L'ALCADE
Qui donc nous appelait .^^
DON SALLUSTE
C'est moi.
DON CÉSAR
Pardieu! c'est fort!
L'ALCADE
Paix! je crois qu'il raisonne.
DON CÉSAR
Mais je suis don César de Bazan en personne!
DON SALLUSTE
Don César .î* — Regardez son manteau, s'il vous plaît. Vous trouverez Salluste écrit sous le collet. C'est un manteau qu'il vient de me voler.
Les alguazils arrachent le manteau, Talcade l'examine. L'ALCADE.
C'est juste.
DON SALLUSTE
Et le pourpoint qu'il porte.
DON CÉSAR, k part.
Oh! le damné Salluste!
DON SALLUSTE, continuant.
Il est au comte d'Albe, auquel il fut volé... —
Montrant un ^cusson brod^ sur le parement de la manche gauche.
Dont voici le blason!
DON CÉSAR, \ part.
Il est ensorcelé!
L'ALCADE, examinant le blason.
Oui, les deux châteaux d*or. ..
DON SALLUSTE
Et puis, les deux chaudières.
Enriquez et Gusman.
En se débatunt, don C^sar fait tomber quclaues doublons de ses poches.. Don Salluste montre \ Talcade la façon dont elles sont remplies.
Sont-ce là les manières Dont les honnêtes gens portent l'argent qu'ils ont ?
L'ALCADE, hochant la tète.
Hum!
DON CÉSAR, k part.
Je suis pris!
Les alguazils le fouillent et lui prennent son argent. UN ALGUA2IL, fouillant.
Voilà des papiers.
DON césAR, k part.
Ils y sont!
Oh! pauvres billets doux sauvés dans mes traverses!
L'ALCADE, examinant les papiers.
Des lettres... qu'est cela? — d'écritures diverses?...
DON SALLUSTE, lui faisant remarquer les suscriptions.
Toutes au comte d'Albe!
L'ALCADE
Oui.
DON césAR.
Mais. . .