LE SOLDAT
Esclaves, au travail! Les convives, ce soir. Vont venir visiter cette aile du manoir. C'est monseigneur Hatto, le maître, qui les mène. Qu^'il ne vous trouve point ici traînant la chaîne.
Les prisonniers ramassent leurs outils, s'accouplent en silence et sortent, la tête basse, sous le fouet du soldat. Guanhumara reparaît sur la galerie haute et les suit des yeux. Au moment où les prisonniers disparaissent, entrent par la grande porte Régina, Edwige et Otbert; Régina, vêtue de blanc; Edwige, la nourrice, vieille, vêtue de noir; Otbert en habit de capiuine aventurier, avec le coutelas et la grande épée. Régina, toute jeune, pâle, accablée, et se traînant k peine, comme une personne malade depuis longtemps et presque mourante. Elle se penche sur le bras d*Otbert, qui la soutient et fixe sur elle un regard plein d*angoisse et d'amour. Edwige la suit. Guanhumara, sans être vue d'aucun des trois, les observe et les écoute quelques insunts, puis sort par le cote opposé ^ celui par où elle est entrée.