‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 321 sur 336 · SCÈNE II. — Les Esclaves · texte numérisé non relu

SCÈNE II. — Les Esclaves

Le manuscrit , avec ses bcqucts et ses marges surchargées , porte la trace du long travail que nécessita cette scène. Ce travail, on l'a vu, se fit en deux fois. D'abord pour le Prologue, qui donne la majeure partie de l'exposition, la vision du comte Max, les rumeurs et les doutes sur l'existence de Barbcrousse, le récit de Sfrondati sur la rivalité des deux frères. Il restait à poser le personnage de Guanhumara et à indiquer les personnages de Job, d'Otbcrt et de Régina. C'est par là que commence dans le manuscrit la scène des esclaves , qui emprunte déjà au Prologue nombre de traits et de vers. Quand arrive le récit de Karl, l'apparition de Barbcrousse, Victor Hugo n'a plus qu'à reprendre et à recopier dans le manuscrit définitif le manuscrit préparatoire, le Prologue, dont il détache même, par paresse de récrire, trois ou quatre feuillets. Apres quoi, une page lui suffit pour réduire à un simple rappel du fait le grand récit du combat de Job et de Barbcrousse et pour terminer la scène en quelques répliques.

Détail curieux : Victor Hugo, dans deux de ces feuillets arrachés au manuscrit préparatoire, a négligemment laissé, en se contentant de les biffer d'une croix, deux passages du Prologue : le commencement , les quelques mots échangés entre Tcudon et Jossius, jusqu'à : Tiens, Karl, achhe ton histoire, et l'entrée inquiète d'Arnold. C'est là qu'on a retrouvé ces fragments quand on a reconstitué le Prologue.

La scène des esclaves n'a dans le manuscrit que des variantes sans importance littéraire.

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