‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 95 sur 336 · SCENE XL ANGELO, LA TISBE, ORFEO, GABOARDO · texte numérisé non relu

SCENE XL ANGELO, LA TISBE, ORFEO, GABOARDO

ANGELO, aux guetteurs de nuit.

Vous avez été souvent employés aux exécutions de nuit dans ce palais. V)us connaissez la cave où sont les tombes?

GABOARDO.

Oui, monseigneur.

ANGELO

Y a-t-il des passages tellement cachés qu'aujourd'hui, par exemple, que ce palais est plein de soldats, vous puissiez descendrp dans ce caveau, y entrer et puis sortir du palais sans être vus de personne ?

GABOARDO.

Nous entrerons et nous sortirons sans être vus de personne, monseigneur.

ANGELO

C'est bien. (Il entr*ouvre la porte de Toratoire. — Aux deux guetteurs.) Il y a là

une femme qui est morte. Vous allez descendre cette femme secrètement dans le caveau, \feus trouverez dans ce caveau une dalle du pavé qu'on a

déplacée et une fosse qu'on a creusée. Vous mettrez la femme dans la fosse et puis la dalle à sa place. \bus entendez?

GABOARDO.

Oui, monseigneur.

ANGELO

Vous êtes forcés de passer par mon appartement. Je vais en faire sortir tout le monde. (A la Tisbc.) — Veillez à ce que tout se fasse en secret.

(Il sort.)

LA TISBE, tirant une bourse de son aumÀnière. — Aux deux hommes.

Deux cents sequins d'or dans cette bourse. Pour vous ! et demain matin le double, si vous faites bien tout ce que je vais vous dire.

GABOARDO, prenant la bourse.

Marché conclu , madame. Oix faut-il aller ?

LA TlSBE.

Au caveau d'abord.

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