‹ Œuvres complètesChapitre 13 sur 65 · V. l'appendice, n · texte numérisé non relu

V. l'appendice, n

Ixxxiv Notice

u mcslierdont il se m<3sloit. S'il meurt pour Cfîa, vous «. ne tlevés point avoir de peur ; on ne vous prendra « pas pour un de ses complices. »

Le i3 décembre 1624, Malherbe ëcrivoit encore à son ami : a Four 6tpX .Théophile), il ne se dit rien de « luy; le povre homme est en très mauvais eslat. On K tnavoit dit qu'on Talloil juger; mais, à cette heure, il M ne s'en parle plus. Je ne croy pas que la mort ne luy « fust plus douce que de vivre comme il fait. Soyez « homme de bien à son exemple, et qu'il ne tienne pas « à aller dévotement à la messe que vous ne soyez u appelle Monsieur par ceux de voslre vilage. »

Ce dernier trait est curieux, et peint bien le réformateur de netre poésie, dont la vie, écrite par Uacan, a été bien à tort suspectée, paroequ'elle le montroit à nu comme un homme de plaisir et un libre penseur, suivant la religion de son pays, pour obéir à la c-outume. De son côté. Mole écdvoit à M. du Tuy la lettre que nous avons déjà citée: «Je fis dimanche dernier le « voyage de Saint-Germain, où je reçus tous les bons « visages du maître que j'eusse pu souhaiter... Je lui « parlai aussi de Théophile, qui semble, laissé à la justice <( ordinaire M mais les courtisans se promettent beau- « coup de leurs sollicitations. Ce n'est pas une affaire « qui doive aller si vile, vu le tetiifs qu'elle aélé jugée w et celui où nous sommes 2. » Puis vient l'histoire des leUres Irouvécs. Le procureur général avoit écrit au chancelier Brulart au sujet de la dépense du procès, et le roi ordonna aussitôt d'expédier l'ordonnance nécessaire pour satisfaire à celte di'pease ^. On voit que

1. « Et, sans blesser Tinlegrilé des autres corps de justice, « je crois que l'advEiitage que Voslre Majesté m'a fait de laisser « ma cause à la cour de iiarlenient de Paris a beaucoup di- « niinué mon danger. Ces juj-es-là. Sire, ne trompent per- « sonne et ne sçauroient être trompez. » (Apologie au roi.)

2. Coll. duPuy, t. DCLXXXV,]. XXI. L'arrêt par défaut avoit été rendu dans le ienips d'une contagion, et la lettre a été sans doule éciite à l'approche des vacations de 1624.

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