‹ Œuvres complètesChapitre 21 sur 25 · PADOUE · texte numérisé non relu

PADOUE

A présent, quoique cela nous coûte, il faut partir. Padoue, la ville d'Ezzelin et d'Angelo, nous appelle. Adieu cher campo San-Mosé, où nous avons passé de si douces heures ; adieu les couchers du soleil derrière la Salute, les effets de lune sur le grand canal, les belles filles blondes des jardins publics, les gais dîners sous les pampres de Quintavalle ; adieu le bel art et la splendide peinture, les palais romantiques du moyen âge et les façades grecques de Palladio; adieu les tourterelles de Saint-Marc; adieu les goélands de la lagune, les bains de mer sur la plage du Lido, les promenades à deux dans les gondoles ; adieu Venise, et si c'est pour toujours, adieu ! comme disait lord Byron du haut de sa lèvre dédaigneuse.

Le chemin de fer nous emporte, et déjà la Vénus de L'Adriaquc a replongé son corps rose et blanc sous l'azur de la mer.

Sortir de gondole pour monter en chemin de fer est une action discordante. Ces deux mots ne semblent pas faits pour se trouver ensemble. L'un exprime le romantisme des souvenirs, l'autre le prosaïsme de la réalité. Zorzi de Gataro vous livre brusquement à Stephenson. Vous étiez à Venise et vous voilà en Angleterre ou en Aîné-

rique. 0 Titien! 6 Paul Véronèse! qui vous eût dit que votre ciel de turquoise serait un jour souillé par la fuméede la houille britannique, et que l'azur de voslagunéterait les arcades d'un viaduc? Ainsi va le monde; mais ici le contraste est plus sensible, car les formes des disparus sont restées intactes, et le présent vit dans la peau du passé.

Nous avions dijh parcouru * elte route, mais en sens inverse, en venant deVéïone à Venise. Un orage, éclatant sur nous avec éclairs, tonnerre et pluie, nous montra sous un caractère particulièrement farouche et fantastique ce pays qui, vu par un temps ordinaire, offre une suite de campagnes bien cultivées, coupées de canaux, guirlandées de pampres courant joyeusement d'un arbre à l'autre, de jolis lointains dentelés de collines bleues, nés de villas dont la blancheur se delà» lie sur le rerl des jardins; un aspeetgras, plantureux et fertile.

Nous avions avec nous dans le wagon deux ou trois

moines d'une assez bonne touche, et quelques jeunes

abbés longs, minces, d'une gracilité toute juvénile, avec

tes ovales et béates, de cette pâleur unie, de ce

ton mort, chéri des maîtres italiens, et qui ressemblaient

à des anges gothiques du Fiesole, plumés et ayant rem«

leur nimbe d'or par un tricorne ou un chapeau de

Basile.

L'un deui rappelait exactement le portrait de Raphaël ;

l'œil hébété n'avait pas l'étincelle, et la bouche

s'ouvrait vaguement en un SOUrire niais; sans cela, il eût

été d'une beauté parfaite. La vue de ces séminaristes nous ,i er qu'en France l'adolescent n'existait pas. Cette

u ition charmante de l'enfance à la jeunesse manque

■oent eh.-/ nous. Entre le hideux gamin de collège

main rouges, à tournure dégingandée, el le

I i.i cou porte une h irbe, il n'y a lien, l/é-

plièb c, le yalouled algérien, le ragano italien, le

-i, comblent de leur grâce jeune et «le

VOYAGt EN ITALIE. 301

leur beauté encore indécise entre les deux sexes, la lacune qui sépare l'enfant de l'homme. Il serait curieux de rechercher pourquoi nous sommes privés de cette nuance ; car il y a quelques beaux adolescents anglais, un peu daiais peut-être, à cause de la veste et du pantalon à la matelote qu'on les condamne à porter.

Tout en rêvant à ce problème de physiologie, nous arrivâmes au débarcadère : dix lieues sont bientôt dévorées, même sur un railway italien. Là une foule de faquins et de cochers nous attendaient à la descente, avec des cris et des gesticulations féroces ; ils se disputaient les voyageurs et les bagages, comme jadis les cochers de coucou sur la place de la Concorde, ou les robeïroou d'Avignon sur le quai du Rhône. L'un vous prend un bras, l'autre une jambe ; on vous soulève de terre, et, si vous n'êtes pas assez robuste pour calmer cette ardeur par quelques bonnes gourmades, vous courrez risque d'être écartelé comme un régicide et tiré à quatre portefaix.

- Une vingtaine de calèches, cabriolets, berlingots et autres véhicules, stationnaient à la porte du débarcadère. Cela nous surprit et nous réjouit de voir des chevaux et des voitures. 11 y avait près de deux mois, si l'on excepte le cheval de Murano, que cela ne nous était arrivé.

Nous louâmes une calèche pour nous porter, nous et notre malle, jusqu'à Padoue,qui est à une petite distance du chemin de fer. Déshabitué que nous étions de tout vacarme de ce genre parla locomotion silencieuse de Venise, le fracas des roues et le piétinement des chevaux nous assourdissaient et nous étaient insupportables ; il nous fallut plusieurs jours pour nous y refaire. ,- Padoue est une ville ancienne et qui fait assez fière mine à l'horizon avec ses clochors, ses dômes et ses vieilles murailles sur lesquelles courent et frétillent au soleil des myriades de lézards. Placé trop prés d'un centre qui tire la vie à so*»7 Padoue est une ville morte et qui a l'air presque désert. Ses rues, bordées de deux rangées d'arcades

basses, son! Iristes, cl rien n'y rappelle l'architecture élégante et gracieuse de Venise. Les constructions lourdes, massives, ont un sérieux un peu rechigné, et ces porches sombres au bas des maisons ressemblent à des bouches noires qui bâillent d'ennui.

On nous conduisit à une vaste auberge, établie probablement dans quelque ancien palais, et dont les grandes salles, déshonorées par de vulgaires usages, avaient dû voir jadis meilleure compagnie. (Vêtait un vrai voyage que d'aller du vestibule à notre chambre par une foule d'escaliers et de corridors; il aurait fallu une carte ou un fil d'Ariane pour s'y retrouver.

Nos fenêtres s'ouvraient sur une vue assez agréable : une rivière coulait au pied de la muraille, la Brenta ou le Bacchiglione, nous ne savons lequel, car tous les deux, arrosent Padoue. Les bords de ce cours d'eau étaient garnis de vieilles maisons et de longs murs par-dessus lesquels se projetaient des arbres; des estacades assez pittoresques, d'où des pêcheurs jetaient la ligne avec celte patience qui les caractérise en tous pays, des baraques avec des filets et des linges pendus aux fenêtres pour sécher, formaient, sous un rayon de lumière 'égratignée, un joli motif d'aquarelle.

Après le diner, nous allâmes au cale Pedrocchi, célèbre toute 1 Italie par sa magnificence. Hien n'est plus monumentalement classique, (le ne sont que piliers, que colonnes, qu'oves et que palmettes, dois le genre Percier .1 Fontaine, le tout très-grand et très en marbi qu'il v a de plus curieux, ce sonl d'immenses cartes graphiques formant tapisserie el représentant les diverses parties du monde sur une énorme échelle. Cette décoration du peu pédantesque donne à la salle un airacadémitonne de ne pas voir une chaire à la place imptoir, avec un professeur en robe au lieu d'un maître limonadier. Après cela, comme Padoue est une

i,»e, il nY:,t | que les étu-

diants puissent continuer leurs cours en prenant leur café ou leur glace.

L'Université de Padoue a été célèbre autrefois. Au treizième siècle, dix-huit mille jeunes gens, tout un peuple .d'écoliers, suivaient les leçons de ses savants professeurs au nombre desquels figura plus tard Galilée, dont on y conserve une vertèbre comme une relique, relique d'un martyr qui a souffert pour la vérité. La façade de l'Université est fort belle ; quatre colonnes doriques lui donnent l'air sévère et monumental ; mais la solitude s'est faite dans les classes, où l'on compte aujourd'hui mille étudiants à peine.

L'affiche du théâtre annonçait le Barbier de Séville, de Bossini, et un ballet du cru : l'emploi de notre soirée était trouvé. La salle était fort simple , les décorations semblaient peintes par un vitrier en goguette, et rappelaient ces comédies de carton dont s'amusent les enfants. Mais les acteurs avaient des voix fraîches et ce goût naturel qui caractérise les moindres chanteurs italiens. La Rosine était jeune et charmante, et le Basile rappelait Tamburini par la profondeur de sa basse-taille.

L'air de la Calomnie fut aussi bien chanté qu'il eût pu l'être sur un théâtre de premier ordre.

Mais, ce qui était vraiment étrange, c'était le ballet, composé dans un genre fossile et antédiluvien le plus divertissant du monde ; nous nous vîmes reporté, comme par magie, aux beaux temps du mélodrame classique, à h pure école de Guilbert de Pixérécourt et de Caignicz ; le scénario rappelait les Aqueducs de Cosenza, Roberit, chef de brigands, le Pont du Torrent, et autres chefsd'œuvre oubliés de la génération actuelle. C'était une histoire de voyageur égaré dans les bois, d'auberge coupe gorge, de jeune fille sensible et de bandits habillés en cosaques, avec d'immenses pantalons rouges, des barbes formidables, et un arsenal de coutelas et de pistolets dans la ceinture, le tout entremêlé de danses et de combats

501 YoY.Uil EN ITALIE.

i .an briquet et à la hache, comme aux temps les plus glorieux des Funambules, avant que Champfleury eût importé la littérature sur ce tréteau naïf.

In bel officier traversait ces aventures terribles avec l'héroïsme obligé de tout jeune premier, suivi du Jocrisse Bacramentel. Mais, singulière imagination, ce Jocrisse était un soldat de la vieille garde, revêtu d'un uniforme en baillons, grimé comme un macaque, orné d'un nez sortant d'une broussaille de moustaches et de favoris gris, et percé d'un œil enfoui dans une patte d'oie de rides tracées au charbon. Le comique de la chose portait sur les transes perpétuelles au moindre bruit de feuilles, les coliques et les claquements de dents du soldat de la vieille garde, fou de terreur et de lâcheté. Faire de ce type de bravoure un idéal de poltronnerie, représenter un grognard de la grande armée avec les anxiétés du Pierrot des pantomimes, nous parut une fantaisie hasardée et d'un goût détestable. Notre chauvinisme en fut exaspéré, et il nous fallut penser au rôle (pie le cirque Olympique fait jouer aux Prussiens pour nous calmer.

Le lendemain nous allâmes visiter la cathédrale dédiée à saint Antoine, qui jouit à Padoue du même crédit que saint Janvier à Naples. C'est le Genius /od, le saint vénéré par-dessus tous. Il ne faisait pas moins de trente miracles par jour, s'il foui en croire Casanova. C'était bien mériter son surnom de thaumaturge; mais ce sèle prodigieux

B*esl beaucoup ralenti. Pourtant le crédit du saint n'en est

diminué, et l'on commande tant de mes son autel, que les prêtres de la cathédrale et les jours de l'aimée n*j peuvent suffire. Pour liquider les compte , le

pape a permit, au bout de l'an, (le «lire des mCSSeS dont < h k une en v.iul mille ; de celte façon saint Antoine ne

fait p.i - banqueroute .'i ses Ûd<

Sur la place qui SVOlsine la cathédrale, s'élève mie belle

statue éque trede Donatello en bronzé, la première qu'on

ait fondue depuis l'antiquité et qui représente un chef de

▼OYAGE EN ITALIE. 305

r/ -ionien, Gatlamelata, un brigand qui à coup sûr ne .uéritait pas cet honneur. Mais l'artiste lui a donné une superbe prestance et une fièrc tournure avec son bâton d'empereur romain, et cela suffit pleinement.

L'église de Saint-Antoine se compose d'une agrégation de coupoles et de clochetons et d'une grande façade en briques, à fronton triangulaire au-dessous duquel règne une galerie à ogives et à colonnes ; trois petites portes, percées dans de hautes arcades, répondent aux trois nefs. L'intérieur est excessivement riche, encombré de chapelles et de tombeaux de différents styles. On y voit des échantillons de l'art de toutes les époques, depuis l'art naïf, religieux et délicat du moyen âge, jusqu'aux fantaisies les plus chiffonnées de l'art rococo. Nous avons remarqué une chapelle pompadour des plus galantes ; des anges en perruque y jouent de la pochette comme des maîtres à danser, et font un avant-deux sur des nuages. Il ne leur manque que du rouge et des mouches. Ce qu'il y a de plus curieux, c'est un tombeau en marbre noir et blanc, dans le même goût évaporé et folâtre. La mort y fait la coquette, et, de ses dents déchaussées, sourit comme la Guimard après une pirouette. Elle se démanche amoureusement et avance avec grâce ses tibias décharnés. Nous n'aurions 'amais imaginé qu'un squelette fût si badin.

Heureusement, la généalogie de Jésus-Christ de Giotto, et la Madone du même peintre, donnée par Pétrarque, corrigent un peu cette gaieté intempestive, et le sérieux catholique reprend ses droits dans des tombes du quatorzième et du quinzième siècle, sur lesquelles s'allongent gravement de roides statues aux mains jointes.

Le cloître qui attient à l'église est pavé de dalles funèbres, et ses murs disparaissent sous les monuments sépulcraux dont ils sont plaqués ; nous lûmes un certain nombre de ces épitaphes, qui étaient fort belles. Les Italiens ont gardé, de leurs ancêlres, le secret du latin lapidaire.

Sainte-Justine est une énorme église avec une façade

Due et une trchiteclure intérieure d'une sobriété ennuyeuse el pauvre. 11 faut du bon goût, mais pas trop, et îieus préférons encore à ce néant L'exubérance folle et les contournements excessifs du rococo. On beau tableau d'autel, de Paul Véronèse, relevé celte misère.

Si L'église est plaie et sans caractère, on n'en peut dire ;i tant des deux monstres gigantesques qui la gardent, couchés sur son escalier comme des dogues fidèles. Jai. ais Chimère japonaise n'eut un aspect plus effrayant et plus terrible que ces animaux fantastiques, espèces de griifons hideux, à la croupe de lion, aux ailes d'aigle, à la lèle stupideet féroce, terminée par un bec mousse percé d'obliques narines comme celui de la tortue. Ces bêtes monstrueuses tiennent serré contre leur poitrine, entre leurs pattes griffues, un guerrier à cheval, caparaçonné d'une armure du moyen âge, qu'elles écrasent avec une pression lente, tout en regardant vaguement quelque part, comme la vache dont parle Victor Hugo, et sans s'inquiéter autrement des efforts convulsifs du myrmidon ainsi broyé.

(jue signifie ce chevalier pris avec sa monture dans les inéluctables de ces monstres accroupis? Quel m\l!ie iché sous cette sombre fantaisie sculpturale? Ces groupes illustrent ils quelque légende ou sont-ils tout simplement de sinistres hiéroglyphes de la fatalité? «'est ce que nous n'avons p is pu deviner, et c'est ce que personne n'a su ou n'a voulu nous dire. L'autre jour, en feuilletant l'album que le prince Soltykoff a rapporté de l'Inde, nous avons trouvé dans les propylées dune pagode hindoue des monstres identiques, étouffant aussi un homme armé contre Leur p itrail.

Quel que soit le sens de ces groupes effrayants, on y

m, Mit de ouvenin d'antagonismes

et de luttes entre les deui principes du

I du mal : I •'.■ I Arim am- vainqueur d'< iromaze, ou

gain ' t Wishnou. Plus tard, sous le porche de la

cathédrale deFerrare, nous avons vu deux de ces Chimère» qui celte fois- écrasaient des lions.

Une chose qu'il ne faut pas négliger quand on passe Padoue, c'est d'aller visiter l'ancienne église de l'Arena située au fond d'un jardin d'une végétation touffue e luxuriante, où certes on ne la devine ait pas si l'on n'était averti.

Cette église est entièrement peinte à l'intérieur par Giotto. Aucune colonne, aucune nervure, aucune diwsion architecturale n'interrompt celte vaste tap sserie de fresques : l'aspect général est doux, azuré, étoile comme un beau ciel calme; l'outremer domine et fait le] ton local; trente compartiments de grande dimension, indiqués par de simples traits, contiennent la vie de la Vierge et celle de son divin Fils dans tous leurs détails : on dirait les illustrations en miniature d'un missel gigantesque. Les personnages, par de naïfs anachronismes bien précieux pour l'histoire, sont habillés à la mode du temps où peignait Giotto.

Au-dessous de ces compositions d'une suavité charmante et du sentiment religieux le plus pur, une plinthe peinte montre les sept péchés capitaux symbolisés d'une manière ingénieuse, et d'autres figures allégoriques d'un fort bon style; un paradis et un enfer, sujets qui préoccupa ent beaucoup les artistes de cette époque, complètent cet ensemble merveilleux. Il y a dans ces peintures des détails bizarres et touchants; des enfants sortent de leurs petits cercueils pour monter au paradis avec un empressement joyeux, et s'élancent pour aller jouer sur les gazons fleuris du jardin céleste ; d'autres tendent les mains à leurs mères à demi ressuscitées. On peut faire aussi la remarque que tous les diables et les vices sont obèses, tandis que les anges et les vertus sont fluets, élancés. Le peintre marque ainsi la prépondérance de la matière chez les uns et de l'esprit chez les autres.

Nous devons consigner ici une remarque pittoresque et

VOYAGE IN ITALŒ.

physiologique. Le type des Padouanes diffère beaucoup de celui dos Vénitiennes, malgré le voisinage dos deux villes; leur beauté est plus Bévère el plus classique : d'épais cheveux l)runs, dos sourcils marqués, un regard sérieux et noir, un teinl d'une pâleur olivâtre, un ovale un pou empâté rappellent les grands traits de la race lombarde; la baùte noire dont ces belles filles s'encadrent le visage, leur donne, lorsqu'elles filent en silence le long dos arcades désertes, un air superbe et farouche qui contraste ivec le vague sourire et la facile grâce vénitienne.

Voyez encore, sur la piazza Salone, le Palais de Justice, vaste édifice dans un style moresque, avec des galeries, des colonnettes, des créneaux denticulés, qui contient la plus grande salle qui soit peut-être au'monde, et rappelle l'architecture du palais ducal de Venise; et à la Scuola del Sanlo, de glorieuses 1 osques de Titien, les seules que l'en connaisse de ce grand peintre, et vous n'aurez pas grand regret de quitter Padoue.

On j montre encore les instruments de torture, chevalets, estrapades, pinces, tenailles, brodequins, roues dentelées, UperelS, dont faisait usage sur ses victimes

Ezzelin, le plus 1 meux tyran qui ait existé, el auprès de qui Angelo n'est qu'un ange de douceur. Nous avions une lettre pour l'amateur qui conserve cette bizarre collection, faite p ur un musée de bourreau. Nous no lo trouvâmes

t. o nous partîmes le même sou*

pour Rovigo, nous arrachant avec peine à ce doux royaume Lombardo- Vénitien, 1 qui rien ne manqua hélas I sinon, la liberté....

Page 1