Sans doute /phigénie en Tauride
3. Patu, lors de son premier voyage à Genève et aux Délices, en octobre 1755, était accompagné de Palissot. Lors du second, en novembre 1756, il était avec d’Alembert.
4. Anne-Maurice de Montmorency, fille du maréchal duc de Luxembourg et de Alarie-Sophie Colbert-Seignelai ; mariée, en 1745, à Anne-Louis-Alexandre de
son suffrage, quand elle ornait les premières loges de sa présence ; je désirais son souvenir ; je l’en remercie bien respectueusement, et je vous prie de me mettre à ses pieds. Soyez sûr, monsieur, que votre souvenir n’est pas moins précieux pour moi que celui des belles princesses.
ÉLECTEUR PALATIN
Schwetzingen, ce 15 août.
Ce n’est que la quantité d’affaires dont j'ai été occupé, monsieur, qui m'a fait retarder si longtemps à répondre aux lettres! que vous m'avez écrites. Je suis très-obligé au petit Suisse de ses justes réflexions sur Raminagrobis ?, dont les affaires vont à présent très-mal. 1l faut espérer que cela l’obligera de souscrire à des conditions de paix qui rendront le calme à l'Europe.
Je suis bien charmé que l'affaire de la rente viagère* ait été terminée à votre satisfaction. Comptez qu’en toute occasion je serai fort aise de contribuer à tout ce qui pourra vous être agréable.
Vous me ferez plaisir, monsieur, de me dire votre sentiment sur la nouvelle tragédie d'Iphigénie en Tauride, qui a eu un si brillant succès à Paris; je n’en ai vu, jusqu’à présent, qu'un extrait. On en dit la versification un peu dure, et qu’elle sera moins goûtée à la lecture qu'à la représentation. Il est si difficile de vous ressembler, et même d'approcher de vos talents ! Je regrette infiniment que votre santé me prive du bonheur d'en pouvoir profter.
Je suis avec une parfaite estime, etc.
CHARLES-THÉODORE, électeur.
Le 19 août.
On ne connaît ses amis que dans le malheur. La lettre que vous m'avez écrite fait bien honneur à votre façon de penser. Je ne saurais vous témoigner combien je suis sensible à votre procédé. Le roi l’est autant que moi.
Montmorency, prince de Robecq; elle mourut le 4 juillet 1760, deux mois après la première représentation de la comédie des Philosophes, où elle se fit porter mourante.