‹ Œuvres complètesChapitre 202 sur 475 · Voyez tome XXXIV, page · texte numérisé non relu

Voyez tome XXXIV, page

mais vous savez avec quelle ardeur je le souhaitais. Vous irez peut-être à Berlin, et d’Argens viendra au-devant de vous.

Sérieusement, vous voilà chargé d’une opération aussi brillante qu’en ait jamais fait le maréchal de Villars. Je vous conpais, vous ne traiterez pas mollement cette affaire-là ; et, soit que vous ayez en tête le duc de Cumberland, soit que vous vous adressiez au roi de Prusse, il est certain que vous agirez avec la plus grande vigueur. Je ne sais pas ce que c’est que la dernière victoire remportée sur le duc de Cumberland ! ; j'ignore si c’est une grande bataille, si les ennemis avaient assez de forces, si les Anglais viennent ajouter quinze mille hommes aux Hanovriens ; mais ce que je sais, c’est que vous êtes dans la nécessité de faire quelque chose d’éclatant, et que vous le ferez.

Permettez que je vous parle du commissaire du roi pour les domaines des pays conquis : c’estun M. de Laporte, qui sera sans doute chargé plus d’une fois de vos ordres. J'espère que vous en serez très-content. Vous le trouverez très-empressé à vous obéir.

Je fais, dans ma retraite, mille vœux pour vos succès, pour votre gloire, pour votre retour triomphant.

Favori de Vénus, de Minerve, et de Mars, soyez aussi heureux que le souhaitent votre ancien courtisan le Suisse Voltaire et sa nièce.

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