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Éditeurs, de Cayrol et François

Lausanne, # septembre. (Part le 6.)

Plus la robe dont vous me parlez, monsieur, est salie ailleurs, plus la vôtre est pure. Je conseille aux gens en question de faire laver la leur, mais je ne gâterai pas la mienne en me frottant à eux. La robe royale est plus dangereuse encore; elle est trop souvent ensanglantée. S'il y a quelques nouvelles touchant les barbaries du meilleur des mondes possibles, vous me ferez un grand plaisir de soulager un peu ma curiosité. Vous ne me parlez point de la réponse que vous m’aviez annoncée dans votre précédente. Je vous demande en grâce de me dire si elle paraîtra; et, en cas qu’elle paraisse, je vous supplie instamment de faire ajouter que je n’ai aucune connaissance de cette dispute historique et critique, et que la lettre* qui m'est attribuée dans le Mercure de France, et sur laquelle cette dispute est fondée, n’est point du tout conforme à l'original. Ce que je vous dis est la pure et l’exacte vérité; en un mot, n'étant point de la paroisse, je ne dois pas entrer dans les querelles des curés.

Je suis très-fâché de la destitution de M. de Paulmy: : plût à Dieu qu’il fût resté en Suisse ! il aurait écrit des lettres intelligibles et agréables.

Mille tendres respects à M. et M» de Freudenreich. Si vous voyez M. l’avoyer Steiger, je vous supplie de lui dire que Mr: de Fontaine lui fait ses compliments, et que je lui présente mon respect.

Je vous embrasse, mon cher philosophe, du meilleur de mon cœur. V.

Au Chêne, à Lausanne, 9 septembre.

Mon cher théologien, mon cher philosophe, mon cher ami, vous avez donc voulu absolument qu’on répondit à la lettre“ du Mercure de Neufchätel. M. Policr de Bottens, qui méditait de son côté

4. À Genève, c'est à Jacob Vernet que Voltaire fait allusion.

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