I l'avait déjà dit dans la lettre
2. Louise-Florence-Pétronille Tardieu d'Esclavelles, née vers 1125, mariée en 1755 à M. de Lalive d'Épinai, fermier général, morte en 1185. Ses Mémoires el Correspondance ont été publiés en 1818, trois vol. in-8°, et en 1865, 2 vol. in-18.
et moi, de l'intérêt vif que nous y prenons, et de notre empressement à recevoir ses ordres.
Délices, 47 novembre.
Voici encore une requête de l’insatiable M Denis. Ces Parisiennes-là n’ont jamais fini : elles épuisent la patience et les bontés de M. Tronchin; elles mettent leur oncle à la besace. Cependant je crois que le roi de Prusse y met l'armée de Soubise? ; on s'enfuit, dit-on, de tous côtés, sans vivres el sans équipages. Voilà un nouveau coup de la fortune. Cette bataille peut laisser le roi de Prusse maître absolu de la Saïe, et le mettre au printemps en état de faire face de tous côtés. Il peut arriver à nos troupes ce qui leur arriva en 1742 dans ces quartiers-là. Je doute qu’à présent on demande grâce.
Aux Délices, 19 novembre.
Je n’ai que le temps et à peine la force, madame, de vous dire en deux mots combien je suis affligé du dernier malheur?. On doit le sentir plus vivement à Strasbourg qu'ailleurs. Je ne sais si monsieur votre fils était dans cette armée. En ce cas, je tremble pour lui. Si vous avez une relation, je vous supplie de vouloir bien me l'envoyer.
Me Denis est très-malade. Je la garde. Pardon d'écrire si peu. Je répare cela en aimant beaucoup. Vous connaissez mon tendre respect.
Aux Délices, 19 novembre.
Vous avez un cœur plus tendre que le mien, Mon cher ange: vous aimez mieux mes tragédies que moi. Vous voulez quon parle d'amour, et je suis honteux de nommer ce beau mot avec ma barbe grise. Toutes mes bouteilles d’eau rose sont à l’autre bout du grand lac, à Lausanne. J'y ai laissé Fanime et la Femre