‹ Œuvres complètesChapitre 304 sur 475 · A M. GROSLEY · texte numérisé non relu

A M. GROSLEY

Lausanne, 22 janvier.

Je ne reçus qu’hier, monsieur, les deux dissertations dont vous avez bien voulu m’honorer. Je les ai lues avec beaucoup de plaisir, et je ne perds pas un moment pour vous en faire mes remerciements. Je vois que non-seulement vous avez beaucoup lu, mais que vous avez bien lu, et que vous réfléchissez encore mieux. Je crois comme vous, monsieur, que l'abbé de Saint- Réal (homme qu'il ne faut pas regarder comme un historien) a fait un roman de la conspiration de Venise; mais on ne peut douter que le fond ne soit vrai. Le procurateur Nani le dit positivement; et je me souviens que l’abbé Conti, noble vénitien très-instruit, et qui est mort dans une extrême vieillesse, regardait la conspiration du marquis de Bedmar comme une chose

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