‹ Œuvres complètesChapitre 303 sur 475 · La marquise de Gentil, née Constant · texte numérisé non relu

La marquise de Gentil, née Constant

3. Le comte de Choiseul, à qui est adressée la lettre 2524. — Son fils, Renaud- César-Louis, connu sous le titre de vicomte de Choiseul, avait été nommé guidon de gendarmerie en mars 1749, à l’âge de quinze ans.

£. Cette lettre manque, ainsi que celle de Voltaire à la margrave de Baiïreuth.

Schweidnitz n’est pas pris'; mais j'ai toujours grand’peur que M. de Richelieu ne se trouve entre les Hanovriens et les Prussiens. On se manque de tout cela dans votre Paris, et pourvu que les rentes de l'Hôtel de Ville soient payées, et qu’on ait quelques spectacles, on se soucie fort peu que les armées périssent. La chose peut pourtant devenir sérieuse, et vos sybarites peuvent un jour gémir.

Pour moi, mon cher ange, qui ne m'occupe que des siècles passés, je ne crois pas devoir cette année m’exposer au refus de la médaille?. Qui diable a imaginé cette médaille ? On ne laurait pas donnée à l’auteur de Britannicus, qui n’eut que cinq représentations, et on l’aurait donnée à l’auteur de Régulus?! Fi donc! il n’y a de médailles que celles que la postérité donne. 11 faut un ami comme vous pour le temps présent, et de beaux vers pour l'avenir ; mais je suis plus sensible à votre amitié qu’aux vains applaudissements de quelques connaisseurs obscurs, qui pourront dire dans cent ans : Vraiment ce drôle-là avait quelques talents.

Mille respects à Mme d’Argental et à tout ange.

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