‹ Œuvres complètesChapitre 356 sur 475 · Frédéric; voyez la lettre · texte numérisé non relu

Frédéric; voyez la lettre

bien leur rendre. J’insisterai pour qu’on vous envoie les exemplaires déjà imprimés.

J'ai été fort malade à Lausanne. Les Délices réparent un peu le mal que Lausanne m'’a fait. Je ne sais si M. de Freudenreich ne viendra pas cette année dans nos cantons; je me flatte qu’en ce cas vous serez du voyage, et que j'aurai l'honneur de recevoir dans mon petit ermitage les personnes à qui je suis le plus attaché. Vous verrez mes petites Délices un peu plus ajustées qu’elles n'étaient. Je cultive aussi l’histoire naturelle ; mais c’est en plantant des arbres, en faisant des terrasses, des allées, des potagers. Je fais plus de cas d’une bonne pêche que de toutes les coquilles du monde. J'ai reçu votre Gazette italienne des fantaisies qui passent par la tête de nous autres écrivains en Europe. On écrit tant que je suis honteux d'écrire; mais cela amuse. Quand faudra-t-il envoyer le payement de ce journal ? et à qui? Je ne sais, Dieu merci, aucune nouvelle : il me semble qu'il y a plus de quinze jours qu’on n’a massacré personne. C’est une époque singulière.

Mille respects, je vous prie, à M. et à M=< de Freudenreich.

Nous avons une assez bonne comédie aux portes de Genève. Cette ville n’a point encore de théâtre comme Amsterdam ; mais quand il y aura quelques millions de plus dans la ville, il faudra bien alors avoir du plaisir.

Je vous embrasse du meilleur de mon cœur. V.

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