‹ Œuvres complètesChapitre 72 sur 475 · Maupertuis, né à Sain · texte numérisé non relu

Maupertuis, né à Sain

succès des livres historiques, il est probable pourtant que le sien n’aura qu'une vogue éphémère.

Mes sentiments pour vous seront plus durables, et vous pourrez comptez pour toujours sur l'attachement avec lequel, etc.

Aux Délices, 2 août.

Si j'avais quelque vingt ou trente ans de moins, il se pourraïit à toute force, mon cher et illustre ami, que je me parta- &easse entre vous et M'e Clairon; mais, en vérité, je suis trop raisonnable pour ne vous pas donner la préférence. J'avais Promis, il est vrai, de venir voir à Lyon POrphelin chinois; et, Comme il n’y avait à ce voyage que de l’amour-propre, le sacrifice me paraît bien plus aisé. M= Denis devait être de la partie de l’Orphelin; elle pense comme moi, elle aime mieux vous attendre. Ceci est du temps de l’ancienne Grèce, où l’on préférait, à ce Œu'on dit, les philosophes.

Le bruit court que vous venez avec un autre philosophe. Il faudrait que vous le fussiez terriblement l'un et l'autre pour accepter les bouges indignes qui me restent dans mon petit ermitage; ils ne sont bons tout au plus que pour un sauvage comme Jean-Jacques, et je crois que vous n'en êtes pas à ce point de Sagesse iroquoise. Si pourtant vous pouviez pousser la vertu Jusque-là, vous honoreriez infiniment mes antres des Alpes en daignant y coucher. Vous me trouveriez bien malade; ce n’est Er la faute du grand Tronchin: il y a certains miracles qu’on

pen et d autres qu’on ne peut faire. Mon miracle est d'exister, et consolation sera de vous embrasser, Ma champêtre famille

YOus fait les plus sincères compliments.

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