A M. J.-J. ROUSSEAU
Aux Délices, 12 septembre +.
Mon cher philosophe, nous pouvons, vous et moi, dans les intervalles de nos maux, raisonner en vers et en prose: mais, dans le moment présent, vous me pardonnerez de laisser là toutes ces discussions philosophiques", qui ne sont que des amusements. Votre lettre est très-belle ; mais j'ai chez moi une de mes nièces qui, depuis trois semaines, est dans un assez grand danger; je suis garde-malade, et très-malade moi-même. J'attendrai que je me porte mieux, et que ma nièce soit guérie, pour oser penser avec vous. M. Tronchin m’a dit que vous vien-