AUX MAGISTRATS DE LA VILLE DE SALINS
Il les remercie de la proposition qu'ils lui avoient faite de venir prêcher le Carême en leur ville l'année suivante.
Dole, jour de Toussaint, 1609.
Messieurs ,
Vous m'obliges extrêmement par le désir que vous avés de mes prédications, lesquelles seront utiles a vostre peuple, si Dieu me donne autant de force comme il m'a donné de courage et d'affection de vous rendre du service. Que s'il exauce mes prières, vous vivres tous longuement, Kiureusement et saintement en ce monde, et éternellement, glorieusement et très semblablement en l'autre ; car ce sont les soubaitz continuelz que je feray meshuy devant sa divirvi Majesté , pour vous et pour vostre ville , estant , Messieurs, vostre, etc.
• Tirée du monastère do la Visitation de la ville de Salins. C'est la 188' a* la collection-Biaise.
GXIX.
LETTRE
Il Mi l'éloge d'une bonne fille qu'il deslinoit à être la première tourière de la congrégation qu'il vouloit établir.
En novembre 1609.
Vostre Anne Jacciueline ^ me contente tous-jours plus. La dernière fois qu'elle se confessa, elle me demanda licence, pour se préparer et accoustumer, dit-elle, a estre religieuse, de jeusner au pain et a l'eau les advens, et d'aller nudz pies tout l'hiver. 0 ma Fille ! il faut vous dire ce que je luy respondis; car je l'estime aussi bon pour la maistresse que pour la servante : que je desirois que les filles de nostre congrégation eussent les pies Lien chaussés, mais le cœur bien deschaussé et bien nud des affections terrestres; qu'elles eussent la teste bien couverte, et l'esprit bien descouvert, par une parfaite simplicité et despouillement de la propre volonté.
1 Tirée de la Vie de sœur Anne-Jacqueline Costre , par la mère de Changi. C'est la 189e de la collection-Biaise.
» Anne-Jacqueline Costre, qui demandoit à entrer dans la future congrégatioû.
DE S. FRANÇOIS DE SALES. 3ii
LETTUE*