‹ Œuvres Completes Volume 16Chapitre 111 sur 188 · CONSTITUTIONS. CXXIII · texte numérisé non relu

CONSTITUTIONS. CXXIII

négligence et paresse; de manger hors du repas, par une grande avidité et friandise; de rompre le silence par colère , et autres semblables : bien que tels péchez ne soient pas souvent mortels; mais comme il appert, ce n'est pas la règle ny les constitutions, qui en ces cas causent le péché; ains les circonstances, qui de leur nature le causepoient en toutes autres occasions ; car ce seroit tousjours péché aux séculiers mesmes, de faire ce q^ui est pèche en soy, de laisser ce qui est requis au salut; d'enfreindre quelque loy par mépris ; de violer les vœux; de scandaliser le prochain : de se relascher h quelque passion desordonnée.

La règle donc , et comme il est dit, beaucoup moins les constitutions, n'obligent nullement à péché d'elles-mesmes ; mais les sœurs craindront pourtant tousjours de les violer, si elles se ressouviennent que leur vocation est une grâce tres-particuliere, de laquelle il faudra rendre compte au jour du trépas , et qu'elles portent gravée en leur mémoire la sentence du sage : « Qui néglige sa voye, sera tué. a Or la voye des sœurs de la Visitation, ce sont leurs règles et constitutions, csquelles elles doivent maixher de vertu en vertu , jusqiies à ce qu'elles voyent Iteur Espoux éternel en Sion : et pourtant qu'elles y cheminent sagement et soigneusement , sans se fourvoyer ny à droite ny à gauche.

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