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moins tous les habits estans sans façon, et tous d'étojQfë vile* Il n'y a pas de l'apparence, qu'aucune y doive avoir de la particulière affection, et pour ester le scrupule des reliques, les sœurs doivent croire, qu'elles serviront de protection pour toutes, étant communes entre toutes ; et celle d'uu Saint qu'une sœur portera, n'aura pas moins de vertu pour toutes les sœurs, que si une chacune les portoit, puisque celle qui les porte les a de la part de toutes, et pour le bonheur de toutes ; telle est la force de la communauté et de l'union charitable.
De la constitution du silence .
Toutes les heures seront employées proportionnément selon qu'il est marqué , le reste du temps des offices et communautez sera employé à faire des ouvrages chacune en sa cellule ou offices, tant qu'il se pourra, gardant le silence es heures marquées; et pour se réjouir saintement, ou reprendre haleine, elles pourront chanter des cantiques ou psalmes, mais fort bas. Es jours des festes on pourra quelquefois employer le temps destiné aux ouvrages et au silence, à écrire , lire , composer des cantiques et choses semblables, s'entend celles qui en aur oient le talent et le désir, pour mieux employer letemps,sans toutes- fois nuire au recueillement.
Des récréations et conversations.
Elles s'entretiendront ensemble de ce que bon leur semblera, filant néanmoins ou faisant quelque besoigne légère qui ne les occcupe point trop, et qu'elles fassent sans beaucoup d'attention; elles prendront garde à parler en toutes occasions doucement, paisiblement, simplement, et non point brusquement ny hautement, ny avec mots recherchés , ny cérémonies affectées : elles s'abstiendront tant qu'il leur sera possible de parler de leur maison, race,
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famille, ny des honneurs qu'elles oiit eues au monde, de leur païs et noblesse.
De la constitutioQ du manger.
Si celle qui a la charge de lire prend le soin de prévoir ce qu'elle devra lire, elle fera chose fort agréable à Dieu : car ainsi elle rendra sa lecture plus utile et fructueuse aux autres ; on tâchera de donner la viande et le pain si nettement sur table, que nulle des sœurs n'aye besoin de racler, pincer et écrouler, ny témoigner aucune délicatesse aux autres.
De la constitulion de rhumililé.
Que les jeunes honorent les vieilles, bien qu'elles soient depuis peu en la congrégation, et que les vieilles n'usent d'aucun mépris ou autorité sur les jeunes, mais toutes s'aimeront et honoreront cordialement, et tant en leurs écrits qu'en leur langage et maintien : elles seront humbles de cœur et d'effet, honorant un chacun humblement et simplement, et que l'on prenne garde que l'on n'écrive point de lettres de compliment. Sur tout les novices^ si ce n'est pour des occasions grandement légitimes, comme de condoléances avec les parens, et que ce soit d'un stile pieux et dévot ; celle qui demeurera en la place de la supérieure comme lieutenante ou assistante, ne verra point les lettres addressantes à la supérieure absente, bien que toujours on luy doive demander licence, pour leur écrire, et faire cacheter les lettres par celle qui a le sceau de la maison ; que si quelques sœurs vouloient les montrer, il faut que ce soit en sorte que les autres ne s'en apperçoivent pas, afin de ne point tenir les esprits en contrainte.
De la constitulion de la modeBtie.
Qub'lles ne s'interrompent point les unes lés autres,