XV
Convenance (la) qui cause l'amour ne consiste pas toujours en la ressemblance mais en la proportion ou correspondance de l'amant à la chose aimée. VI. 49» 5o. — Outre cette convenance de similitude il y a une correspondance nonpareille entre Dieu et l'homme pour leur réciproque perfection. VI. 75, 76. — Voir Aimer ; Amour ; Charité.
Conversation. La simple conversation q[ui se fait par rencontre diffère du commerce qu'on lie avec quelqu'un pour la fréquentation. XIII. 338, XIV. 28. — Il ne faut ni rechercher ni fuir les conversations. II. 202. — Il faut satisfaire avec modestie aux devoirs des conversations qui ont pour fin l'honnêteté. II. 2o3. — Quand on est en conversation avec le prochain, il faut s'y plaire, et témoigner que l'on s'y plaît, de même que quan^ on est seul , il faut se plaire en la solitude. XV. 76. II. 202. — Les conversations qui ne servent qu'à la seule récréation ne doivent prendre d'autre temps que celui qu'on destine à celle-ci. II. 2o3. — La bonne conversation est celle qui nous rend gracieux et agréables dans les récréations et communications moins sérieuses que nous avons avec notre prochain. XIII. 5i, 52. — Nous ne devons pas causer d'ennui par nos contenances refrognées et mélancoliques. XIII. 52. — Une joie modérée doit prédominer dans nos conversations. II. 204. 210. — En conversation il vaut mieux être simple^ doux etmodeste, que guindé et compassé. II. 2o3, 204 ; XIII. 171. — Il faut être naïf en la conversation, mais il ne faut pas être inconsidéré, d'autant que la simf licite suit toujours la règle de l'amour de Dieu. XIII. 171. — ^ La gaieté dans les conversations est permise. II. 2iojVI. 20. — La conversation
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est dangereuse. XIII. 329. —Que la conversation soit de peu, de bons et honorables. XIII. 389. — Il faut conserver la modestie dans la conversation. XI. 4^3. — C'est un bonheur d'avoir des conversations utiles, comme sont celles des personnes dévotes et vertueuses. II. 2o3. — Les mauvaises conversations corrompent les mœurs. II. 20g, — Il faut fuir les conversations mauvaises qui se font pour quelque mauvaise intention, ou avec des gens vicieux, indiscrets et dissolus. II, 202, 2o3. — La conversation des personnes vaines et mondaines est dangereuse, surtout aux jeunes filles. XI. 38i. — Comment doit-on converser avec toutes sortes de personnes? XIII. 338. — Comment doit-on converser avec les grands? XIII. 340. — Avec les personnes insolentes, les libres et mélancoliques? XIII. 340.— II faut éviter l'affectation dans la conversation.XI. 391. — Règles diverses pour la conversation. I. 416. VIII. 278. — La conversation avec Dieu dans la solitude vaut mieux que la foule qui presse la porte des gens du monde. XV. iSg. — La conversation des saints avec Jésus-Christ dans le ciel les rendra grandement heureux. III. 187, 189.
Conversion et convertir. On ne peut se convertir si l'on ne se sert des moyens que Dieu donne pour cela. III. 367. — Il faut se hâter de se convertir; il ne faut pas attendre au dernier jour. V. 100, 101. — Il ne faut pas attendre pour se convertir au lendemain, mais il faut le faire tout de suite. III. 89. — Ce qui empêche les pécheurs de se convertir, c'est une flatteuse et trompeuse excuse qu'ils se forgent en leurs péchés, et une grande lâcheté de courage. IV. 123, I24?etc. — C'est une erreur de se croire parfait dès le premier jour de sa conversion. II. 29. • — Les nouveaux convertis ne doutent de rien tant que les consolations spirituelles les soutiennent, mais ils se découragent quand elles manquent. III. 146. — Quand le souvenir des anciennes joies et des anciennes liaisons ,ivec le monde se repiésente après la conversion, il faut les repousser courageusement. II. 262. — Il y en a qui après avoir vécu dans la perfection pendant long-temps tombent dans le péché ; d'autres, qui sans avoir fait aucun bien, se convertissent à la fin de leur vie. Grand sujet de craindre. III. 370. — Le sort du larron
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qui se convertit sur la croix, fut très heureux puisque la gloire suivît le pardon. ÏII. 398. — Quand les Juifs se convertirent à la prédication de saint Pierre, plusieurs de ceux qui avoient crucifié Jésus -Christ se convertirent. III. 5g^. — Saint Pierre n'ignoroit pas que les Gentils dussent entrer eu TÉglise; il ne connoissoit pas ce temps avant la conversion de Corneille. XII. 201. — Il faut, pour convertir un peuple, laisser la pratique des choses indifférentes lorsque le prochain ne les regarde pas avec des yeux indifférents. I. 89, 90. — La prière des missionnaires convertit autant les peuples que la science. I. i47j 148. — Dangers où s'exposa saint François pour convertir un calviniste. J. 97. — Neuf cents personnes se convertirent dans l'espace des trois jours d'oraison de quarante heures, que l'évèque de Genève fit à Thonon. I. 200, 201. — Le saint avoit le don de convertir les hérétiques. XV. iSg. — Mesure que le duc de Savoie prit avec saint François de Sales pour la conversion des protestants à la foi catholique. I. 204. et suiv. — Genève s'opposa en vain à la conversion du Chablais. Dieu Topera par saint François. I. loi , et suiv. Voir Cliablais. — Conversions remarquables que le saint fit à Paris et à la cour. I. 276. — Il desiroit la conversion d'un méde~ cin hérétique. X. 93. — Élévation à Dieu sur le bonheur de sa conversion par forme de reconnoissance. XIV. 4?^.
Convoitise ( la ) humaine fit la force des païens, et la charité divine fait celle des chrétiens. VII. 293. — La convoitise des yeux a cela de mauvais, qu'elle ne regarde jamais au-dessous de soi, mais toujours au-dessus. XV. 223.
Corde (la) qui a servi à la passion de Jésus-Christ est sacrée, mais elle est moins vénérable que la croix. V. 191. — Une corde rouge fut la sauve-garde de Raab. V. 420.
Cordialité. La cordialité n'est autre chose que l'essence de la vraie et sincère amitié , laquelle ne peut être qu'entre personnes raisonnables et qui fomentent et nourrissent leurs amitiés par l'entremise de la raison. XIII. 48. — Les sœurs se doivent aimer d'un amour cordial, sans user néanmoins de f imiliarlté indécente. XIII. 48,
Cordon. Les règles du cordon n'obligent nullement ni à péché
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mortel , ni à véniel , ni directement, ni indirectement. VIII. 5.
CoRMASSE. Dans le colloque de Corraasse les ministres protestants ne purent venir à bout de régler une profession de foi; ils sortirent tous l'un après l'autre sans pouvoir s'accorder. I. 189, 190; XII. 282.
Corneille le centenier pria efficacement , quoique dans le paganisme. V. 8.
CoRNiLLON (Madame de) étoit la sœur de saint François : il la console sur la mort de leur mère, et sur celle de M. le baron de Torens leur frère. VIII. 78; X. 33 1. — Quel témoignage d'amitié lui laissa-t-il dans son testament? I. 691.
Corps (lej est un bienfait de Dieu. II. 39. — Un corps trop nourri ou trop abattu expose à la tentation. II. 198. — Le corps nourri maigrement est plus aisément dompté. XV. 144. — Il faut jeûner par prudence, afin de faire quelque épargne requise, ou par chasteté, afin de tromper le corps, ou par religion pour mieux prier. VII. 3o8. — A mesure que le corps s'affoiblit l'esprit se fortifie; et quand il se fortifie l'esprit s'affoiblit, VIII. 269. — L'esprit ne peut supporter le corps quand il est trop gras, et le corps ne peut suppor ter l'esprit quand il est trop maigre. XV. i45. — On a des tendretez pour son corps, qui sont grandement contraires à la perfection. XIII. 43. La dépérition du corps en ceux qui sont en santé entière élève merveilleusement l'esprit. VIII. 243. — Les religieux doivent mortifier leurs corps. V. ^o. — Il ne faut pas cependant que ce soit avec excès. XI. 391. — Les douleurs du corps sont des épreuves favorables; jamais on ne rend plus de services à Dieu que dans cet état. IX. 260. — Dans les incommodités du corps ou de santé, il ne faut exiger de notre esprit que les actes de soumission et d'acceptation de travail et de saintes unions de notre volonté au bon plaisir de Dieu VIII. 189. — Dans les maux du corps, il faut aimer le mal, ce qui se fait par la patience, et l'abjection qui naît du mal, ce qui se fait par l'humilité. II. 1 40, 1 4 1 . — Les infirmités du corps appesantissent la partie inférieure de l'ame. VIII. 189. — L'indisposition du corps peut causer quelquefois les sécheresses de l'ame. IL 3o2.— • Ilfaut retirer son corps des voluptés pour
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le faire servir à Dieu. IL, 41. — L'application du corps n'est péché que quand il est joint à l'application du cœur. IL 271.' — Jésus-Clirist après sa passion nous nourrit encore de son sacré corps. XIII. 349. — Il est aisé de maintenir son arae en vie et santé par la mandncatiou du corps de Jésus-Christ. XIV. 46. — Un corps peut être en un lieu sans y occuper aucune place, sans y être vu, sans y être touché ou aperçu. IV. 77 et suiv. — Un corps peut être en plusieurs lieux par l'obéissance cju'il fait au commandement de Dieu. IV. 77. — Un corps peut être présent dans un lieu sans occuper un lieu. IV. 7^» 79' — Deux corps peuvent être en un lieu. IV. 7g. — Nos corps ressusciteront au jour du jugement dernier. IV. 273.
— Les corps des justes ressusciteront un jour glorieusement. IV. 385. — Les corps des saints, après la résurrection, seront glorieux; ils posséderont la subtilité, l'agilité, l'impassibilité et la clarté. IV. 33o. — Le corps ressuscité suivra les mouvemens dei'ame comme les vêtements. III. 41 3. — Nous pouvons désirer aux saints la résurreclion de leurs corps. IV. 354. — Saint Paul desiroit d'être délivré de son corps. III. 34 1.
— Les magistrats d'Annecy obtinrent que le corps de saint François ,mort à Lyon , fut transféré dans leur ville. XL SaS. On attribue au corps en général des qualités qui n'appartiennent pas aux particuliers. XII. 71.
Correction (la) faite par raison est plus profitable que celle qui est faite par passion, quoiqu'elle soit vraie. IL 149 — Comment faut-il faire pour bien recevoir la correction , sans qu'il nous en demeure du sentiment et de sécheresse de coaur? XIII. 1 10, 121. — Tout bien compté et rabattu, il n'y a personne qui n'ait de l'aversion à la correction. XIII. i23. — Se moquer de la correction ou n'avoir aucun repentir prouve quelquefois le mépris de la règle. XIII. 7. 8. — Qui aime la correction, aime la vertu contraire au défaut dont il est repris, et fait son profit de ces avertissements pour éviter le vice qui bii est opposé. XV. 406. — Il fdut tous les jours renouveler la résolution de se corriger. XL 384. — La correction faite en esprit de douceur est animée par la charité. XV. 4. — La correction fraternelle se faisoiten plein consistoire à Thonon. XIV. 63, 64. — Quelle
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correction faisoîl-on dans la sainte maison de Thonon? XIV.
Correspondance (la) n'est autre chose que le mutuel rapport qui rend les choses propres à s'unir, pour s'entre-communîquer quelque perfection. VI. 52.
Corruption (la) est le contraire de la chasteté. II. i6r. CÔTÉ (le) du Sauveur percé par la lance sur la croix fut la vive source des grâces dont les âmes sont arrosées par les saints sacrements. V. 343. — On ouvrit le côté de Jésus pour que nous puissions y voir son amour envers nous. IV. 148, et pour que nous y allions avec confiance comme dans une retraite assurée dans nos tribulations. IV. 149. Cour (la) et la guerre sont les ennemis jurés de la dévotion. V. i3o. — Les deux écueils de la cour sont la vanité qui ruine les esprits mous , fainéants et féminins , et l'ambition qui perd les cœurs audacieux et présomptueux. VIII. 97. — Il est difficile à la cour de ne pas apprendre et pratiquer des mœurs corrompues. V. 1 26. — La cour n'est pas dangereuse pour les âmes bien nées et pour les courages mâles. VIII. 97. — La cour n'est pas un lieu contraire à la sainteté. VIII. 97, 126; XV. 418. — On peut conserver la piété au milieu de la cour. VIII. i25, 97. — La cour est une école de mortification. XI. 44* — Règles de conduite pour une dame qui étoit contrainte , par son service à la cour d'une princesse, de quitter une partie de ses exercices de piété. VIII. 5o. — Un évêque doit avoir de l'éloignement pour la cour. XI. 233. — Le saint avoit beaucoup de dégoût p«nr le séjour de la cour et le métier de courtisanj il plaçoit bien au-dessus de tout cela la vie chrétienne et religieuse. XL 20, 36, 44? 119' Coucher. Nous devons nous coucher décemment, et penser que l'œil de Dieu, qui ne dort point, nous voit en cette action , et pareillement nos anges gardiens, aussi bien que les malins esprits, qui, là surtout, nous tendent des pièges. XV. 411. Courage. Il faut avoir bon courage quand on veut changer de vie. IL 262. — Le courage fort pour entrer en religion vaut mieux que les sentiments de dévotion. VIII. 263. — Le courage est nécessaire dans la solitude, ainsi que dans le monde.
VIII. aS5. — ^Les religieuses qui s'en vont dans d'atitres maisons ont besoin de beaucoup de courage et de confiance en Dieu, pour entreprendre amoureusement et avec esprit d'humilité ce que Dieu désire d'elles. XIII. 8 1.— ^Celles qui demeurent ont de même besoin et nécessité de courage, pour persévérer en la pratique de la sainte soumission, humilité et tranquillité. XIII. 8i. — La victoire contre le mal assouvit le courage. VI. 33. — -L'humilité doit suppléer au défaut de couçage. VIII. 270. — La confiance en Dieu, l'obéissance à ses commandements et Tinvocation des saints, relèvent le courage et font triompher de toutes sortes d'obstacles. III. 92. — Le saint prélat fit paroître un grand courage dans une occasion délicate. I. 400.
Courir. Il faut courir après le Sauveur, mais courir ardemment et vilement. VI. 178. — Qu'est-ce qu'être tiré par Dieu et courir après lui? III. 240. Voir Grâce.
Couronne cléricale. Que signifie-t-elle? V. 365,366.
Courroux (le) ne pense jamais être injuste. IL i5o. — Il ne faut pas se courroucer du tout en cette vie. II. 149. — Ce n'est pas le fait de tout le monde de savoir se courroucer quand il faut et comme il faut. VIL 240. — Il ne faut pas se courroucer de s'être courroucé, ni chagriner de s'être chagriné, ni dépiter de s'être dépité. IL i53.
GouRTisANNE (unc) chcrcha à séduire le jeune François et n'en put venir à bout. I. 27, 28.
Courtoisie (la) douce et sincère n'offense personne et oblige tout le monde. VIII. 99.
Couvent. C'est un grand bonheur pour une fille de prendre le parti du couvent. XL 39$. Voir Vie religieuse.
Crainte (la) est une passion naturelle, qui est, comme les autres, tout-à-fait indifférente : mauvaise quand elle va dans l'excès et le trouble, bonne quand elle est soumise à la raison. XV. 474. La crainte est le don le plus universel de tous : tous les hommes craignent la #iort,le jugement et l'enfer; mais tous ne se convertissent pas. IV. 48,49. — La crainte est le commencement de la sagesse. IV. 32. — La crainte donnée par le Saint- Esprit nous fait éviter le péché et tout ce qu'on sait être désa-
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gréableà Dieu. IV. 29,49; VII. 260.-— L'instinct de craindre la Divinité est gravé profondément en la nature humaine.VII. BaS. — Il y a une crainte de Dieu inférieure ou la crainte d'être damné. IV. 3o. — ;Et une crainte supérieure ou l^rainte de perdre le ciel. IV. 32. — La double crainte, dont l'une est servile et l'autre mercenaire, nous porte grandement à nous repentir des péchés par lesquels nous avons encouru les peines de l'autre vie. VI. i5g. — La crainte servile qui est de peu de prix en sa propre condition au regard de l'amour, lui est néanmoins grandement utile à sa conservation pendant les hasards de cette vie mortelle. VII. 3^3. — Elle est néanmoins indigne d'avoir place en l'éternelle, en laquelle il y aura une assurance sans crainte, une paix sans défiance, un repos sans souci. VII.
323. — La crainte de ceux qui, comme esclaves, 'observent la loi de Dieu pour éviter l'enfer est fort bonne. VII. 828.— Beaucoup plus noble et désirable est la crainte des chrétiens mercenaires qui, comme serviteurs à gages, travaillent fidèlement.VII. 328. — La crainte servile demeure avec le divin amour. VII.
324. — La crainte amoureuse des épouses est une crainte chaste. VIL 317. — La crainte chaste et sainte est une crainte de révérence, d'amour et de respect , non servile ni mercenaire, mais filiale, et qui convient aux plus saints. XV. io5, 106. — La crainte chaste, qui est appelée sainte par le prophète et qui demeure dans l'éternité , est celle qui procède de l'amour de Dieu, et qui est animée de ia chasteté. XV. 106. — Si la crainte ne forclôt pas la volonté de pécher, ni l'affection au péché , elle est méchante et pareille à celle du diable. VIL 327. — Celui qui aime le péché et le voudroit volontiers commettre malgré la volonté de Dieu, encore qu'il ne le veuille commettre par la crainte absolue d'être damné , il a une crainte horrible et détestable. VII. 328. — La crainte de Dieu précède l'amour dans les grands courages. IV. 7. — Les parents doivent inspirer la crainte de Dieu à leurs enfants dès qu'ils ont l'usage de la raison. II.#24^- — On peut guérir une crainte par une crainte plus grande , c'est ainsi que notre Seigneur guérit ses disciples de la crainte mondaine, en leur imprimant dans le cœur une crainte supérieure. VIL 339.
TABLE ANALYTIQUE. l55
— La crainte est la première tentation que le démon présente à ceux qui sont résolus de servir Dieu. III. 141. — La crainte qu'inspire une grande faute, doit être remplacée par la confiance. IV. 45o. — La crainte qui engendre des scrupules excessifs est une yertu recommandable au commencement de la conversion, mais elle est blâmable quand on est avancé dans la piété. II. 122. — Dieu veut être plus aimé que craint. IX. 379. XI. 400. — Il faut craindre et espérer. IV. 45o,V. 224.
— Les jeunes gens qui craignent d'être surpris en certaines contenances ou paroles, traitent autre chose que deThonBeur et de la conscience. II. 189. — Les liens de fer de Dieu, sont la crainte de ses jugements et de l'enfer. IV. 28 i. — Les craintes nocturnes sont de trois sortes : la première est celle des paresseux ; la deuxième celle des enfants ; la troisième celle des délicats. III, i4i.
Créance. L'uniformité dans la créance est le plus ferme appui des états. I. 209.
Création. Dieu nous a créés par sa seule bonté. IL 35. — La création est attribuée au Père. IV. 27. XIII. 347- — L'instant précis de la création du monde est indécis. V. 209. — Dieu en la création du monde médita. V. 29. — Dieu dans la création changea l'argile en chair humaine. III. 37. — Le monde ignore la fin pour laquelle Dieu l'a créé. II. 87; XIV, 448. — Nous sommes créés à l'image et serablance deDieu; c'està-dire que nous avons une extrême convenance avec sa divine majesté. VI. 76. — Dieu nous a créés intelligents pour le servir et l'aimer. IL 37. — Dieu nous a créés pour jouir éternellement de lui. IL 39. — A quelle fin Dieu créa t-il le monde avant l'homme? III. 200. — Il y a une grande ressemblance entre la création du monde et sa réformation. IV. i55. — En quoi la création diffère-t-elle delà rédemption? XII. 324. — Laréformationdumondea plus coûté à Dieu que la création. IV. 10, II. — La parole par laquelle Jésus-Christ changea l'eau en vin fut semblable à celle par laquelle il créa le monde.
Créatures (les) sont bonnes à cause de la création divine, et défectueuses, à cause du néant dont elles sont sorties. III. 322. — -
l56 TABLE ANALYTIQUE.
La créature raisonnable est vraiment créée a l'image et ressemblance de Dieu. III. 32-2. — Les créatures raisonnables ont de la perfection et de l'imperfection à cause des deux causes d'où elles tirent leur extraction. III. 3^3. — Notre Seigneur appelle tous les jours ses créatures à son service, avec des attraits pleins de suavité. IV. 217. — toutes les créatures raisonnables sont .créées pour l'oraison. Elles sont destinées à louer Dieu éternellement. V. 4. — Elles doivent payer à Dieul'honneurquilui est dû.V. i58. — Les créatures intelligentes sont capables de l'honneur relatif, aussi bien que de l'honneur absolu subalterne. V. 401, 408. — Aucune créature ne s'est si bien soumise à Dieu que la sainte Vierge'au jour de sa présentation. IV. 368. — Une pure créature ne sauroit être élevée à une dignité plus haute que celle de mère de Dieu. lit. 252, Voir Marie. — Aucune créature ne porta plus de mérite et de vertus au ciel que Marie. IV. 278. — Il ne serviroit de rien d'être la plus excellente créature du ciel si l'on éloit contre le gré de la volonté de Dieu. VIII. 38. — Il faut être soumis à toute créature pour Jésus-Christ. XV. 20. — Le plus grand honneur d'une créature est de recevoir son Dieu. IV. 3gi. — ' Les créatures peuvent nous servir de similitude pour ^nous représenter le bien et le mal. III. 323. — Les créatures inanimées nous parlent de Dictu, IV. 55. — Toutes les créatures nous invitent à penser à Dieu, et à l'aimer. II. 92. — Il faut tourner les créatures à la gloire du Créateur. II. 96. — Ceux qui détournent les créatures de leur Créateur pour les contourner au péché sont malheureux. II. 95. — Elles ne peuvent rien pour nous. XIV. 8. — Il faut mépriser généreusement et se dépouiller entièrement des créatures. XL 490» . — Il ne faut pas s'appuyer sur les créatures, il faut s'appuyer sur Dieu. X. 122.
Crèche. Un ministre prétendoit que Jésus-Christ n'étoit pas né dans une crèche. XII. 160. — Il faut visiter souvent Jésus- Christ dans la crèche. IV. 466.
Credo (le) doit être dit tous les jours. V. 23. —Il faut le dire en latin, mais en connaître le sens.
Crème ou chrême (le saint) , composé d'huile d'olive mêlée de
TABLE ANALYTIQUE. l57
baume, que représente-t-il ? II. 148. — Dans la primitive Église, liéloit versé dans le baptême en forme de croix. V. 344.
Criminel qui désespéroit de son salut. XV. 119.
Croire, c'est voir comme par un miroir. YI. 217. — On doit croire tout ce que l'Écriture contient et on ne doit rien croire de ce qui lui est contraire. XII. i34' — • Bien croire , est une chose commune à tous les mystères de foi. V. io3. — Il faut croire ce qui a été cru partout. XII. 3i5. — Croire en Dieu , en Hnité d'essence et trinilé de personnes , est la foi de s chrétiens. IV. 60. — Les hommes se trompent en croyant ceux qu'ils ne devroient pas croire , et en ne croyant pas ceux qu'ils devroient croire. III. 83. — Entre le premier réveil du péché ou de l'incrédulité , et la résolution finale que l'on prend de croire parfaitement, il y aplusieurs fois beaucoup de temps, pendantlequel on peut prier. VI. 168.
Croix (la), ainsi que son nom, étoit horrible et funeste avant que Jésus-Christ l'eût sanctifiée par sa mort. V. 179. — La croix signifie ou un instrument de supplice, ou les peines de la vie et les travaux nécessaires pour obtenir le salut. Ibld. — La croix de Jésus-Christ peut être considérée en elle-même , ou en son image et représentation permanente, ou en un signe et cérémonie faite avec la main. V. 181. — La croix ne pouvoit pas être appelée d'un nom plus honorable que du nom de croix de Jésus. V. 189. — Un nombre considérable de figures représentoit la croix dans l'ancien Testament. V. aSa. — La croix étoit figurée par le serpent d'airain, V. 3o6, — Il y a une grande convenance entre l'ancien Tau hébreu et la croix. V. 352, 355.— Si les juifs ne furent pas marqués du Tau, c'est que ce signe figuroit la croix qui marque les chrétiens. V. 36i.
— L'homme en levant les mains au ciel pour prier Dieu représente la croix. V. 3o5. — La croix a été non seulement un gibet, mais l'autel du sacrifice de notre Rédempteur. III. m; V. 197.
— C'est son exaltation, c'est le temple de ses trophées. Ibld. — Le sacrifice de la croix fut un holocauste dans lequel notre Seigneur fut consumé par le feu de son amour. IL 32oj IV. 246. — Jésus-Christ a été crucifie. XIII. 349. — La crucifixion se fait par l'afflxion au gibet de la croix. V. 198; Xllf.
l58 TABLK ANALYTIQUE,
3i3. — La croix a été ennoblie par le titre qu'on mit sur elle quand Jésus-Christ y mourut. V. i54. — Le titre de la croix marque les deux causes dé la mort de Jésus-Christ j son caractère de Sauveur et de roi des Juifs. IIL 848. — Le zèle et l'amour de notre Seigneur parut principalement à mourir sur la croix pour détruire la mort et le péché des hommes. VIL 241. — Les souffrances de Jésus-Christ sur la croix furent inouïes. XIIL 3i5. — Notre Seigneur souffrit sur la croix par son élévation, par la secousse qu'elle éprouva dans la plantation. XIIL 3 14. — Plusieurs auteurs croient que la croix fut plantée sur la sépulture d'Adam. V. 2o3, 204. — Jésus- Christ souffrit en croix patiemment, volontairement et amoureusement. XIII. 317. — Jésus sur la croix fut comme
quitté et laissé de Dieu. VIII. 56 Jésus-Christ mourut
sur la croix. XIIL 349* Voir Jésus-Christ. — Le bois de la croix représente la passion de Notre Seigneur. V. 216. — Jésus-Christ notis à enfantés à la vie dévote et à la piété sur l'arbre de la croix. IL 32i. — Le Père a donné à son Fils les nations pour son héritage à cause de sa mort sur la croix. XII. 91. — La croix est la gloire du Sauveur. IV. 66, 67. — Elle est le signe du triomphe de Jésus-Christ. V. 257. —La croix est la vraie enseigne, le vrai ordre, les vraies armoiries de notre Roi. V. 198, 259. — Jésus-Christ a pris un de ses noms de la croix : Jésus crucifié. V. 198. — La croix est le signe du pouvoir et de la royauté de Jésus-Christ. III. 112. — La croix a été le sceptre de Jésus-Christ. V. 196. — Il la prit sur ses épaules lorsqu'il prit possession de son pontificat et de sa royauté. V. 197. — La croix do Jésus-Christ préside à notre régénération. V. 267. — La croix est la rédemption de nos âmes. V. 287. — Lacroix conserve la religion catholique et terrasse l'ennemi du genre humain. XIV. 49- — Le crucifiement de Jésus-Christ par les Juifs fut un monstre de malice. III. 4o5.
Croix. Il faut bien distinguer entre la croix supplice et la croix instrument de supplice. V. 198. — Jésus-Christ a enlevé à la croix toute ignominie et lui a donné toute gloire et vertu. V. 199, '200. — La sainte croix a été teinte du sang de Jésus-
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Christ. XIII. 307. — Jésus-Christ ayant été cloué sur la croix, y ayant rendu l'esprit, la croix a reçu par-là une grande vertu. V. 1 82. — Il y en a quie sliment indigne du Fils de Dieu d'aroir été crucifié. V. 446. —Il ne faut pas se scandaliser des ignominies, des souffrances de la croix, ni de la mort de Jésus- Christ. IV. 41 S- — Lacroix a vaincu la mort, elle nous en fera triompher. V. 445. — La croix dompte le démon. V. 374. — La croix a aboli l'idolâtrie. V. 201. — Lacroix est un remède salutaire. V. 292. — On triomphe par la croix des ennemis du salut. IV. 137. — La sainte croix de notre Seigneur nous fait marcher avec assurance parmi les périls du monde. VIII. 258. — Les forces affoiblies renaissent au pied de la croix. VIII. 261. — Eu la croix est notre vie, notre salut et notre résurrection. IV. i34. — La paix du cœur humain ne se trouve qu'en la grâce et en la croix de Jésus- Christ. VIII. 211. — La croix, a grande vigueur contre l'ennemi, 1° parce qu'elle lui représente la mort du Sauveur qui le dompte ; 2° et parcequ'eile Cit une courte et pressante invocation du Rédempteur V. 377 La croix nous enseigne la bonté, l'humilité et la science du salut. IV. i33. — notre salut est attaché à la croix. C'est par la croix que notre Seigneur nous a sauvés. IV. i33. — La croix est l'instrument de Dieu dans ses œuvres miraculeuses. V. 221. — Dieu fait par la vertu de la croix des miracTes plus fréquents dans des lieux que dans d'autres. V. 193. 194. — Si l'Écriture ne dit rien des miracles faits par le bois de la croix c'est que la croix n'a été trouvée qu'après la publication des Écritures. V. 33o. — L'Église n'attribue pas à la croix une vertu en elle-même, indépendante et inhérente.V. 198. — ^Elle lui attribue une vertu assistante. /^iV/. C'est-à-dire que Dieu opère par elle des miracles . Ibid, On peut tirer la même conséquence de la croix que la femme malade tira de la robe de notre Seigneur. V. 192. 193. — Une femme attaquée d'un chancre au sein, fut guérie par le signe de croix que lui fit une nouvelle baptisée. V. 38o-8i-82. — Un incendie fut arrêté par la vraie croix que S. Paulin jeta dans les flammes. V. 21g. 220.' — Un porte-croix de i'ar-
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niée de Constantin fut tué après avoir cédé son étendard à un autre et celui-ci fut sauvé. V. 293. — Un devin voyant fuir les démons dit à Julien l'apostat qiz'ils avoient eu la croix en abomination, non à crainte. V. 375. — L'image de la croix de Jésus- Christ, outre sa signification naturelle, peut, par l'institution du peuple chrétien, tenir le lieu et la place de la vraie croix en tant que jointe au crucifix. V. 424 , /^i5.
Croix. Les anciens se sont servis de la croix dès son invention: 1° Comme d'un cher mémorial et dévote rcmembrance de la passion. 2° Comme d'un bouclier et remède contre toutes sortes de maux. 3° Comme d'un saint et propre moyen pour honorer Jésus-Christ crucifié. V.*2i2, 2i3. — Toute l'antiquité s'est servie de la croix contre le démon. V. 201, 202. — Toutes les croix peuvent nous faire vaincre comme celle que vit Constantin. V.299. — Des motifs accessoires à la représentation de Jésus-Christ crucifié peuvent rendre une croix plus vénérable l'une que l'autre. V. 297. — Les croix de Rome ne sont pas plus saintes que les autres. V. 3oo. — L'image de la croix est de grande vertu. V. 292. — Les images de la croix nous rappellent le mystère de la passion de Jésus-Christ. V. 212, 2i4> 242. ' — La croix est le plus excellent livre qui ait été composé: on y lit tous les commandements de Dieu pratiqués jusqu'au sang. IV. i3i. — On y lit l'obéissance, le pardon des injures, les sacrements, etc. IV.82. — La croix est le livre des chrétiens. IV. i32. — La croix de Jésus-Christ a été trouvée et est venue à la connoissance de tous. V. 2o3. — L'invention de la sainte cr6lx est certaine, quoique le moment précis de cette invention ne le soit pas. V. 209. 210. — La croix fut conservée sous terre pendant long-temps et à la fin découverte. V. 200, 20;^. — La croix a été conservée près de trois cent trente ans sous terre sans qu'elle se soit pourrie. V. 207. — La conservation des deux autres croix rendit plus illustre l'invention et la conservation de la sainle croix parla vertu miraculeuse qu'elle fit paroître. V. 208. — La vraie croix fut reconnue d'abord par l'affixion du titre et beaucoup mieux parles miracles que son attouchement opéra. V. 211, 212. — ■ . — Eusèbe parle de l'invention de la sainte croix. V. 2*1 r. —
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Sermon pour le jour de l'invention de la sainte croix. IV. i3i. — De l'exaltation de la sainte croix. XIII. 307. — L'érection de la similitude de la croix date de l'origine de TEglisé. V. 441. — Dès que l'Église fut délivrée de la tyrannie, la croix fut érigée dans tous les lieux. V. 2G3, 264. — La sainte croix a été exaltée trois fois sous notre Seigneur Jésus-Christ sous Constantin par sainte Hélène, sous Héraclius. XIII. 3o8. — La croix a été plantée dans les lieux d'où les protestants l'avoient arrachée. VI. 18.
Caoïx. L'enseigne de la croix fut à peine déployée qu'elle fut exposée à la contradiction des juifs, hérétiques et perfides. V. 446. — Plus les ennemis de la croix se sont multipliés, plus les apôtres et les fidèles ont mis en usage son signe sacré. V. 447*
— Les juifs ont la croix et son signe en horreur. V. 32 1. — ■ Les novateurs n'ont brisé les croix de pierre ou de bois que pour s'emparer des croix d'or et d'argent. V. 443. — Les hérétiques blâment à tort le signe de la croix. III. 109. — 'Les hérétiques ont renversé les croix à Genève et à la Rochelle. V. 264. — Les hérétiques prétendent que l'Écriture ne dit rien du respect dû à la croix de notre Seigneur. V. 187 et suiv. — Les apparitions miraculeuses de la croix prouvent la vertu de son image. V. 245. — La croix apparut à Constantin; elle parut du temps de Julien l'apostat, d'Arcadius et d'A.lphonse Â.lbuquerque. ÏII. iio. — L'apparition de la croix à Constantin fut la plus fameuse parmi les chrétiens à cause de ses effets immenses. V. 24^, 246. Voir Constantin, — La croix apparut à Julien dans les entrailles d'une victime. V.25i.
— La croix apparut en plein midi à Jérusalem, sous saint Cyrille. Son éclat surpassoit celui du soleil. V. 25o. — La croix apparut quand Arcade combattoit contre les Perses pour la foi catholique. V. 25«. — La croix parut du temps de Léon riconomache. V. 262. — La croix reparoitra dans son entier et avec un grand éclat au jugement dernier. III. 109 ;V. 226. — La croix sera déployée au jour du jugement dernier pour consoler les bons et épouvanter les mauvais. V. 254, 2^55.
Croix. Quel est l'honneur du ,à la sainte croix? III. jo6. — ■ La croix considérée comme moyen de l'action des crucifieurs