REGLES. LI
monde, comme la récente maladie leur faisant avoir besoin de ce que la précédente accoutumance a rendu nécessaire aux riches. Mais ayant repris les forces pristines, qu'elles retournent à leur plus heureuse coutume, qui est d'autant plus convenable aux servantes de Dieu, qu'elles ont moins de besoin d'autres choses : et que la volupté des viandes ne les retienne plus estant guéries, au train auquel la nécessité les avoient portées durant la maladie. Celles-là se doivent estimer plus riches, qui sont plus robustes pour supporter l'abstinence : car il est mieux de n'avoir pas besoin de beaucoup, que d'avoir beaucoup.