‹ Œuvres Completes Volume 6Chapitre 100 sur 145 · DE SAVOIE · texte numérisé non relu

DE SAVOIE

Saint François loi recommande, les Religieux et les habitants de Six, qui oat

un procès à soutenir devai.t le Sénat.

Annecy, 18 mars 1620.

Monsieur, Outre que les vénérables Religieux de Six , pour leur bonne vie et affection à la reformation méritent d'estre protégés , TafiPaire qu'ils ont maintenant prenant son origine en partie de la visite que j'y ay faite , et en laquelle je puis bien prendre Dieu mesme à tesmoin d'avoir eu seulement son service en veuë, et en laquelle de plus je n'ay presque rien ordonné qu'après avoir par raysons tiré le consentement amiable des parties ; je me sens obligé de faire avec lesdils Religieux une mesme supplication auprès de vous, affiu qu'il vous plaise de les favoriser en la conservation de leur bon droit , en quoy vous ferés chose grandement aggreablc à N. S. et qui m'obligera extrêmement , qui suis à jamais.

Monsieur,

Yostre serviteur très humble ,

François , Ev. de Genève.

P, S, Monsieur, les habitants de Six pour leur grande misère , sont dignes de compassion , et pour leur pieté sont dignes d'escre affectionnés; c'est pourquoy je ne fay point de diMculté de vous supplier très humblement de leur départir vostre justice et faveur en la conservation de leurs boas droits.

1 L'autographe en appartient :"i M. Métrai, curé de Magland (252«inéd. Biaise).

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LETTRE

MOTTSEIGNEUR LE CARDINAL FRÉDÉRIC BORROMÉO, ARCHEVÊQUE DE MlLAIf.

Saint François lui rend grâces pour l'envoi des reliques de saint Charles

Borromée.

J'ai reçu laf lettre très-suave que V. S. 111. et Rév. s'est plu à m'écrire ces mois passés , en m^envoyant les reliques de saint Charles. J'ai attendu jusqu'à ce moment pour en faire mon très-humble remercÎQient. De bons PP. Barnabites allant à Milan , le Père Candide , porteur de la présente , m'a promis de s'interposer près de vous pour faire excuser mon manquement. Cette intervention est très à propos , car je n'ai ni les moyens ni les manières de faire mes excuses à V. S. 111. Quant à l'affection et au respect pour elle , je ne crois pas devoir le céder à personne , et après lui

* L'original en est conservé dans la Bibliothèque Ambrosiana , de Milan. C'est la 253= inédite de la collection Biaise.

ïn Annessi, alli 23 di aprile 1620.

Ili. et Rev. signor mio Col'^o,

Ho ricevuto la lettera suavissima che V. S. 111. et ReT. si compiace di scrivermi questi mesi passati insieme colle reUquie dl S. Cario, e ho aspettato in adesso di farne il dovuto humilissirao ringraziamento, che andando costi quest' Tiostri buoni padri Barnabiti, il P. D. Candide latore mi ha promesso di compire anco con lei per supplire al mancamento mio. Il che è molto a proposito, non havendo io ne senno ne modo di far con Y. S. 111. il debito mio, se bene io di affetto et risçetto verso di lei n'>n r.redo di dovete; cedere a nessuna; c

avoir dit cette vérité si certaine, je la salue humblement, et je demande pour elle à Dieu toute sainte prospérité ,

Votre très humble et très dévoué serviteur,

François , Evêque ae Genève.

con questa certissima verità glie faccio humilissima riverenza^ 6 U ^ipregho dal signor Iddio ogni santa prosperità,

Humilissimo e divotissimo servitore,

FftANCESco , Vescovo di Ginevr%^

GXXXVI.

LETTRE

A s. A. VICTOR AMÉDÉE, PRINCE DU PIÉMONT.

(L'original est conservé aux Archives de la Cour de Turin.)

Saint François répond à S. A. relativement à l'envoi qu'il avoit fait il y avoit environ un an , du Mémorial sur la Restauration de la discipline ecclé* siastique en Savoie.

Monseigneur,

V. A. Ser. me commande que je luy envoyé un mémorial de ce qui est requis d'estre impetré à Rome pour I* restauration de la discipline ecclésiastique en ce païs. Mais, Monseigneur, V. A. Ta remis à M. Caron dés il y a environ un an , que je Tenvoyay , ainsy que m'asseure mon frère qui estoit lors en cour, et ne faut en cela que de le faire traduyre en italien ; car quant à la forme , avec laquelle la provision nécessaire doit estre demandée au Pape, il en faut laisser le soin à ceux que monsieur F Ambassadeur de S, A. employer a.

Dieu par sa bonté veuille bientost faire retiscir cette si bonn' œuvre , pour ensuite combler de bonheur V. A. ,

Delaquelle je suis,

Monseigneur,

Très humble et très obevssant et très fidèle orateur et serviteur,

François , Evesque de Genève.

t (Test Vn266* parmi les lettres inédites de ia collection Biaise.

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LETTRE

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