‹ Œuvres Completes Volume 6Chapitre 113 sur 145 · A LYON · texte numérisé non relu

A LYON

Le Saint déclare , d'après le concile de Trente , quel est le temps déterminé pour le noviciat des Religieux et Religieuses; que les Supérieurs peuvent néanmoins le prolonger, mais pour de bonnes raisons, et non par caprice.

Anneci, 14 may 1620.

Croyés-moy, ma 1res chère Fille, ne faites point la discrète avec moy pour ne m'oser pas escrire tous les jours quand vous "Toudrés: car jamais je ne verray de vos lettres qu'avec très grande consolation pour moy. Or, je respons à la vostre dernière.

Je trouveray fort bon que vous venîés un peu à l'avantage îcy, pour plusieurs raysons , el que vous passiés à Grenoble, puis que mesme ainsy faysant vous gaignerés le passage de Chambcry quand vous irés à Turin ; d'autant qu'y ayant esté en venant, etveu monsieur vostre père, vous n'aurés pas -sujet de vous destourner pour y repasser, ains irés le droit chemin et avancerés d'une journée. Mais de vous dire bien précisément quand vous irés à Turin , je ne le puis encore; imon frère m'escrivoit dernièrement que ce seroit environ la fin de juin ou le commencement de juillet.

Le Concile de Trente prefîge absolument une année de

noviciat; en sorte que nul ne peut en establir deux, ny

-iTiesme un seul mois davantage , sans spécial pï zvilege du

' Tirée du monastère de la Visitation -.lu ftijibourg St.-Jacques. C'est la 533* 'de la collection Biaise.

Pape, bien qu'es cas particuliers le Supciieur, ains la Supérieure et les Seurs, peuvent différer la profession quand il y a cause légitime , comme ([uand avec un peu de loysir la Novice pourra se rendre plus capable , ainsy qu'il est dict 4s Constitutions; mais ceste vérité il la faut doucement mesnager, et ne point l'aileguer par manière de résistance, mais plustost la luy faire dire })ar quelque homme qui la sçache dire avec dextérité.

Si d'Auvergne * on poursuivoit pour vous avoir un mois au commencement de la fondation, je pense que cela seroit bon et à propos pour la consolation des Seurs qui iront.

Cependant, ma très chère Fille, (vous) me voyés bien marry d'estre réduit à l'impossible pour aller prescher àLyon, Son Altesse voulant très absolument que j'accompagne Monseigneur le Prince Cardinal à Rome, qui fera le voyage cest automne. En ce regret néanmoins j'ay ce contentement de devoir servir vostre petite Congrégation, et de vous voir allant et revenant.

Je salue vostre ame de tout mon cœur, ma très chère et très aymable Fille, et luy souhaitte incessamment les saintes bénédictions du Ciel; et à ma Seur toute chère Marie Aymée (de Blonny), Anne F. F. Hieruiiyme, et toutes nos Seurs, que je chéri'' tres-parfaitement , 6t la malade , et tout à pari iiostre M. Brin.

* On par'/^it alors de la fondation du mônsistère de la Visitation de Saiiit» Marie à Montferrand , en Auvei^ti^

LETTRE

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