VIII. De Visitationibus reciprocis
Singulis mensibus semel ut minimum, Prior mittet aliquem ex administris vel magistris ad Congregationem generalem seu diœcesanam , qui suae scholse statum et nécessitâtes déférât. Sicut et singulas singulas scholae visitabunt per aiiquos ex suis candidatis, ut fructuum et utilitatum spiritualium , ad majoiem Dei gloriam, sinceia et pia possit asse communication
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A QUELQ'yES DIOCESAINS.
Instructions sur certaines pratiques dans l'administration des sacrements d'Eucharistie et de Mariage, et en particulier sur l'usage de la coupe.
Messieurs , ayant sceu que vous prennes quelque sorte de scandale de quoy Ton vous donne l'ablution dans un verre après que vous aves communié , et parce que Ton conduit les espoux' et espouses devant l'autel pour célébrer le mariage , je vous ay voulu faire ces deux motz , pour vous exhorter de ne point vous faire ce tort à vous-mesmes , que de croire que ce que l'Eglise nostre Mère ordonne puisse estre mauvais ou inutile.
Or, elle ordonne que les laïcques reçoivent la communion sous l'espèce du pain seulement, en laquelle ils participent neantmoins parfaitement au corps et au sang de nostre Seigneur, tout autant comme s'ils le reçoivent encore sous l'espèce du vin ; puis que ce mesme Sauveur a dit : Qui me mange, il vivra pou?' moy ; et, Qui mange ce pain vivra eter' nellement^. En sorte que ce qui se boit après la Communion parle peuple, ce n'est pas le sang du Sauveur, mais seulement du vin , qui se prend pour laver la bouche , et faire plus entièrement avaler le précieux corps et sang desja
* C'est la 48e de la collection Biaise , et la 63« du liv. II. des anciennes édit, »Jean, VI, 58,69.
receu en la tres-saînte Communion. C'est pourquoy ceia ne doit pas estre présenté dans le calice , mais dans un autre vase , ou de verre> ou autrement. Que si par cy-devant il a esté autrement fait , c'a esté par abus , et par la nonchalance et paresse des officiers de ï F^lise , et contre Fintention de l'Eglise mesme.
Et quant au Mariage , il n'est pas raisonnable de le célébrer ailleurs que devant l'Autel, puis que c'est un sacrement si grand *, et que ceux qui le reçoivent ne sont pas hors de l'Eglise , comme les petits enfans qu'on apporte au Baptesme , ains sont desja baptisés , et par conséquent introduits en l'Eglise et à l'autel.
Laissés-vous donc conduire, mes Amis et Frères, comme de bonnes brebis , à ceuv aui , sous mon autorité et celle du saint Siège Apostolique, vous ont esté donnés pour Pasteurs ; et Dieu vous bénira , ainsy que je l'en prie , estant de tout mon cœur, vostre, etc.
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