‹ Œuvres Completes Volume 6Chapitre 53 sur 145 · DE VÉVÉCRÉ DE GENÈVE · texte numérisé non relu

DE VÉVÉCRÉ DE GENÈVE

(L'autographe en appartenait à feu Monseigneur Rey, évêque d'Annecy.)

En vertu du.4éGVet de Thiez , elle perçoit une rente de

florins 7,500

Le secrétariat lui rapporte fl. 700

Elle ne possède rien de plus, pas même iipe humble clic^u-

inière qu'elle puisse habiter.

Charges de la Mense épiscovale de Genève,

Au vicaire-général et au secrétaire, elle pa,ie annuellement

à titre d'honoraires, fl. 450

Pour loyer de la maison de résidence de Févêque, fl. 500

Pour loyer de la prison , il. 40

,^: C'est la 321* 4e la coUection Biaise.

Summa totius redditus mensse episcopalis Gebennensis.

Habet mandamentum vulgô nuncupatum ide Thi^z, çx que per-

<a|>it florenos hujus monette. 7,^Q0

Deinde ex scribania episcopatûs fl. 700

Nihil prifitereà habet^ ne quidem quam pQssit humilem habitare

casam.

Onera mensae episcopalis Gebennensis.

Vicario generali et sigillifero loco stipendii persolvit quetan-

Àlûsn, 450

Pro" locatlone domûs residentiae episcopalis ^fl. 500

Pro locatione domûs carceris, fl. 40

Pour repas des jours de fête solennelle offerts à tous les chanoines et aux membres du clergé qui assistent l'évêcpë à l'autel, quand il officie , fl. 100

Item, oucre les aumônes volontaires que Féveque s'impose , la coutume l'oblige à donner aux pauvres un quart de froment par semaine : cette dépense s'élève bon an, mal an, àfl. 150

Item, pour renouveler, comme on le fait en ce moment , les livres relatifs au susdit décret de Thiez et portant pour titre ; Reconnaissance des Vassaux, il faut dépenser, florins 3,000

Ces livres n'ont pas besoin d'être renouvelés tous les ans , mais seulement tous les trente ans.

Ainsi, déduction faite des sommes consacrées aux frais précédens , et qui s'élèvent à prés de sept mille florins, il ne reste pour les dépenses personnelles de l'évêque, de 172 écus d'or environ *, ou fl. 860

Mais il faut remarquer en outre que si , par suite d'un hiver rigoureux , ou des chaleurs excessives de l'été ; si , par

* On voit par celte supputation que l'écu d'or valoit 5 florins.

Pro conviviis quœ solemnioribus festis fieri debent omnibus canonicis, altari et episcopo celebranti inservientibus, fl. IGO

Item prccter eleemosynas spontaneas et arbitrio episcopi facieiidas, tenetur ex consuetudine singulis liebdomaclis saltem iinum quartum frumenti mendicis dividere : constat autem summa Irumenti quotannis circiter fl. ioO

Item renovandis libris quos yoCiini Recognitionem Feiidalium prœfati mandamenti àe Thiez^ ut nunc fit^ expendendi erunt fl. 3,000

Non autem reno\andi sunt quotannis , sed tngesimo saltem quoque anno.

Rémanent itaque^ deductis prœdictis necessariis expensis, circiter floreni ad septem millia pro episcopi sustentatione , id est i72 nummi aurei , circiter. • 860

Sed rursus notandum est^ quod si vel hyeme nimio, vel œstu

l'efFet d'un ouragan ou de la peste, les campagnes sont ravagées ou demeurent en friche , alors les revenus de l'évêque sont réduits ; mais les charges , loin d'être diminuées , augmentent , à moins qu'on ne se montre plus cruel que l'autruche du désert.

Si l'église a besoin de l'appui des tribunaux , les frais du procès sont encore , comme de raison , à la charge de l'évêque. Toutes ces supputations sont exactes, et je les garantis en conscience. Aussi le saint Concile de Trente a-t-il décidé sagement qu'aucune taxe ne devoit être imposée aux évêchés dont les revenus n'excèdent pas deux cent mille florins ; il n'est donc pas juste que l'évêque de Genève paie la dîme , puisqu'il n'a pour son entretien et pour celui de sa maison que , fl. 860

Eniin , l'évêque a l'administration de 600 églises paroissiales, administration difficile, épineuse, et qui occasionne mille faux-frais : ce n'est qu'à grand'peine que les modiques revenus de ces paroisses peuvent balancer les dépenses qu'elles entraînent inévita])lenient. Si à celui qui ne possède

vehenitiitiori, vel tempestate, vel peste, arva et agri Tel Iscdantur \el iriculta remaneantj tune minuuntur quidam censusEpiscopi^sed iKii Miera quaî tune temporis maxime potiiis augentur, nisi velit ■osse crudelior struthione in deserto.

Si litibus jus Ecclesiœ prosequendum, id omne Episcopi expensis fit, ut par est. Ilœc autem omnia verissima esse compertum ettestatissimum facio. Quare cùm jure merito Sacratissimum Concilium Tridentinum cc.ouerit nullam imponi debere pensionem Episcopis quorum mensaî valorem annuum mille ducentorum non excédèrent, œquum sanè non est ut Episcopus Gebennensis decimœ solutione gravetur; quandoquidem Episcopo Gebennenst pro ejus sustentationC;, et familioe Episcopalis, non remaneat, nisi 86(?

Et regimen illi incumbit 600 Ecclesiarum parochialium , regimet

•difTicillimum, gravissimum ac variis expensis maxime obnoxium

et cùm œgrè admodùm, ac ne vix quidem necessariis sumptibus «beundis, censuum tenuttas, qualem recensui, par esse possit, si

rien , on enlève encore ce qu'il a , non-seulement le tena^ porel ecclésiastique de ce diocèse se soutiendra dilïicilemenl, mais il ne peut échapper à une ruine complète : à moins que le Seigneur^ nous voyant privés du froment de l'Egypte, ne nous envc^ ^ de nouveau la manne du liaut des cieux .

François , Evêque de Genève.

deinceps non hatentî auferatur etiam qiiod habet, non modo publica tes eccïesiasticà diffîciliùs conservabitur iii hâc drœcesi, sed omninè éorruat necés'se sit : nisi Deus farina JEgypti carentibus manna de coelo iterùm prcestare dignetur.

Fiu^xiscus^ Ëpiscopus Gebeonensis.

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