DES PDITS FORÉS DES CHINOIS
On dit que les Chinois connaissent aussi les fontaines artésiennes depuis des milliers d'années. Examinons si cette assertion est bien prouvée.
M. Dufresse , évêque de Tabraca ( voyez les Nouvelles Lettres Édi fiantes j tome iv) , parle de puits forés trèsétroits, percés à plusieurs centaines de mètres de profon^ deur, situéisdans le département de Kia-ting-fou , et qui servaient- pour Texploitation d'eaux salées souterraines. La lettre du missionnaire est du 11 octobre 1804, mais elle ne nous apprend pas à quelle date il faut faire remonter la construction de ces puits chinois. Il y a plus, M. Irabert, missionnaire français qui réside encore dans ce pays, a donné une description des puits de Kia-tingfou, de laquelle on doit conclure que l'eau n'y jaillit pas. fPour tirer l'eau salée, dit M. Imbert, on descend dans le puits un tube de bambou, long de 24 pieds (8 mètres), au bout inférieur duquel il y a une soupape. Lorsqu'il est arrivé au fond du puits , un homme fort s'assied sur la corde et donne des secousses : chaque secousse fait ouvrir la soupape et monter l'eau. Le tube étant plein, etc. , etc. » (Ce qui suit est relatif au moyen de bisser le bambou jusqu'à l'ouverture du puits, et nous pouvons le supprimer. )
Il est sans doute présumable qu'un peuple qui va chercher des sources salées par des trous de sonde de 600 à 600 mètres de profondeur, aura quelquefois
opéré dans des terrains d'une structure géologique appropriés à la formation des fontaines jaillissantes ; mais c'est là une simple conjecture. On voit « en tous cas , que les sources de Kia-ling-fou ne peuvent pas, quoi qu'on en ait dit , être rangées dans cette dernière catégorie.