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Si on part âe la température des caves de TObservavatoire de Paris (11*. 7), on trouve les: accroissements suivants pour la température à diverses profondeurs :
de 28- à 66- r.2 soit pour i degré 31M
de 66 à 173 3.5 — 30 .6
de 173 à 2ii8 3.6 — 20.8
de 268 à 298 2.2 — 22.8
de 298 à /iOO 1 .6 — 62 .5
de 600 à 505 2 .7 — 38 .9
de 505 à 568 1.3 — 33.0
L'accroissement moyen depuis les caves de TObser-
vatoire jusqu'au fond du puits de Grenelle, est de un degré pour &2\5. En s' arrêtant à la dernière expérience faite par M. Walferdin et par moi , à la profondeur de 505", avant que Teau ne jaillît, et en prenant toujours pour point de départ les caves de l'Observatoire on trouvera S2"*.3 ; en prenant pour point de départ la température moyenne du sol à la surface, on a 81". 9.
A la maison de la poste d'Alfort, un puits foré, en 1842, à une profondeur de 54 mètres, à une distance de 70 mètres de la rive gauche de la Marne, donne de l'eau à une hauteur de 4 mètres au-dessus du soh M. Lassaigne a trouvé 14* pour la température de cette eau. La température de l'eau d'un puits ordinaire, le plus profond des environs (11".S8), est de 11*. 7.
4* Puits de SheemeeSj à V embouchure de la Medway dans la Tamise.
La température moyenne de la surface est + 10\5 centigr.
La température du puits' artésien, à la profondeur de 110 mètres, a été trouvée de + 15*.5,
5" Tours.
La température moyenne de la surface est à Tours de -f" ll*-5 centigr.
La température de la fontaine artésienne, forée à une profondeur de 140 mètres, a été trouvée de +17^5 centigrades.
6* Saint-André (Eure),
Il existe dans la commune de Saint-André (Eure ) un puits ordinaire de 75 mètres de profondeur; M. Walferdin a trouvé pour sa température 12*.2, Ce puits ne sufiBsant point aux besoins de la commune, M. Mulot a été appelé pour effectuer le forage d'un puits artésien qui donne de Teau à la profondeur de 263 mètres. M. Walferdin a trouvé 17*. 95 pour la température de Teau de ce puits à une profondeur de 253 mètres. On a ainsi 5*. 75 d'augmentation dans la température pour une profondeur de 178 mètres ou 1 degré pour 30". 95.
7* Rouen.
MM. Girardin et Person ont pris la température d'un puits artésien foré à Rouen et qui était parvenu, en 1838, à 183 mètres de profondeur; ils ont trouvé 17*,6.
8* Puits de New-Salzwerck (Westphalie).
J^ai reçu, sur les observations curieuses faites dans le puits de New-Salzwerck, si remarquable par sa grande profondeur, la lettre suivante de mon illustre ami M. de Humboldt, datée de Sans-Souci, le 6 septembre 1843.
f Comme je me flatte toujours de l'espoir que tu publieras bientôt l'ensemble des observations que tu as faites avec tant de soin, de concert avec MM. Dulong et Walferdin , sur le puits artésien de Grenelle , j'ai pensé qu'il te serait agréable d'avoir quelques renseignements précis sur le trou de sonde auquel on travaille
encore à Westphalîe, à New-Salzwerck, près de Preussiche-Minden^ et dont la profondeur excède celle du puits de Grenelle, Les données que je consigne ici sont dues à M, d'Oyenhausen, dont les travaux géologiques ont été appréciés en France, et qui a contribué luimême au perfectionnement des moyens de sondage. Les travaux entrepris près de la saline royale de New- Salzwerck ont pour but la recherche d'une source salée plus riche que celle qu'on évapore jusqu'ici. Le trou de sonde avait atteint, à la mi-avril iS&â, la profondeur de 622 mètres ; par conséquent, le sonde perçant les couches inférieures du lias, se trouvait à 540 mètres au-dessous du niveau de la mer, puisque Ton compte 82 mètres pour rélévation du point où le travail a été commencé dans la roche du Keuper, à la partie méridionale de la petite vallée de la Werre, affluent du Weser. La dépenâe s'est élevée, jusqu'ici, à 178,700 francs; mais en réfléchissant sur les frais causés par les perfectionnements des sondes, on pense que la profondeur de 622 mètres aurait pu être atteinte, dans le tiers du temps, et avec la moitié des frais. Jusqu'à la profondeur de 496 mètres, les eaux n'ont offert qu'un accroissement très-modique, et paraissaient dépendre de causes météorologiques : au delà de 496 mètres, et surtout à la profondeur de 600 mètres, les eaux ont été très-abondantes et remarquables par leur force d'ascension , comme par l'énorme quantité d'acide carbonique qu'elles dégageaient. A 622 mètres, l'écoulement a été de 1,390 litres par minute. Jusqu'à la profondeur de 301 mètres, il y a eu, dans le peu d'eau qui s'écoulait, une différence très-
392 LEâ PUITS FORES.
sensible entre la température mesurée dans sa profondeur, et à récoulement même, à 1 mètre au-dessous de rorifice du trou de sonde. Par exemple , environ à 282 mètres de profondeur, la température était, au point d'écoulement, de 15^6 centigr, ; dans le trou même, à la profondeur indiquée, 19^.6. On a observé ;
Dans Là où les eaux
la profondeur. s'écoolent.
« On donne les chiffres tels qu'on les a obtenus ; peutêtre des crevasses latérales ont-elles été la cause de ces variations. A mesure qu'on a atteint plus de profondeur, . les différences entre les températures du lieu de l'écoulement et de la profondeur ont diminué. On peut même supposer que depuis le moment où la pression, €a quantité et la violence des eaux sont devenues si considérables, la différence de température pour les deux points que nous venons de signaler doit avoir cessé presque entièrement. La force d'ascension des eaux du fond est si grande, que les eaux des crevasses supérieures, peu abondantes et faibles, sont entièrement réprimées. De plus, le trou de sonde est si également chauffé dans ses parois , que le refroidissement des eaux ascendantes ne doit être que bien faible.
« La température moyenne du sol dans les couches supérieures est évaluée à 10*. La température moyenne de l'eau, d'après une longue 'série d'années d'observations, est, dans des endroits doQt l'élévation du sol dif-
(ère très-peu de celle de New-Salzwerck : à Trêves 10% à Maestricht 10*.i, à Bruxelles i0'.2. Or, la température des eaux, au point de Técoulement (eaux sortant, à la mi-avril 1843, d'une profondeur de 621"". 6) étant de 31*.25, il en résulte que l'accroissement de la température a été, dans le puits foré à New-Salzwerck, de 29". 2 par 1 degré centigrade.
t Si je ne me trompe, tu as trouvé, avec notre ami Walferdin, jusqu'à 547 mètres de profondeur dans le puits foré de Grenelle, 32 mètres par degré centésimal. Les eaux qui sortent du puits de New-Salzwerck sont de 31%25 — 27". 70 = 3*.55 centigrades plus chaudes que les eaux du puits de Grenelle.
t De la mi-avril à la mi-août, notre puits de New- Salzwerk s'est approfondi jusqu'à 644".50. Il serait donc aujourd'hui de 644 — 547 =^ 97 mètres plus profond que le puits de Grenelle. Il a été commencé le 24 décembre 1833 ; mais le travail a été souvent interrompu. Le trou de sonde a 11 centimètres de diamètre. On n'a pas placé de tubes, la sonde ayant des appareils par lesquels on recueille partiellement la terre qui s'éboule des parois. La quantité des eaux qui s'écoule aujourd'hui s'est accrue depuis le mois d'avril ; elle est de 1,683 litres par minute, et elle renferme 4 pour 100 de sel. Vingt hommes travaillent au sondage ; on a avancé de 40 mètres dans les sept premiers mois de l'année.
« La nature des roches ou l'élévation du sol influentelles très-sensiblement sur l'accroissement de la température? Le nombre d'observations dignes de foi et faites dans des circonstances semblables est encore bien petit ;
39i LES PUITS FORÉS.
j'ose te rappeler que les résultats publiés par MM. de la Rive et Marcet, en 1887, s'accordent singulièrement avec celles de New-Salzwerck, faites sans doute avec moins de précision. M. de la Rive trouve, pour un puits de 225 mètres de profondeur avec un thermomètre à maximum de Bellani, 29". 6 pour 1 degré centigrade ; c'est seulement 0". 4 de plus qu'à New-Salzwerck; cependant le puits de Pregny, dans lequel MM. de la Rive et Marcet ont plongé leur thermomètre, a son orifice de 890 mètres supérieur à l'orifice du puits de New-Salzwerck. Le premier est de 94 mètres au-dessus du lac de Genève ; par conséquent, environ de 498 mètres audessus du niveau de l'Océan, tandis que l'altitude de New-Salzwerck atteint à peine 100 mètres* Le sol dans lequel sont creusées les veines de Freyberg diffère peu de l'altitude de Pregny, en hauteur au-dessus de la mer ; je compte pour Freyberg 420 mètres : or, les observavations faites jusqu'à présent*, et surtout celles de M. Reich, très-précises sans doute, donnent, en prenant les moyennes des différentes mines creusées dans le gneiss, 2*. 89 pour 100 mètres de profondeur, c'est-àdire 41". 8 pour 1 degré centigrade»
« Toutefois les observations faites à Freyberg ne sont peut-être pas comparables aux trois résultats de Paris, de New-Salzwerk et de Genève qui donnent 82'',29".2, 29". 6. On ne peut comparer des mines communiquant par dés puits très-larges et des galeries d'écoulement à des puits artésiens; la disposition de ces derniers semble