VI. — UL
Cinq puits creusés à Saint*Quentin, à des profondeurs de 20 à 29 mètres, chez MM, Samuel Joly et chez M, Chartier, et d'où l'eau jaillit à un demi -mètre audessus du sol , ont coûté chacun , terme moyen, 450 fr.
Quatre puits jaillissants, forés seulement, il est vrai, à la petite profondeur de 9 à 10 mètres, dans l'établissement de M. Davilliers, à Gisors, ont coûté, en somme , 860 fr., ou 215 fr. chacun.
A Fontes, département du Pas-de-Calais, un puits de 20 mètres de profondeur fut commencé chez M. Cuvillier, à 6 heures du matin, et terminé le même jour à â heures du soir. Le jet s'élevait à 2 mètres du sol ; le produit était de 40,000 litres en 24 heures.
Les tuyaux que les fontainiers établissent au centre de leurs puits forés , et le long desquels montent définitivement les eaux souterraines ; ces tuyaux, destinés à empêcher que les érosions des parois du canal ascensionnel, soit à l'état de sable, soit à l'état de petites roches, n'aillent promptement en diminuer le diamètre ou même le boucher tout à fait; ces tuyaux, disons -nous, figurent dans les prospectus de M. Degousée pour les prix suivants :
En bois d^aune avec frottes en fer aux
emboîtures. 15 fr. le mètre.
En fonte avec emboîtures tournées. ... 18 —
En tôle ou f^ forgé de 3 miUimètres
d'épaisseur 20 —
En cuivre rouge..... 30 —
Les mgénieurs anglais emploient pour le même objet des tubes plus minces et plus légers, des tubes de ferblanc , au prix d'environ 4 fr. le mètre.
Le tubage en boig n'est pas aussi défectueux qu'on pourrait Timaginer. Dans le puits artésien de Lillers (département du Pas-de-Calais )» il dure depuis plus de 700 ans. La buse extérieure en chêne, celle qui déborde le sol , est la seule qu'on ait janiais eu besoin de réparer. Les tubes de métal ont toutefois l'avantage d'être beaucoup moins épais et de diminuer très-peu le diamètre du trou de sonde.
Les tuyaux à l'aide desquels on revêt, en quelque sorte, intérieurement le trou pratiqué par la sonde, servent aussi à isoler la nappe d'eau pure qu'on se propose d'amener à la surface des nappes de qualités souvent inférieures, qui ont été traversées auparavant. Alors même qu'on veut recueillir les eaux de toutes les nappes réunies, le tubage est avantageux : il empêche que pendant leur course ascendante, ces eaux ne s'épanchent en partie par les fentes, les fissures et les couches de sable des terrains qu'elles traversent