‹ Œuvres complètes, Volume 6Chapitre 9 sur 99 · VI. — m · texte numérisé non relu

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tombé dans les mains, j'ai cru devoir à la mémoire de Fresnel , plus encore qu'à mon titre de membre de la commission des phares , de ne pas le laisser un instant sans réponse. Je reproduis ici à peu près textuellement Tarticle que j'insérai alors dans les Annales de chimie et de physique (t. xxxvii). On y remarquera les traces de l'irritation que l'attaque m'avait causée. Mes devoirs envers la mémoire de Fresnel ne me permettent pas de supprimer la discussion qu'on va lire.

Le savant secrétaire de la Société royale d'Edinburgh affirme qu'il a proposé le premier de construire par pièces {with a number of separate pièces) les lentilles à échelons de Buffon, et cite à l'appui de sa prétention l'article Burning instruments^ imprimé en 18H dans l'Encyclopédie écossaise. M. Brewster me permettra-t-il de citer, à mon tour, les Mémoires de TAcadémie des sciences, année 1788, page 54? Voici ce qu'on y trouve : • On pourrait même composer de plusieurs pièces * ces loupes à échelons; on y gagnerait plus de facilité dans la construction, une grande diminution de dépense, l'avantage de pouvoir leur donner plus d'étendue, et celui d'employer, suivant le besoin,. un nombre de cercles plus ou moins grand, et d'obtenir ainsi d'un même instrument différents degrés de force. » {Éloge de Buffon j par Condorcet. ) De 1788, si je ne me trompe, jusqu'en 1811, il y a vingt-trois ans

i. Je crois devoir faire remarquer que Condorcet a parié de pièces et non pas de zones ooncentriques. M. Poinsot en a fait depuis long* temps l'observation à l'Académie des sciences. Je ne répondrai donc à tous les arguments que Ton pourrait accumuler à ce sujet, qu'en prouvant, par le dictionnaire, que pièces et zones ou anneaux ne sont pas synonymes.

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Inen comptés. LHmpartialité si connue de M. Brewster me fait donc espérer qu*il se déastera de sa prétention, et qu*à Tavenir, toutes les fois qu*il parlera des lentilles à échelons composées de pièces de verre séparées, il cédera la première place à Condorcet.

Je voulais d* abord borner mes remarques à ce peu de mots, mais le mérite de M. Brewster est trop distingué ; il a rendu aux sciences des services trop réels, pour que je ne pense pas devoir signaler ici tous les désagréments auxquels pourrait Texposer un jour cette bizarre difiç)0sition d'esprit qui lui fait continuellement revendiquer, à tort et à travers, les découvertes d' autrui. Pour atteindre ce but, il me suffira de faire une supposition bien modeste : j'admettrai qu'il y ait de par le monde une seule personne dont M. Brewster ait examiné les travaux avec colère , avec des sentiments de haine , et que, dans un désir de récrimination, peut-être excusable, cette personne se soit avisée de chercher m le Mémoire concernant les phares fait honneur aux lumières et à la sincérité de son auteur.

Voici comment j'imagine qu'elle procéderait:

Son écrit serait intitulé Représailles; il commencerait, en effet, par une analyse succincte des articles de polémique les plus saillants, insérés dans les journaux d'Edinburgh; on insisterait particulièrement sur quelques diatribes, dont l'illustre M. Leslie a été l'objet; voire même sur certaine condamnation judiciaire qui en a été la conséquence, etc., etc.

On citerait avec guillemets le passage de l'éloge de Buffcm que j'ai rapporté ; et pour ôter à M. Brewster la

satisfaction de déclarer que cet éloge lui était inconnu, son antagoni^ lui dirait: le tome v de VEdinburgh Encyclopœdia renferme les articles Buffon et Buming instruments; ils sont Tun et Tautre signés (p); M. Brewster se déclare aujourd'hui Fauteur du Second, donc l'article Biographique lui appartient également. Cet article , dans l'ordre alphabétique , précède celui que l'auteur a consacré aux Burning instruments ; or, l'éloge de Buffon par Condorcet y est cité à la page 78, deuxième colonne ; donc l'auteur ( M. Brewster ) n'ignorait pas qu'on avait proposé, dès 1788, de construire par pièces les lentilles à échelons ; donc il devait le savoir aussi quand il imprimait postérieurement l'article Buming instruments ; donc il se donnait alors comme l'inventeur d'une méthode qui ne lui appartenait pas, et qui était textuellement indiquée dans un ouvrage imprimé qu'il avait lu. En une occurence semblable , ajouterait le critique, se contenter de repousser la réclamation comme dépourvue de toute justice, ne serait pas assez ; on doit déplus, dans l'intérêt des sciences et de ceux qui les cultivent, caractériser un tel procédé ainsi qu'il le mérite ; plus le savant à qui on l'impute est célèbre, plus il a fait de découvertes, et moins il faut être indulgent , de crainte que l'exemple ne devienne contagieux, etc., etc.

Je laisse maintenant de côté le persoBnage fictif , et j'examine, pour mon propre compte, la suite du Mémoire de M. Brewster.

Cet habile physicien, comme on a vu, se dit l'inventeur des lentilles à échelons. Le lectemr sait maintenant à quel point cette prétention est dénuée de fondement ; je

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vais, toutefois» Tadmettre pour un moment, et demander s'il s'en suivrait que M. Brewster a aussi inventé le nouveau système d'éclairage des phares?

Dans le fameux article Buming instruments de 181 i , le mot de phare ne se trouve nulle part. L'auteur, comme Buffon, avait uniquement en vue les phénomènes de fusion que la lumière solaire est susceptible de produire. Tous les artifices qu'il propose tendent à réunir en un seul point les foyors de plusieurs lentilles séparées. Dans son appareil une seule de ces lentilles reçoit directement les rayons du soleil; les autres sQpt éclairées à l'aide des rayons réfléchis par des miroirs plans. Les foyers de deux lentilles placées même dans des directions perpendiculaires, peuvent être ainsi amenées à coïncider. Des figures nombreuses, fort bien gravées, accompagnent le Mémoire ; mais dans tout cela, je ne sdurais trop le répéter , pas tm seul mot de phare, pas une seule ligne d'où l'on puisse induire que l'auteur ait jamais songé à une telle application de» lentilles. Ceux qui ont lu les nombreux écrits de H. Brewster ne supposeront pourtant pas que cette idée* si elle s'était présentée à son esprit, n'aurait pas été immédiatement publiée. Existe-t^il , en effet, de nos jours , un physicien plus avide de succès populaires, et qui cherche avec un soin plus minutieux les appli* cations dont les expériences sont susceptibles ? Le savant écossais n'est-il pas, à cet égard, entièrement hors de ligne, depuis le fameux Mémoire d'optique dans lequel , après avoir cherché à établir qu'on voit toujours plus nettement une ligne verticale que 4oute autre ligne horizontale ou inclinée, il s'extasie sur le parti avantageux que

le peintre en bâtiments et le décorateur devaient tirer de cette découverte?

Le nouveau système d'éclairage des phares n'est pas explicitement contenu dans VEncychpédie cCEdinburgh ; mais peut-être, dira-t-on, qu'il y est implicitement Pour ma part, je ne fais aucun cas des découvertes implicites. Toutes les prétentions de ce genre me paraissent devoir être assimilées à celles de l'ouvrier de Carrare, qui se croyait le véritable auteur du Laocoon parce qu'il avait extrait de la carrière le bloc dans lequel cet admirable groupe était renfermé, tandis que, suivant lui, le sculpteur ne pouvait prétendre qu'au très-faible mérite d'avoir enlevé à coups de ciseau les morceaux de marbre qui en masquaient les formes. Toutefois, pour ne laisser aucune objection sans réponse, j'examinerai les arguments > pareils à ceux de l'ouvrier carrarais, dont M. Brewster étaie ses tardives prétentions. Ils èe trouvent réunis dans le passage que voici :

c Ceux qui connaissent les lois suivant lesquelles se distribue la lumière qui traverse des lentilles ou qui tombe sur des réflecteurs , ont à peine besoin que je leur dise que les appareils les plus propres à opérer la combustion à l'aide des rayons solaires, sont aussi les plus convenables quand il faut produire la colonne d'illumination dans les phares. (Je traduis mot à mot.) Il n'y a entre les deux opérations qu'une seule différence : dans l'un des cas, les rayons parallèles du soleil passent à travers la lentille et se réunissent au foyer ; tandis que dans l'autre, les rayons partant du foyer, après avoir été réfractés par la lentille, deviennent parallèles. Donc les

lentilles polyMnales et les sphères à combustion ( hurning sphereê) décrites précédemment, sont particulièrement applicables à Téclairage des phares. »

Qu*y a-t-il dans toutes^ ces phrases ? 1* Un principe d^optique connu depuis plus de deux cents ans ; 2"" la proposition d'employer le^ lentilles au lieu des miroirs paraboliques pour empêcher les rayons de la lumière focale de diverger, proposition tardive sur laquelle d'ail* leurs M. Brewster n'a aucun droit, puisqu'il cite luimême un phare lenticulaire établi dès 178& dans l'ile Portiand; 3* enfin, l'idée que les lentilles poîyzonales contribueraient un jour à l'amélioration des phares. J'aurais bien voulu pouvoir concéder à M. Brewster le mérite d'avoir, sur ce denrier point, deviné juste; mais avant de le déclarer prophète, j'ai dû compulser les dates, les inexorables dates : or, le passage guillemeté n'est que de 1827, tandis que le Mémoire de Fresnel, qu'avaient précédé de si longues, de sî nombreuses expériences, remonte à 1822; tandis que le phare ^ grandes lentilles polyzonales de Cordouan, dirige depuis le 20 juillet i82S les navigateurs de toutes les nations qui fréquentent l'embouchure de la Gironde; tandis que le phare lenticulaire de Dunkerque, émt M. Brewster pourrait peut^ être constater l'existence sans quitter son pays, éclairait déjà la mer du Nord à la fin de 182&, etc., etc.

Ceux qui ont étudié l'optique, dit M. Brewster, n'ont pas besoin que je leur apprenne que l'appareil lenticulaire le plus propre à produire des phénomènes de combustion, doit être aussi le plus avantageux quand il s'agit d'éclairer un phare; Tune de ces opérations est l'inverse

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de l'autre. Tout cela est vrai, sans que M. Brewster puisse s'en prévaloir. Lorsque Mohtgolfier imagina <le lancer les ballons dans l'espace, il fit une application du principe d'hydrostatique le plus commun, le plus anciennement connu; son expérience était tout simplement l'inverse de celle que fait un couvreur quand il laisse tomber une tuile d'un toit dans la rue. Cependant, du consentement unanime du monde savant, lesballons sont une des plus belles découvertes du siècle 4ernief. Je le demande , enfin , à toute personne dé bonne foi , le ridicule ne ferait-il pas une prompte justice de l'auteur qui présenterait Archimède, Kîrcher, Villette, etc., etc., comme les inventeurs des phares à réflexion; Tschimhausen, Bufi'on ou Condorcet, comme les créateurs des phares lenticulaires; or, les^roitsde M. Brewster, sur la question des phares, sont évidemment au-dessous de ceux qu'on aurait à faire valoir en faveur de ces divere physicienSt

Plusieurs artides que M. Brewster a publiés, soit contre mes amis, soit contre moi-même, me donneraient certainement le droit de rechercher si les erreurs dont le Mémoire sur les phares fourmillci sont seulement l'eflet de cette préoccupation ô laquelle cèdent si facilement les auteurs quand ils ont à prononcer sur leurs propres ouvrages; mais j'abandonne cet examen : ma tâche est déjà assez pénible sans cela. Un seul passage exige impérieusement deux mots d'explication : je trouve, dans le Mémoire que je réfute , qu'aussitôt que M. Brewster eut appris de M. Stevenson qu'on s'occupait en France des phares lenticulaires, c il désigna immédiatement à cet

iDgénieur les perfectionnements dans la construction des lentilles, et les moyens de les arranger pour Téclairage {far the purposes of illumination) qu'il avait suggérera dans V Encyclopédie (TEdinburgh. » Or, il m'en coûte beaucoup de le dire, il n'est point exact que M. Brewster ait rien suggéré dans son Encyclopédie sur l'emploi des lentilles for the purposes of illmninalionl

M. Brewster déclare, dans son nouveau Mémoire, que cette application se présenta de bonne heure {early) à son esprit. Là, il reconnaît donc qu'après avoir fait les lentilles, il fallait encore songer à l'application. De bonne heure veut dire sans doute peu de temps après l'article de 1811 : l'idée de l'application ne saurait être de la même date, car, sans cela , il n'aurait pas manqué d'en faire mention ; comment arrive-t-il donc qu'aujourd'hui M. Brewster renvoie toujours le lecteur à cet article de 1811, si, comme il l'a avoué, par inadvertance sans doute, l'idée de l'illumination par des lentilles lui est venue postérieurement? Je n'ajouté plus que deux lignes de résumé, et cette partie de la discussion sera terminée : M. Brewster a publié en 1811 un traité très-détaillé sur les moyens de brûler à distance à l'aide des rayons solaires ; j'ai déjà prouvé que les lentilles dont il se sert pour cela, appartiennent à Buffon et à Condorcet. Je crois avoir établi aussi clairement, que l'auteur n'avait rien écrit jusqu'en 1827 sur l'application de ces lentilles aux phares. Ses prétentions à cet égard sont de tout point insoutenables, car j'ai fait voir que le mot de phare ne se trouve pas une seule fois dans le long traité des 6urning instrumenU. Cette seule circonstance, je ne saurais

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en douter, sera aux yeux des juges impartiaux, une démonstration évidente des droits exclusifs de Fresnel à l'invention des appareils lenticulaires. Tout ce que M. Brewster aurait pu concevoir tôt ou tard, concernant l'application des lentilles, n'existerait pour le public qu'à partir du jour de la publication. Je pourrais, je devrais peut-être m'en tenir à cet argument; mais, pour n'y plus revenir, je vais prouver (j'emploie ce mot à dessein) que le savant écossais n'avait aucunement songé aux phares avant l'impression du Mémoire de Fresnel.

L'article Buming instruments de 1811, ne parle des lentilles qu'autant qu'elles servent à fondre ou à enflammer les corps. A la rigueur l'auteur pourrait soutenir qu'il réservait pour un autre temps, pour une autre circon* stance, l'indication des applications d'une nature différente dont ces appareils lui semblaient susceptibles : les applications aux phares, par exemple ; mais, je le demanderai, ce temps-là n'est-il pas arrivé, mais cette circonstance ne s'est-élle pas présentée avant les travaux de Fresnel? M. Brewster n'a-t-il pas publié en 1819, en sa qualité d'éditeur de Y Encyclopédie d'Édinburgh^ une grande dissertation de M. Stevenson sur les phares {lighthouses)t N'y trouve-t-on pas l'indication des améliorations dont cet habile ingénieur imagine que ces établissements sont susceptibles? M. Brewster pouvait -il rencontrer une occasion plus favorable pour mettre le public dans la confidence de ses projets? Une note, et l'éditeur de Y Encyclopédie n'en est pas ordinairement avare, une simple note de deux lignes suffisait pour cela : mais on la chercherait vainement. Ce n'est qu'après que Fresnel a

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décrit et fait exécuter des phares lenticulaires; ce n'est qu'après qu'ils ont été établis sur nos côtes, aux applaudissements des marins, que M. Brewster se rappelle ses anciennes idées; c*est alors seulement qu'il les réclame comme son invention* Ses titres de propriété se trouvent, suivant lui , dans un article de 1811 , où l'on serait peu tenté de les chercher, car le mot de phare ne s'y re^contre pas une seule fois ; mais par une compensatiou bien singulière, il ne peut pas puiser un seul argument à l'appui de ses prétentions , dans un traité èœ-pro fesse ^ qu'il a publié huit ans plus tard , et qui a précisément les phares (lighthouses) pour objet. Je laisse au lecteur & rechercher si l'histoire des sciences a offert jusqu'ici un exemple de réclamation qu'on puisse comparer à celle du savant d'Êdinburgh.

Dans les appareils à combustion, M. Brewster fait concourir en un même point les foyers de différentes lentilles; une seule reçoit directement la lumière solaire ; les autres sont éclairées par <tes rayons réfléchis. Dans les nouveaux phares, les rayons venant du foyer qui passent au-dessus de chaque granide lentille , sont fecueîHis sur une lentille de moindre dimension qui les rend parallèles, et ils se trouvent rejetés ensuite dans la direction de rhorizon à l'aide d'un miroir réfléchissant. M. Brewster insiste sur la ressemblance de ces deux appareils, mais il se garde bien de remarquer que les lentilles et les miroirs supérieurs, dans les phares français, n'ont aucunement pour objet d'augmenter l'intensité de la lumière des lentilles principales; qu'ils sont d^tinés seulement à accroître la durée des apparitions du feu tournant dans chaque

direction ; que c'est pour cela que les faisceaux cylindriques auxquels ils donnent naissance, ne sont pas parallèles aux faisc^ux fournis par Tintermédiaire des grandes lentilles. Est-il arrivé , par hasard , que M. Brewster n'a pas compris cette partie de l'invention de Fresnel?

Enfler ses titres , affaiblir cenjç d' autrui ^ a toujours été la tactique des faiseurs d^ réclamatipns. Je ne dois donc pas m' étonner que M. Brewster l'ait suivie , et qu'il ait constamment présenté les lentilles h échelons comme la seule particularité digne <ie remarque qu'offrent les nouveaux phares. Telle est cependant, je l'ai déjà expliqué, la liaison inthne de toutes les parties de ce système, que sans l'emploi de la nouvelle lampe à mèches multiples, les phares à réflecteurs seraient préférables aux nouveaux et auraient plus d'éclat. Si l'invention de la lampe n'avait pas précédé celle des lentilles, remploi des lentilles aurait dû être rejeté. C'est là, suivant toute apparence , la principale cause qui avait empêché jusqu'ici les phares lenti* culaires de se propager en Angleterre. J'engage donc M. Brewster à fouiller de nouveau dans l'article Burning instruments, et à rechercher si la lampe n*y est pas implicitement décrite. 11 s'est trop aisément tenu pour battu sur ce point, sans songer que la concession tirait à conséquence. Quand il s'occupa {early) des phares lenti^ culaires, son projet était sans doute d'améliorer ce qui existait; or, sans la lampe, malgré les lentilles, point d'amélioration praticable ; la lampe lui est donc indispensable ; je lui conseille d'y penser sérieusement

La lampe à mèches multiples est, à ce qu'assure ML Brewster, une sunple combinaison des inventions de

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Rumford et de CarceL Les auteurs de la lampe n'avaient pensé, en Fexécutânt, qu'aux utiles applications dont elle leur paraissait susceptible. Quand ils la décrivirent pour la première fois, ilô firent à leurs devanciers une part certainement plus large (Voir p. 19) que la stricte justice ne l'exigeait Maintenant que sous la plume de M. Brewster la lampe est devenue celle du comte de Bumford, quelques détails historiques paraîtraient indispensables ; mais je les supprimerai, puisque cette question m'intéresse personnellement. En écrivant ce long article, j'ai désiré seulement venger la mémoire d'un compatriote de Va^ laque la plus inconsidérée. J'ai tenu surtout à prouver que l'ami dont une mort cruelle m'a si promptement séparé, n'avait pas seul^nent attaché sonnom aux plus subtiles, aux plus ingénieuses découvertes de l'optique, mais qu'il avait encore acquis, par l'invention des phares lenticulaires, des droits incontestables à la reconnaissance des marins de toutes les nations.

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