‹ Œuvres Completes Volume 7Chapitre 113 sur 183 · A LA MÈRE PAULE-HIÉRONYME , SUPÉRIEURE A NEVERS · texte numérisé non relu

A LA MÈRE PAULE-HIÉRONYME , SUPÉRIEURE A NEVERS

Le Saint prescrit à cette Supérieure quelques conditions pour la réception

des filles *,

2 novembre 1620,

Ce n'est îcy qu'une lettre d'attente, ma très chc^re Fille, pour seulement vous dire qu'au premier jour je respondray par le menu à toutes celles que vous m'avés fait la consolation de m'escrire jusques alhors. Vous pourréscependantrespondre à Monseigneur l'Evesque que ces bonnes filles de Moulins, comme vous aussi, n'estes la que pour faire le service de la fondation, et que, quand le Monastère sera estably, vous pourres (retourner) en vos maysons de profession, ou (rester ), et que partant il ne faut rien demander pour ces (tilles; là à la maysou de 31oulins, qui deiiieure ( obligée à les ) recevoir quand elles retourneront... Il semble qu'il n'est pas

* Tirée de la congrégation du Collège de Louis -le -Grand, à Paris. C'rst *a 552e de la coUection-Blaise.

' Cette lettre étant rongée en plusieurs endroits à cause de sa vétusté, H en d'autres coupée par des plis, on a cru devoir remplir les lacunes par Of'S conjectures, en indiquant par des parenthèses les mots suppléés ju tlfiïïmé&.

(convenal)le de presser) nostre Seur Marie Aymée de Merviîle, ainsy qu'elle-uiesme laisse librement les dix mille francz.

Tenes vostre courage hautement relevé , et saintement humilié en Dieu , ma très chère Fille.

Certes , ces filles si ineptes ne doivent point estre receûes à profession ; et quand on les reconnoist îelles avant la réception à l'habit, elles ne doivent point y estre admises. Mais je vous diray cela en détail.

Yous pourrés employer les seurs qui doivent estre domestiques , et qui ne sont point vestues, au service du dehors, par lequel elles méritent tous-jours davantage leur receptioa future à l'habit.

Je vous remercie de vos beaux Bréviaires, et envoyeray les miens vieux à la première commodité. Ma très chère Fille, je suis très parfaitement tout à fait vostre , et comme à ma chère fille... et comme à ma seur Marie- Aymée.

LETTRE

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