‹ Œuvres Completes Volume 7Chapitre 137 sur 183 · CHAPITRE xn · texte numérisé non relu

CHAPITRE xn

Quand doncques vous estes ensemble en l'Eglise, et ailleurs par tout où les hommes se treuvent , prenez soin mutuelleui! lit de garder vostre cha teté l'une de l'autre : car en cette sorte , Uicu qui habite en vous vous gardera de vousmesmes. Et si vous vous appeicevez que quelqu'une d'entre vous commette de l'œil cette insolence dont je parle, advertissez-la piomptement, atïîu que ces commencemens ne fassent pi().u:és, mais soient soudain corrigez. Que si après Tadvertis.x nient, de rechef, ou bien un autre jour, vous luy voyez iiii î « les mesmes traits, alors celle qui l'aura apperçeûe, quelle (ju'f'iie soit, la doit manifester comme une personne desja \,] , atFin qu'on la guérisse. Avant cela toutefois,

il faut i nu voir la mesme faute à une , ou deux autres, à ce (pie piij- ie tesmoignage de deux , ou de trois, elle puisse esire cou vaincue et l'e primée par une convenable sévérité. Et ne juiivz pas qu'en découvrant ce mal, vous commettiez aucune uial-vcuillance; car plustost estes-vous coupable lors <}u'en a(cnsant les fautes de vos Sœurs, vous les pouvez faire amender, et en vous taisant vous permettez qu'elles pe-

rissent; car sîvostre Sœur avoit un cors qu'elle voulustestre celé , crainte qu'on ne luy list quelque incision , ne seriezvous pas cruelle en vous taisant , et bénigne en le révélant? Combien plus donc devez- vous manifester l'ulcère spirituel, affin qu'il ne pourrisse plus dangereusement au cœur ?

Page 1