ADDITIONS AUX CONSTITUTIONS
que les autres ne s'en apperçoivent pas , affin de ne point tenir les esprits en contrainte.
De la Constitution de la Modestie.
Qu'elles ne s'interrompent point les unes les autres, quand elles parlent ensemblement , et spécialement lorsqu'elles font la conférence des lectures, et que l'on parle de choses sérieuse^,. Si queliju'une manque par oubly ou négligence à ce qui est de sa charge, celle qui s'en appercevra l'en pourra advertir, non par forme de remonstrance, ains comme la faysant resouvenir; mais celle qui sera ainsy advertie, le doit prendre en bonne part , et tesmoigner d'en sçavoir gré.
De la Constitution des Offîcieres de la Maison.
La Supérieure considérera spécialement la Directrice et les Novices, affin que cette pépinière soit bien cultivée en la vie spirituelle, et afîin que la reformation de l'homme extérieur ne soit pas sans celle de l'homme intérieur, et que la Congrégation connoisse tous-jours que l'union des âmes avec Dieu est sa principale fin , et que les filles d'icelle ne se retirent pas du monde seulement pour fuir les peynes et travaux, perilz et dangers de damnation qui y sont; mais aussi, et principalement pour estre tirées, jointes et unies de plus près et plus fortement à leur Créateur et Sauveur.
De la Constitution de l'Election de la Supérieure.
Pour l'élection des Conseillères et de l'Assistante, quand lîv Supérieure jugera à propos de les changer, elle en fera proposition au Chapitre, comme dessus (voila ce qui estoit demeuré de cet article). Que si la Congrégation fay soit jamais de si mauvaise élection de Supérieure, qu'elle meritast d' estre déposée avant le tems , les Sœurs qui en conscience connoistroient que cela deust estre fait, en advertiroient le Père spi»