‹ Œuvres Completes Volume 7Chapitre 55 sur 183 · M. GUILLAUME DE BERNARD DE FORAX , LE 6 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

M. GUILLAUME DE BERNARD DE FORAX , LE 6 NOVEMBRE

Pour être présentée à S. G. le Duc de Nemours.

Sa Grandeur est trt^ humblement suppliée d'accorder et ordonner aux gens de son Conseil et Chambre des Comptes de Genevois de donner en effet des limites à la jurisdiction que le S' de Charmoysi a à Yelly. C'est chose des-ja ouctroyée au feu S'' de Charmoysi, et ensuite dequoy Finformation de l'interest que Monsieur y peut avoir avoit esté prise avant le

1 Tirée du 2e couvent de Sainte-Marie de Rouen, dont la supérieure, Sœur Marie de Sales Dugard, a eu l'obi geance de nous la communiquer. Cette pièce étoit restée inédite jusqu'ici, quoiqu'elle lasse suiie à la lettre au duc de Nemours rapportée au tome précédent, page 330. Ces deux pièces sont accompagnées de l'attestation suiv;uae : « Je soubsigné Gaston de Bernard de Forax » certifie que cette lettre de quatre feuillets et la Requeste cy jointe d'un » feuillet et demy sont escrites de la propre main de St. François de Sales, » Evesque et Prince de Genève, Anessy, le b novembre 1614, et par luy en- » voyées à feu monsieur Guillaume de Bernard de Forax, mon père, pour les » présenter à monsieur le Duc de Nemours, Prince de Genevois. Ce certificat > fait à Paris, ce 30 mars 1696. S. G. de Bernard de Forax. »

A cette occasion, nous signalerons plusieurs inexactitudes que présente le texte de la lettre telle que nous l'avons donnée au tome précédent, faute d'avoir alors sous les yeux le texte original. Page 330, ligne 9 du corps de la lettre, au lieu de : sceut, lisez : sceu. Ligne uernière de la même page, au lieu (le : quelle avoit, lieez : qu'elle aurait . Page 33!>, iig. 2-3, au lieu de : ne revoit pas, lisez : 7îe serait peut-estre pas. Ligne 28, au liju de : proteste', lisez: professe'. Page 332, ligne 20, au lieu de : dans l'armée , lisez : en l'armée, Ibidcn:, Iig. 22, au lieu de : de nouvelles forces , lisez : des nouvelles forces, îbid., ligne 24^ au lieu de : Que si vostre Grandeur^ lisez : Que V. G. Nous passons sous silence des différences d'orthogrcphe , telles que bienveillance. {i"^^- ligne du corps de la lettre), au lieu de bienveuillance qu'il eût fallu mettre, etc.

DE S. FRANÇOIS DE SALES. 2o7

frospas flndit feu S^ de Charmoysi, par laquelle il se treuvera que c'est chose de peu d'importance, et néanmoins |)Our la faciliter encor davantiige ou offre récompense de liefs, et servir ailleurs, dans les terres de S. G. a laquelle il importe peu d'avoir en un lieu ou en un autre , estant par tout le haut Seiirneur au dessus de tous les autres de ce pais.

Sa Grandeur est encor très humblement suppliée de commander à ses gens du conseil de deçà de voir si les armoiries du S' de Vallon qui estoyent en l'église de Samoen, et en furent rasées, par authorité absolue de S. G., estoient en lieu préjudiciable aux authorités d'icelle, et en cas que ledit con&<ûl juge que non, les faire restablir ou du moins permettre audit S' de Vallon de les faire restablir. C'est un point de justice, et qui en conscience ne peut estre lefusé. Car le S' de Vallon ayant fait une notable despense pour la réparation de l'église avoit droict de laisser ou mettre des marques de sa pieté pour la postérité au lieu où il avoit contribué, pourveu qu'elles fussent en une place, en laquelle il n'y eut point d'apparence , que lesdites armoiries fussent mises à pair de celles de S. G. et toutefois quoyqu'ainsy fut, le feu S' Berthelot lit des efforts si grans et des instances si violentes, qu'en fin contre l'advis des gens de justice et contre Tordre du droict lesdites armoiries furent rasées, au préjudice de la réputation dudit S"" de Vallon.

Sa Grandeur est en lin suppliée très humblement de commander que le procès que ses fiscaux font contre les deux tilles du feu S*" de Cerisier soit vuidé par voye convenable; c'est un point de pieté et de justice tout ensemble; car ces pauvres filles sont pupilles, et on ne sçauroit preuver solidement la mort de leurs oncles ausquels la curialité d'Ugine appartenoit , de sorte qu'en cette doute du trespas , on pourroit leur prefiger un terme dans lequel on les laisseroit jouir de ladite curialité, et passé lequel elle seroit reunie au revenu de S. G. Car aussi bien le droict qui présuppose qu vu. 17

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cîiasqu'homme puisse vivre cent ans, et qu'en efTect il les vive, portera que ces filles jouissent encor plus de soixantvi ans, puis que leurs oncles dont on ne peut preuver la mort {un estant allé en Levant et l'autre en Hongrie) , ne sçauroyent avoir, s'ils sont en vie , plus de trente-cinq ou quarante ans. (Et tous ces Iroys articles furent demandés à Monsieur par l'Evesque de Genève et accordés comme convenables à la bonté et générosité de S. G.)

LETTRE

A M. LE COMTE DE TORNON, COMMANDANT- GÉNÉRAL EN DEÇA DES MONTS, EN l'absence de SON EXCELLENCE.

Sur le vovage que saint François avoit à faire dans le Valais, pour le sacre de

Monseigneur de Syon.

Annessi, 28 novembre 1614.

Monsieur,

L'hors que Monsieur de Charbennen fut icy, j'estois en un petit voyage que j'ay fait en Tharenfcayse pour la consécration de l'Eglise que les Capucins y ont dressée nouvellement , selon la recommandation que Monseigneur l' Archevesqus de ce lieu-là m'en avoit faicte à son départ. Et dans deux jours je vay en Valey, où on doit sacrer Monseignem de Syon, le second dimanche de l' Advent ; ce sera un voyage un peu plus long et qui me tiendra hors de cette ville presque jusques aux festes. Cependant , les nouvelles de la paix se fortifieront. Dieu aydant, et Madame ma cousine arrivera près de vous, qui me gardera de luy faire présentement res-

* L'original en appartient à madame la marquise de Camerano , née de ^Toraoû. C'est la 168^ inédite de la collection,-BlaisQ.

ponse. J'ay appris par Monsieur de Noyeret une partie de la négociation de Saint-Rambert , car il a jugé que vous desiriés que je la sceusse, puisque monsieur de Charbennen avoit charge de me la communiquer. Si ce bon Prince revient , je seray grandemeAt trompé , car à ce que j'apprends, on le porte tous-jours plus avant de delà, et il me le signiiîe luy mesme , pai' urne lettre qu'il m'a fait la faveur de m'escrire . Je prie Dieu qu'il vous comble de contentemens , Monseigneur , et suis sans façons ,

Yostre très humble serviteur ,

François , Evesque de Genève.

LETTRE

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