‹ Œuvres Completes Volume 7Chapitre 83 sur 183 · A M» DE FORAX, GENTILHOMME DE LA CHAMBRE DE M. LE DUC DE NEMOURS · texte numérisé non relu

A M» DE FORAX, GENTILHOMME DE LA CHAMBRE DE M. LE DUC DE NEMOURS

Il l'engage à demander, pour les religieuses de la Visitation d'Annecy, un eniplacement nommé le Prc-Lombard, appartenant à M. le duc de Nemours.

Annecy, 27 septembre ICI 7.

Monsieur mon frère ,

Yous recevrés par M. Rousselet une de mes lettres, par laquelle \e vous supplie de nous assister vers Monsieur, pour obtenir le pré Lombard ^ en faveur des Seurs de la Yisi talion;

1 Tirée de la Congrégation des Jésuites, rue St.-Antoine. C'est la 410^ de la collection-Biaise.

* Ce Pré-Lombard étoit une île spacieuse *, acquise autrefois par Henri tte Savoie, iils de Jacques, duc de Nemours, qui, par l'aljsence des prmces, et la négligence que l'on avoit apportée à la détendre du débordement des eaux, étoit devenue presque un marais. Saint François de Sales ne put l'obtenir; mais après sa mort, l'an 1644**, la mcre de Blonay l'obtint par l'entremise

* Vie de la mhre de Blonay, par CIi.-AiJf;. de Sales, cli. XVUl. — "* Idem.

dirli che saria bene di rimandarlo, gia cliè havendo iinparata la lingua e esseiido molto grato in quesle bande ;, parmi che sarebî)e di molta ntiiità. Perô in tutto io mi rimetto alla molta prudcntia di. V. P. che Iddio faccia beata nelia gratia e gloria céleste^ e alk quale io voglio sempre restare

Servitore et fratello humilissimo e divotissimo^

Francesco, Ycscoyo di Ginevrau

et nous vous ouvrons un expédient, qu^au moins il luy plaise de permettre que les susdittes Dauies en eussent la moitié pour donner en eschange aux Pères de saint Dominique j, gardant Tautre moitié pour en faire ce que sa grandeur voudroit.

Mais me doutant que ces Pères de saint Dominique ne voudront pas lascher ce dont nous avons besoin , si on ne leur donne tout ïe susdit pré , je vous supplie de faire ce qui sera bonnement à faire, affin que Monsieur se contente que nous leur puissions donner le tout. Que s'il ne se peut, alors on pourra parler de la moitié. Yous voyés, mon cher frère, comme je traitte avec vous; car j'escris cecy furtivement, sans que personne le sache, parce que le porteur ne me donne nul loysir. Mon cœur salue et embrasse le vostre, et je suis invariablement vostre , etc.

LETTRE

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