EN DEÇA LES MONTS
Saint François lui recommande la sainte maison de Thonon,
Le 3 août 1603.
Monsieur,
Je me suis fort peu meslé des affaires de la mayson de Thonon jusques à présent, néanmoins ayant icy un créancier d'icelle , homme de mérite , et qui est en extrême nécessité , je me suis des-ja essayé de le faire payer par autre voye selon les moyens que le père Chérubin m'avoit proposés. Mais n'estant réussis , et voyant la nécessité de ce créancier croistre tous les jours, je me suis enquis s'il y auroit aucun autre moyen pour faire ce payement. Et on m'a dit que S. A. avoit ordonné certaine pension annuelle à la ditte mayson, de laquelle on pourroit bien prendre la somme requise qui n'est que de 80 fr., et particulièrement s'il vous plaisoit d'en dire un mot de faveur. C'est pourquoy, Monsieur, je vous en supplie humblement , et de me pardonner si je suis si prompt à vous importuner, puis que c'est pour une œuvre charitable et le soulagement des affligés, comm' est ce créancier.
Je prie Dieu cependant pour vostre santé que je souhaitte longue et heureuse comme doit ,
Monsieur,
Votre serviteur plus humble , François , Ev. de Genève.
* L'autographe en appartenoit à M. le marquis Ange Chigi. C'est la 75« été lettres inédites de la collection-Biaise
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LETTRE
A M. BONIER, CONSEILLER DE S. A. KT SON AVOCAT PATR^IONIAL A CHaMBÉRY^
EiN SAVOIE.
Saint François le prie de lui envoyer les comptes de la sainte maison
de Thonon.
Annecy, 23 octobre 1G03.
Monsieur,
Yoicy une lettre qui m'arrive de monseigneur le Nonce de Turin , qui me conjure de luy envoyer un piccolo bilancio delli conti che sono stati vidati in Tonone circa le cose délia Sta Casa, perché gioverà molto appresso S. S. per ottenere moite yratie^. S'il ne tient qu'à cela, il me semble, Monsieur, que je les doy envoyer, mais je ne puis si je ne l'ay, ni puis l'avoir que par vostre moyen que j'implore à cet effet, et vous supplie de m'aymer toujours, et croire que priant Dieu pour vostre santé je demeure toute ma vie,
Monsieur,
Vostre serviteur plus humble,
François, Evesque de Genève.
1 L'original en étoit conservé chez la maquise de Camerana, née de Tornon, à Turin. C'est la 76e des lettres inédites de la collection-Biaise.
* C'est à-dire, un petit état des comptes qui ont été liquidés à Thonou concernant la sainte maison, parce que cela servira beaucoup auprès de sa Saia» teté pour obtenir plusieurs grâces.