‹ Œuvres Completes Volume 7Chapitre 97 sur 183 · Signera mia Oss · texte numérisé non relu

Signera mia Oss

lersera ricevei la leltera di V. S. 111. per via del Sign» Vaidelli ; et la ringrazio umilmente del favore cheella mi fa di scrivermi^ che nu dà mille consolazioni.

La Madré dunque per providentia particolare d'Iddio , si trovô in strada e giunta in Borges quando'ricevei il memoriale del Ser. Prencipe, e cosi da Borges verra come credo qui da Parigi per fundar un monaslerio} perché se bene ia morte del Cardinale Principe mette

rées, je vois cependant que peu à peu ces difficultés s'évanouissent, et de cette ville, à son retour, elle passera à Dijon où les choses sont préparées pour la fondation d'un autre -nonastere; ensuite elle ira à Turin, si les choses se trouvent en état pour la fondation ; ainsi j'espère que , sans perdre de temps , elle emploiera bien les journées , pourvu que Sa Divine Majesté l'aide et l'encourage.

L'illustrissime Comte se porte fort bien, et il a la bonté de me donner toutes les preuves d'affection qu'on peut désirer. En chemin, il me dit qu'il vouloit parler avec moi des affaires de V. S. 111. ; jusqu'ici il ne l'a pas fait, et je ne crois pas qu'il le fasse de si tôt, étant très-occupé des affaires qui lui tombent sur les bras, et de toutes celles du marquis son frère. Le voyage a été très- heureux. Notre sérénissime maître a voyagé très-gaîment ; il a reçu beaucoup de caresses et d'applaudissemens de la part des grands et des petits, chacun bénissant Dieu et la maison de nos Princes, et témoignant une ferveur particulière pour l'objet de notre

un poco di difficoltà aile disposizioni , che egli vi haveva messe, tuttavia vedo, che poco a poco vanno disparendo, et da quesla ciltà nel ritorno passeià in Digione, ove le cose sono apparecchiate per la fondazione di un altro monasterio , e alla prima posta anderà in Torino se pur le cose si troveranno in stato di dovervi far la fondazione; e cosi spero, che senza perdere tempo, ella impieglierà bene le giornate , purchè Sua Divina Maestà Tagiuti e conforti.

L'ill. Sig. Conte sta molto bene, e dalla gratia sua mi dà tutti li gegni d'amorevolezza, che si possono desiderare. E per strada mi disse che voleva parlar meco délie cose di V. S. 111. ; ma sin adesso non Tha fatto ne credo che sia per fado cosi preslo, essendo assai occupato intorno alli negozii, che tutti soprale braccia sua ricadono, e sopra quelle dell^ ïll. Sig. Marchese suo fratello. Il viaggio è stato buonissimo, il S. nostro Padrone essendo venuto allegramente , e havendo ricevute moltissime carezze e applausi generali de' grandi e minimi , ognuno benedicendo Iddio et la casa de' Prencipi nostri, e testificando un fervor particolare per il motivo ricercato; et li cin

demande. Pendant les cinq jours de navigation, j'ai en lo temps de jouir de la présence du sérénissime cardinal, nua jans parler ensemble de beaucoup de bonnes cbosos : deux fois par jour, S. A. lisoit des livres françois ponr apprendre de plus en plus la langue et l'état des affaires de ce royaume. Quelquefois il ramoit et il me faisoit ramer avec lui, pensant d'abord que je ne connoissois pas ''et ait , dans lequel il s'est trouvé toutefois que je suis docteur. Etant arrivés à Orléans, nous avons trouvé M. de Bétbune et M. de Modéne; là nous nous sommes reposés deux jours, jusqu'au jour de la fête de la Toussaint. S. A. a reçu la sainte communion, et ensuite à petites journées nous sommes venus ici. On ne sauroit dire avec combien d'iionneurs a été reçue S. A. ni en quel nombre étoit le peuple qui vint au-devant de nous pour la voir. De mémoire d'homme on n'a jauiais vu tant de foule pour une entrée de piince.

Le Roi, ensuite la Reine, Monsieur frère du Roi, Madame l'aînée et Ma<iame la cadette firent au Prince de très-grandes iêtes, mais par-dessus tous, le Roi : tous ses courtisans s'ac-

que giorni di navigatione, ho havuto tempo da godcre la preseoza del Ser. Card. non senza parlare di moltissime cose buonc; c due volte il giorno sua Altezza legeva libri francesi, per andar di più in piùimparando la iingua e le cuse di questo regno. E anco aile voile vogava e mi faceva vogare con lei, pensando al priucipio che io non sapessi quell' arte, nclla quale tuttavia s'è trovato che io era dottore. Essendo giunti a Orléans, incontrati da monsieur de Bctune e di Modnna, siamo stati due giorni per riposare un poco , e sin il giorno di tutti i Santi. S. A. fece la S'"^ communione, e poi a i)iccole |,ioniate siamo venuti qui; e non si pu6 dire con quanlo honore fu ricevuta S. A. ne quanto fosse il popolo che venue fuor per vederla : ne si è veduto di memoria d' uomo tanta foUa per entrata de principe.

Il Re, poi la Regina, Monsieur fratello del Re , Madama magiore et minore fecero con esso grandissime feste ; ma sopra tutti il Re, che tutti li suoi dicono haver fatto segni straordinari di ailegrezza.

cordent à dire qu'il a donné en cette occasion des signes extraordinaires d'allégresse. Madame l'aînée est très-agréable, ayant sur le visage l'empreinte de la majesté et de la bonté. Elle est grande pour son âge, elle met une grâce incomparable à caresser avec une modestie et une gravité singulières ; son prédicateur, qui est beaucoup mon ami et homme de grande piété, m'a dit qu'elle avoit une dévotion rare, une prudence exquise et une bunië très-remarquable. On ne peut dire en quelle estime est ici notre Prince aîné : tous l'appellent le miroir des princes en bonté pour les peuples, en piété, en courage, et enfin sur tout les points qu'on peut désirer.

Quant à S. A. S., elle a développé tous ces dons rares qu'on ne peut compter. On ne fait que son éloge en particulier et en public, et je n'ai pas tort de le dire, car je sais qu'un enverra des relations de tout le voyage et des événemens qui ont eu lieu ici.

J'ai trouvé à Paris un tel accroissement de dévotion, que j'en suis émerveillé. Le roi surtout a une si haute idée de la

Madama magiore è compilissima, havendo scolpita la maestà e benignità nel volto, e è grande per l'elà sua, e ha iina gratia incomparabile acarrezzare con modestia 8" gravita siugohire. Il suo predicatore, molto mio amico e uomo di gran pietà, mi disse, che haveva una divozione singolare, una prudenza squisita e una bontà notabilissima. E non si puô dire poi in cne concetto sià qui il nostro prin' cipe magiore : tutti lo chiamr ^o specchio de' Prencipi in bontà verso i popolij in pietà, in fortezza, e in summa in tutte le parti che si possono desiderare. E qunnto a S. A S. ella ha tutti spiegati quel particolari doni che non si possono numerare, e le lodi sue si pubbliche corne private, e non ho torto , perché so che si manderanno relazicni particolari di tutto il \iaggio e de tutte le cose successe ^uî.

Solamente che ho trovato Parigi con tanto accrescimento di divozione ^ che è un stupore -, e quel che e sopra tutto , il Re ha un con-

sainte religion catholique, qu'on doit espérer mille bénédictions dans ce royaume.

Au bon père D. Juste mille et mille saints ; à Toccasion, jene manquerai pas de faire tout ce qui se pourra pour sa congrégation.

Dieu soit éternellement loué ; qu'il soutienne et bénisse de sa sainte main V. S. 111., de laquelle je suis

Le très-humble et le très-assuré serviteur,

François, Ev. de Genève.

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