‹ ŒuvresChapitre 10 sur 62 · L:N,-z..[jvGoOgIc · texte numérisé non relu

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brisées et enfoncées dans la terre ou ensablées dans la mer. Les Francs en employèrent beaucoup dans la construction de leurs murs, où on les voit encore posées sur le travers.

Le commerce de Tripoli consiste presque tout en soies assez rudes, dont on se sert pour les galons. On observe que de jour en jour elles perdent de leur qualité. La raison qu'en donnent des personnes sensées , est que les mûriers sont dépéris au point qu'il n'y a plus que des souches creuses. Un étranger réplique sur-le-champ : Que n'en plantet>on de nouveaux? Mais on lui répond : C'est là un propos d'Europe, Icil'onne plante jamais , parce que si quelqu'un, hatit ou plante , le paclia dit : Cet homme a de l'argent. Il le fait venir; il lui en de' mande -.s'il nie', il a la bastonnade; et s'il accorde, on la lui donne encore pour en obtenir davantage. Ce n'est pas que les Tripolitaius soient endurants : on les regarde au contraire comme une nation mutine. Leur titre de janissaires, et le turban vert qu'ils portent en se qualiBant de chéri/s, leur en inspirent l'esprit. Il y a lo à 12 ans que les vexations d'un pacha les poussèrent à bout : ils le chassèrent, et se maintinrent 8 mois indépendants; mais la Porte envoya un homme nourri à son école, qui, par des promesses, des serments, des pardons, etc., les adoucit, les dispersa, et finit par en égorger 800 en un jour : on voit encore leurs têtes dans un caveau près de Qadicka. Voilà

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