‹ ŒuvresChapitre 17 sur 62 · Dâouàt el Otobba · texte numérisé non relu

Dâouàt el Otobba

i3. Abâràt el Motakallamin.

i4- Nadiiu cl Ouahîd.

i5. Târikcl Yhoud, l'YouM-fims.

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86 ÉTAT POLITIQDE

Voilà en quoi consiste toute U bibliothèque du couvent de Mat'haima, et Von peut en prendre une idée de la littérature de toute la Syrie, puisque cette bibliothèque e&t , avec celte de Djeu^, la seule qui y existe. Parmi les Uvres originaux, il n'y en a pas un seul qui, pour le fonds, mérite d'être traduit. Les séances même de Hariri n'ont d'intérêt qu'à raison du atyle; et il n'y a dan» tout l'ordre qu'un seul religieuit qui les entende : les autres ne sont pas mieux compris de la plupart des moines. liC régime de cette raai&on, «t les mœurs des moines qui l'balHtent , of&ent quelques singularités qui méritent que j'en fasse mention.

La règle de leur ordre est celle de saint Basile , qui est pour les Orientaux ce que saint Benoît est pour les Occidentaux t seulement ils y ont fait quelques modifications relatives ji leur position; la cour de Rome a sanctionné le code qu'ils en ont dressé il y a So ans. Ils peuvent pronoqcer les vœux dès l'âge de i6 ans, selon l'attention qu'ont eue tous les législateurs monastiques de captiver l'esprit de leurs prosélytes dès le plus jeune âge, pour le pliera leur institut; ces vœux sont, comme partout, ceux de pauvreté, d'obéisaance, de dé" vouement et de chasteté; mais il faut avouer qu'ils sont plus strictement observés dans ce pays que dans le nôtre ; en tout, la condition des mranes d'Orient est bien plus dure que celle des moines d'Europe. On en pourra juger par le tableau de

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