‹ Œuvres D'Augustin ser 1 vol 2Chapitre 72 sur 89 · AT · texte numérisé non relu

AT

on trouvera

Déplus, il est clair que la valeur de o(a) donnée par l'équation (122) deviendra

çp(a)

(A — a)(B -+- a)c^^— ■fi{\ 4- a)(Ji — a)e-"=

( A 4- a ) ( B — a ) t' -«='— -n ( A — a ) ( B + a j e"* Les formules (i23) et (124) coïncident exactement avec les for-

268 MEMOIRE SUR LE; CALCUL INÏEGliAL.

mules (102) et (m). Pour achever la solution du problème et retrouver la formule (79), il suffira de recourir à l'équation

(io3) \'{jc)=:—f r e'(^-i^)'|'(^)6?^c^À,

et d'observer qu'on aura généralement

Revenons maintenant à l'équation des cordes vibrantes. On a, dans ce cas, pour déterminer /(.r), les deux équations

De plus, nous appellerons encore ((^) une fonction qui sera égale à la valeur connue de f(^) entre les limites ^ == o, ^ = «, et qui deviendra constamment nulle hors de ces limites. Cela posé, on tirera des équations (126)

et, par suite, en nommant i, y], deux nombres inférieurs à la limite i, mais dont le dernier q diffère infiniment peu de l'unité,

f{x)z=.ri"e~-"-"-'^f{x) pour x=i{'?.n-^i)a (n^o),

— /(j;)=z:/( — ^) =-/]'»e-«"*/(— x) » —x = {2n-h'.)a in = o),

En remplaçant dans les seconds membres des équations précédentes /(ce) par i'(cc), f(— ce) par |'(— x), puis réunissant toutes les valeurs particulières de f{x) qui en résulteront, on obtiendra la valeur gêné-

raie clo/(^), savoir :

OU, ce qui revient au même,

OU à très peu près

I — Ti (e'-'** -r- e~-"*) -h •/!■

On a d'ailleurs

(128) f(^) — iX— ^) = — / f (e^(^-!^!'-e>(-^+H-'i)f(fjL)^|/rf).;

puis, en désignant par p une racine de l'équation

oCÙ~i

g-a>i-Q QQ sinaXmo,

on trouve

Donc, par suite, on aura

J ^ I — 2r] cos(2a/.) -h-r,- c/p c (i — YîC0S2aX)-

(Y)sin2aX)'^ 2 a

= — 7 / [cosp(.r — jU) — cos p(j7 + /Jt.)] I'(j^) <f,a

siiip.r sinp/JL f(p.) <^/jt.

zir - \ sinpa- / sinp/i. ('(/J^) '^'^i^, ce qui est exact.

Il est a4sé de voir que les méthodes ci-dessus exposées sont applicables à tous les problèmes du même genre.

§ VII. — Développement des principes établis dans le paragraphe

précédent .

Adoptons les notations du paragraphe III, en sorte qu'on ait

(1) Y{^,)f{x)=^f f e>-^-V-y^¥{ri)fWdixd\,

quelles que soient les fonctions F(a) et /(a). On en conclura, siF(a) désigne une fonction entière de a et de e", en sorte qu'on ait

on en conclura, dis-je,

(3) cp(a,e«)/(.r)=:9(l),,i + A,)/(^).

De plus, si, la valeur de F(a) restant quelconque, on a

alors, en posant

(5) . '/(a)/(.r) = cT(j7),

on trouvera

(6) F(a)/(^) = 9(«)^(^), OU

(7) [9(«)x(«)]/(^-) = 9(^)[z(«)/(^)]=X(«)[?(^)/(^)]- Enfin, si l'on a

V indiquant une somme quelconque de termes finis bu infiniment

petits, on trouvera

(9) F(a)/(^)=— r f F(}.i)rÇ9(A')e't!x1eV^-ix)i^^^,. et, parce que

(10) ~ f f «'^'^"^■^'F()J)c?X^fx = F(A-),

on aura

Ainsi, par exemple, l'équation

(12) f{jc)=: 1 e"'''o{u)du entraînera la suivante :

(i3) F(a)/(.r)=r F(«i)9(«)e"^-'rf«.

Si l'on désigne par \'(^) une fonction de x qui soit toujours connue entre les limites œ = o, x = a, et toujours nulle hors de ces limites, on aura

et l'on en conclura

Vice) r(x)z:r— f F(?J)e>-^— l-)'f(fJL)rffJl,

F(a)|'(— ^) = — f F(>.i)e>(^+H-)if'(/JL)^i^.

Observons enfin que, si la fonction ts(x), étant propre à vérifier l'équation

(•6) [9(a) — i]ro(a.-) =0,

est donnée par la formule

(17) ou

Tn{a:)

i — riO[(x) -n

I —rr

cp(a)

Y] représentant un nombre très rapproché de l'unité; on trouvera, en désignant par p une racine réelle de l'équation

et posant

<p(pi) = i,

Q=:±o'(pi),

ou, ce qui revient au même, en représentant par Q la valeur numérique de la fonction 9' (a) correspondant à a = pi.

ii--n')dl

©(AljJ

£ étant un nombre très petit; et, par suite,

(21) ^("^'=2-oc f ^eP^^-\>-y^Uix)dix.

C'est là, en effet, ce que l'on conclura de l'équation (18) combinée avec la formule

Si la fonction f(^) était assujettie à s'évanouir hors des limites X = o, X ^ a, on aurait

(23) f(cc) = ^ f I f{iJ.)e''('^-\'y'dixdl,

et l'équation (21) serait remplacée par la suivante :

(24) ^(■^)=2--/ ^^P'"-^^'f(^)^f^- Enfin, si l'on supposait

(25) • f{^)=f xO-)e'-'''dl,

on trouverait

le signe V devant s'étendre à toutes les racines réelles de 1 équation (19) comprises entre les limites )/ et A". Si l'on supposait

l'équation (19), qui fournit les valeurs de p, deviendrait

et la valeur de Q serait donnée par la formule

. , f. ^^'(pi) + ^H-pi) (^9) ^=- ^Uï^)

Appliquons maintenant les formules qui précèdent à des exemples particuliers.

Problème L. — La fonction

étant assujettie à vérifier l'équation

(3o) /(.r + a)=/(^) ou e-^f{œ)=f{a:),

et la valeur de cette fonction étant connue entre les limites

a? = o, a: = a, on demande sa valeur générale.

OEuvrcs de C. — S. 1, t. II.' 35

Solution. — Désignons par |'(^') une fonction qui obtienne la même valeur que f{x) entre les limites x ^ o, x =^ a, et qui soit constamment nulle hors de ces limites. L'expression

e""*f(a^) = {{x -\- na)

(n étant un nombrie entier quelconque) sera toujours nulle, excepté entre les limites x = — na, x = — na -i- a, et l'expression

sera pareillement nulle, excepté entre les limites x = na, x = na -h a. De plus, on aura généralement, en désignant par

£ et -rj =: I — £

deux nombres, l'un infiniment petit, l'autre infiniment rapproché de l'unité,

\ f{'x)=i-f\" e- ''"'<■ f{x), et l'on en conclura évidemment

(32) /(^)=r( VJ-/^"e'^'»='-f-VJ-o«é;-«"='— i\{x).

On a retranché l'unité des deux sommes V^yj^e'"'*, V"'^''^"''"''»

afin de ne pas trouver i^{x) au lieu de {{x) entre les limites x = o, x = a, correspondantes 'à n = o. Pour déduire l'équation (32) de la formule (17) il suffit de remplacer cj(x) par f{x), î{x) par {{x) et 9 (a) pare"*. Cela posé, on aura

o'(a) ^ ae'^^.

L'équation (19) deviendra

(33) e"P'=i ou cosap=i, et la valeur de Q sera

(34) Q = ae^P'zz: «-.

Par suite la formule (24) donnera

(35) ' =â2-«/ cosp(^-^)f'(jx)f/fz

= ~ / ~ + X cos — (^ — M

f(fi)f//z.

Problème II. — Supposons qu'il s'agisse de résoudre l' équation

de manière que l'on ait :

Pour X ^= o et pour x = a,

quel que soit t, et, de plus, pour t =: o,

^ = f{^) et ^=0,

entre les limites x = o, x = a [f(^) désignant une fonction qui s' évanouisse hors de ces limites].

Solution. — Dans ce cas, comme on l'a déjà prouvé^ on est conduit aux équations

la valeur de f{x) étant déterminée par les formules

La première de ces formules pouvant s'écrire comme il suit

on aura o{ol) = e-«*, et de plus

Cela posé, on trouvera, pour déterminer p, l'équation

(4o) e2api-j oy C0S2ap=rl,

et la valeur de Q deviendra (40 Q-2a.

Comme on aura d'ailleurs

on tirera de la formule (26)

sin(p^)f(^)rf^

ce qui est exact.

Problème III. — Intégrer l'équation

, , , . au ., à- u *

^fi manière que l'on ait :

Pour t =: o.

u = ['(.37) entre les limites

ce r= a

pour X = o, pour X = a, quel que soit t.

du dx

du

Solution. — On aura, comme nous l'avons prouvé,

la valeur de x:s{x) étant assujettie aux équations

TS{x) == — C7( — X),

et devant être égale à

entre les limites ^ — o, x ~- a. Cela posé, on trouvera

et, par suite,

Déplus, l'équation (28) donnera

(A — pi)(B + pi)e«?'— (A + pi)(B — pi)-«P'=:o, OU . '

(49) (AB + p') sinap — (B — A)p cosap = 0;

et comme on aura identiquement

(AB H- p^) sinap — (B — A)pcosap

il est clair qu'en posant

'j^(pi) — 4^(— pi) 2i

u j <^[(AB -f- p^) sinap — (B — A)p cosap ] ^ 4^'(pi) + 4''(~ P'^

on tirera de la formule (29)

eu égard à l'équation

Par suite, comme on aura aussi

on tirera des formules (26) et (48)

-(-' = ïl-.iTi [^ A-pi

4^(— pi)eP^-*-^s^)''

f(ft)G^fi

A -J- pi (5i) / . ■ .

( ^ ^2-«iri t^^^ ^ pi)e(«-!^)pi (B - pi)e(i^-«)pi] (X^) J,a,

OU, ce qui revient au même,

i - ^rt

f —Zà-^ vt~ J [I^sin(a — [i)p + pcos(a — p)p]('(^t)r/^;

après quoi la formule

(53) /(^) = (A— a)cj(^) = (A-D^)cy(x)

donnera

(j-, \ V* pcosp^ — Asinp^ /(■^) =2--.' — ^-n

f x/ [B sin(a — p.)p + p cos(a — ]ljl)p] |-'(pi) û^jjL.

Problème IV. — Intégrer l'équation

de manière que l'on ait :

Pour X ^ o et pour x = a,

quels que soient y et t ;

Pour y = o et pour y = b,

z — o, quels que soient x et t ;

Pour / = o,

<■■/ . âz .

entre les limites x = o, x = a;y = o, y= b et ^(x, y) étant une fonction toujours nulle hors de ces limites.

Solution. — On trouvera, en raisonnant comme dans le second problème,

(56) { / -V6^-..'g^ £v/Fr7g^\

et de plus

(07) Ve'- -e '■ )y^{y,t) = o,

(08) le-' -e -^^ ;i];(^, 0 = 0.

Soit maintenant

On aura, en vertu des équations (3) et (37),

On aura donc, par suite, .

et, en posant ^ = o, on en conclura

F(a)/(^,7) = o, OU

On établira de la même manière l'équation

Enfin, comme on tire de l'équation (56)

L (eu^-=a«+^=g' e-^ '•^3'^-+-^-^ê^)/(^,y) = GT(^,y, t) — m{— a;, y, t),

on en conclura, en posant / = o, et, par suite,

On trouvera de même

Les équations (39), (60), (6r)et (62) suffisent pour prolonger indéfiniment la fonction f(x,y) hors des limites x = o, x = a, y = o, y = b. Ony parviendra, en suivant la méthode employée dans le second problème. En effet, si l'on désigne par m, n deux nombres entiers quelconques, on tirera des formules (Sq), (60), (61) et (62)

f{a;,y) = -n'"ri"'e^-"'''^e^-"''^f{jc,y),

f{—x, v) — ■^'"ri'"e+-'"«^e--"''°/"(— x,y),

/(— X, —y) — ri"'n'"e-^-"'"-^e'^-"''^f{— x, —y).

Y] = I — £ et ■/]'= I — £' désignant deux nombres très rapprochés de l'unité. On aura, par suite,

f{x,y) — ( 2JYi'"e2""'='4-yjr/"e-2'««=' I y y°°rt"'e'-'"'^-h^^'r,"'e~^"^^'— i

De plus, si, dans la formule qu'on obtient en égalant l'un à l'autre les derniers membres des équations (39) et (43), on remplace n par m, et \'(cc) par f(cc,y) — f(cc, —y), on trouvera

On trouvera de même

Cela posé, la formule (64) donnera

f{x,y) = —-y > sni siii— 7-^

•^•' ab .^0 ^0 au

j sui— -^sin-^f(f.,v)rf^rfv (').

(') Il m'a semblé inutile de reproduire ici des formules qui, dans le manuscrit, suivaient celles qu'on vient de lire, et qui se rapportaient uniquement à la qucslion traitée aux pages 33 et 34 du Mémoire sur l'Applicalion du calcul des résidus à la solution des problèmes de Physique mathématique ( Œ'MweA- de Caiichy, S. II, t, XV).

OF.uvre.s de C. — S. I, t. U. , 36

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