‹ Œuvres d'Homère. Tome 1Chapitre 15 sur 24 · ILIADE · texte numérisé non relu

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LIVRE VIL Ja N FINISSANT ces mots , Hector fort fièrement des portes, & ion frere Paris le fuit. Les éclairs de leurs yeux annoncent l’impatience qu’ils ont de combattre. Tel que paroît aux matelots un vent favorable qu’ils ont long-tems demandé , & que Dieu leur a enfin envoyé après qu’ils ont épuifé leurs forces a lutter avec leurs rames contre les vents & contre les flots ; tels ces deux guerriers paroiffent aux Troyens , qui preffés parles Grecs, defiroient ardemment leur préfence. D’abord Paris ôte la vie au brave Menefthius, qui regnoit dans Arne, & qui étoit

Tome L P fils de la belle Phylomedufe & du magnanime Roi Areïthous , qui ne portoit pour toutes armes qu’une maffue. Hector d’un coup de pique perce le cou du vaillant Eïonée entre la cuirafe & le calque , & l’abbat à fes pieds; & Glaucus fils d'Hippolochus , général des Lyciens , s’attachant au fils de Dexius , au valeureux Iphinous , prend fi bien fon tems, que comme il fautoit fur fon char , il lui porte un grand coup de pique, lui perce l’épaule & le renverfe aux pieds de fes chevaux.

La Déesse Minerve, qui voit les Grecs fi maltraités , s’élance des fommets de l’Olympe & prend fon vol vers les murs d'Ilion. Apollon l'appercevant du haut de la forterefe de Pergame , vole à la rencontre , car il vouloir que les Troyens euffent l’avantage. Ils fe joignent près du grand chêne, & Apollon prévenant'Minerve, lui dit : « Fille du puiflant Jupiter, quel deffein vous a fait quitter le brillant Olympe ? vous me paroiffez animée d’un nouveau feu ; venez - vous faire remporter aux Grecs la victoire ? car il eft aifé de voir que vous êtes peu touchée des maux des Troyens ; mais fi vous vouliez fuivre mes confeils, nous prendrions imparti qui nous feroit également avantageux : féparons les deux armées’. ‘ghanime es armes ue perce ise & le Ucus dis hinoüs , 1 fautoit épique, Is de fes sfîmal- &prend l’apperie, vole Doyens u grand ni dit :

vous a me pa- 5-VOUS ir il elt s maux re mes s ferait:

rées.

D‘ H O M E R E. Livre VIL 227 & empêchons-les pour aujourd’hui de continuer le combat ; une autrefois elles reprendront les armes, & vos Grecs profiteront de votre fecours, jufqu'à ce qu’ils aient vu la ruine d'Ilion, puifque telle eft la volonté des plus puiffantes Déefes , que cette ville infortunée périffe & qu’elle foit renverfée jufqu’à fes fondemens.

, Je le veux, Apollon, répond la Déefe ; & c’étoit là le feul deffein qui m’a fait quitter l’Olympe : mais comment prétendez-vous arrêter des troupes dans la plus grande fureur du combat ?

» Nous n’avons, reprend le fils de Jupiter, qu’à exciter le courage du redoutable Hector , & qu’à lui infpirer de défier à un combat fingulier le plus vaillant des Grecs. Ceux-ci irrités de fou audace, choifiront parmi leurs meilleurs capitaines celui qu’ils voudront lui oppofer.

Il dit , & Minerve le rendit à ce confeil. En même tems le fils de Priam , Helenus , qui avoit pénétré le defin d’Apollon & de Minerve, s’approche d'Hector , & lui dit : » Fils de Priam, qui êtes femblable à Jupiter en prudence & en fageffe , voudriez-vous me croire? Je fuis votre frere , & je ne vous donnerai que de bons confeils; faites ceffer le combat, & vous avançant entre les

P 2 deux armées , défiez le plus vaillant de vos ennemis à le battre contre vous j je vous déclare que votre fort n’eft pas de mourir aujourd’hui, & que vous éviterez le fatal cifeau de la Parque, car je viens d’entendre la voix des Dieux. “

Il dit, & Hector ravi de cette propofition, s’avance à la tête des combattans, ordonne qu'on ceffe de combattre, & prenant fa pique par le milieu du bois, il fait retirer les bataillons & les efcadrons.

AGAMEMNON de ion côté fait de même retirer fes troupes, Apollon & Minerve, fous la forme de deux autours, fe placent fur la cime du chêne confacré à Jupiter, pour jouir du fpectacle de ce combat, qui alloit fe faire comme en champ clos au milieu des deux armées. On voit des deux côtés les rangs des troupes hériffés de piques, de cafque & de boucliers. Comme les premiers fouffles du violent Zéphyre agitent la mer, & font bouillonner fes ondes déjà noires, de même les divers mouvemens de tant de milliers d’hommes tout couverts de fer, préfentent. à la vue comme des flots d’acier ondoyans dans la plaine.

Hector, entre les deux armées, crie de toute fa force. 23 Ecoutez-moi, Troyens, & OS ennç.

lare que hui, & Parque, ix. « ofition, e qu’on par le is & les ne retifous la a cime .u fpecime en )n voit ifés de me les tent la noires, le milentent, is dans rie de 1s, &

D‘ H o M E R E. Livre VIL 229 vous auffi, magnanimes Grecs, afin que je déclare ce que mon courage m’inipire. Jupiter , qui du haut des deux pefe les deftinées des hommes , n’a pas voulu ratifier notre dernier traité, mais il nous plonge, & nous plongera encore les uns & les autres dans des abîmes de maux, jufqu’à-ce que vous renversiez la fuperbe Troye, ou que vous tombiez tous fous le fer Troyen près de vos vaiffeaux. Vous avez parmi vous des chefs d’une valeur diftinguée ; que celui donc qui aura l’audace de fe mefurer avec moi, forte des rangs, & que nous combattions feuls à la tête des deux armées. Voici les conditions de notre combat. Jupiter vengeur en fera le témoin & le juge : fi votre champion m’ôte la vie , il me dépouillera de mes armes, qu’il emportera fur fes vaiffeaux, & il renverra mon corps dans mon palais, afin que les Troyens & les Troyennes le mettent fur le bûcher & recueillent mes cendres : & fi j e le fais tomber fous mes coups, & qu’Apollon m’accorde la victoire , j’emporterai fes armes dans le haut Ilion , je les appendrai au temple de ce Dieu , & je renverrai ion corps dans fes vaiffeaux, afin que les Grecs lui faffent des funérailles honorables , & qu’ils lui élevent un tombeau fur le rivage de l’Hellefpont, en-

P 3 forte que dans les fiecles à venir , quand les 1 voyageurs pafferont fur cette mer, ils difent : voilà le tombeau du vaillant guerrier, qui dans les tems paffés fut vaincu par le belliqueux Hector dans un combat fingulier : ainfi parleront les voyageurs, & ma gloire paffera d’âge en âge.

Il dit, & tous les Grecs étonnés demeurèrent dans le filence. Ils avoient honte de refufer le combat, & ils n'ofoient l’accepter.

Enfin , Menelas fe leve , & témoignant fa douleur par fes foupirs , il leur fait ces fanglans reproches : „ O Dieux ! je ne vois donc ici que des fanfarons , & au lieu de braves guerriers, je n'apperçois que des femmes timides. Quelle honte & quelle infamie, que parmi les Grecs il ne fe trouve pas un homme qui ofe fe préfenter pour combattre Hector! Eh plût aux Dieux que vous ne fuffiez tous que cendre & que poufliere , vous qui vous tenez-là comme des morts, vous la honte & l’opprobre des hommes! Mais puifque la peur vous a glacé le courage, je vais prendre les armes contre ce fier ennemi. Les Dieux tiennent entre leurs mains la victoire & la donnent comme il leur plaît.

En achevant ces mots , il prend fes armes éclatantes. Dans ce moment, divin Menelas , uand les 1 i disent :

qui dans x Hector iront les en âge.

eurerent efuser le gnant fa fanglans ici que terriers, Quelle Grecs il résenter eux que uffiere, ts, vous puifque prendre ux tiendonnent s armes mêlas ’

D’HOMER E. Libre VII. 231 la Parque impitoyable alloit trancher le cours de votre vie avec le fer d’Hector , fi les Rois ne fuffent accourus pour vous retenir , & fiAgamemnon lui-meme, vous prenant par la main , ne vous eut parlé en ces termes : „ Quelle imprudence, mon frere, & où courez-vous ? témoignez plus de fageffe , & modérez votre indignation; n’allez point vous commettre avec un homme beaucoup plus fort que vous, avec Hector qui cft la terreur des guerriers les plus redoutables. Achille lui-même afouvent craint fa rencontre dans cette lice d’honneur. Retournez donc à votre pofte, les Grecs auront foin de choifir un autre adverfaire à Hector; & quelque intrépide & quelque infatigable qu’il puiffe être dans les combats , je vous réponds que s’il peut échapper au danger où il s'expofe , il fe repofera volontiers de fes grands travaux. “ Ces fages confeils touchent Menelas ; il obéit à fon frere, & fes amis ravis de joie, le dépouillent de fes armes avec beaucoup d'empreffement.

Alors Neftor s'avançant, & élevant fa voix , dit : , O Dieux ! quelle affliction pour la Grèce , & quelle douleur pour le belliqueux Pelée , qui parmi fes peuples fait paroître encore tant de force, tant d’éloquence & tant de fageffe dans

P 4 les confeils , & qui avant notre départ prenoit un fingulier plaifir à me demander la maifon & la famille de tous les Grecs, qui s’embarquoient pour cette expédition ! Ah, s’il favoit que ces braves Grecs tremblent aujourd’hui au feul nom d'Hector , grands Dieux ,-qu’il leveroit promptement fes mains tremblantes vers votre trône, pour vous prier de faire defcendre au plutôt fa vieillefe dans le tombeau, & de ne pas le laiffer furvivre à cette honte ! Pere des Dieux & des hommes, grand Jupiter, & vous Apollon & Minerve, que ne fuis-je dans la fleur de la jeunefe où j’étois lorfque les Pyliens & les peuples d’Arcadie fe faifoient une cruelle guerre fur les rives du Céladon fous les remparts de Phée , que baigne le fleuve Jardan ! Le vaillant Ereuthalion paroifoit comme un Dieu à la tête des troupes d’Arcadie; il étoit revêtu des armes du Roi Areïthous, du terrible Areïthous, que les hommes & les femmes appelloient communément le porte-maffue, parce qu’il ne fe fervoit ni d’épée, ni de javelot, ni de pique dans les combats ; & qu’avec fa maffue armée de fer il renverfoit les phalanges. Lycurgue le tua , non en vaillant homme, mais en traître; car l’ayant furpris dans un chemin étroit, il le perça de fa t prenoit naifon & Irquoient Que ces leul nom rompte- : trône, plutôt fa lelaifer : & des ollon & 3 h jeu- 1 peuples fur les Phée , .t Ereuète des mes du que les imunéfervoit ins les : fer il ., non ‘ayant , de fa

D‘ H o M E R E. Livre VIL 233 pique avant qu’il fut en défenfe & l’étendit mort à fes pieds. Il enleva fes armes, dont le Dieu des batailles lui avoit fait préfent, & qu’il avoit portées depuis dans toutes les guerres. Mais après que la vieillefe l’eût appefanti, il les donna à fon écuyer Ereuthalion, qui rendu plus fier & plus audacieux par ces riches dépouilles, déficit tous les plus vaillants; & les plus vaillants faifis de crainte n'ofoient paroitre devant lui. Honteux & las de fes infinités, quoique je fufle le plus jeune de l’armée, je me préfente pour le combat; il méprife ma jeunefe, mais je l’attaque avec tant d’audace , qu'enfin Minerve fécondant mes efforts, j’abats à mes pieds ce redoutable ennemi qui étoit d’une taille prodigieufe, & d’une force proportionnée à fa taille. A la vue de ce vafte corps étendu fur la terre, on étoit encore faifi de frayeur. Que n’ai-je donc les forces que j’avois dans cette florifante jeuneffe ! Hector me verroit bientôt voler à fa rencontre, pour me mefurer avec lui ; & parmi tant de braves capitaines que vous êtes ici, pas un n’ofe fe préfenter pour le combattre ’

Tels font les reproches que leur fait ce vénérable vieillard, & ils font fi efficaces, que neuf de leurs généraux fe préfentent aufiî-tôt. Le Roi Agamemnon eft le premier qui demande cet honneur, & il eft fuivi du grand Diomede. Après Diomede paroifent les deux A jax revêtus de force & d’audace. près eux viennent le brave Idomenée , & fou fidele écuyer Merion pareil à l’homicide Mars ; le vaillant Euripyle fils d'Euemon , le fils d'Andræmon l’intrépide Thoas, & le divin Ulyffe. Ils prétendent tous à la gloire de combattre contre le fils de Priam, mais le Page Neftor, pour terminer leur différend fur la préférence, leur dit': » Princes, remettez ce choix au fort, & celui qu’il aura choifi, s’il échappe au danger de ce grand combat, fera un grand bien aux Grecs, & il acquerra une gloire immortelle.

Il DIT , & chacun des Sauces fait fa marque , & la jette dans le cafque d’Agamemnon.

En même-tems toutes les troupes levant leurs mains aux Dieux, & attachant leurs regards au ciel, font cette priere : Grand Jupiter, qui tenez en vos mains tous les forts 09 qui les gouvernez comme fil vous plaît, accordez à nos vœux, ou Ajax, ou le fils v de Tydée, on même le Roi de Mycenes.

Pendant qu’ils prient ainfi, Neftor remue le cafque ; & le fort qu’on en voit fortir, c’eft

D‘ H o M E R E. Livre VIL 235 celui que toute l’armée a le plus defiré : le héraut le prend & le porte aux princes qui tous, ne reconnoiffant point leur marque , le renvoient à leur rival. Enfin le héraut étant arrivé près d'Ajax, & lui ayant mis le fort dans la main; ce héros reconnoît fa marque, & la jettant auffi-tôt à fes pieds tranfporté de joie , il s’écrie : „ Mes amis, le fort m’a favorifé , je ne puis vous exprimer la joie où je fuis d’efpérer que dans un moment je triompherai du vaillant Hector. Dépêchons donc, & pendant que je vais prendre mes plus belles armes , adreffez de votre côté vos prières au fils de Saturne, afin qu’il fortifie mon bras ; mais faites-les en fecret, de peur que les Troyens ne les entendent : que dis-je ? faitesles à haute voix, fi vous voulez, nous ne craignons ici perfonne : nul homme vivant ne peut m’effrayer, ni par fa force, ni par ion adreffe, car j'efpere que la naifance & l’éducation que j’ai reçues à Salamine m’ont affez formé à la valeur.

Il dit , & en même-tems les troupes adreffent leurs prieras au fils de Saturne, & levant les mains au ciel, elles s’écrient : Pere des Dieux 8 des hommes, puiflant Jupiter , qui êtes adoré fur le mont Ida, 8 dont le trône efi environné de wajefté 3 de gloire, la victoire dépend de vous 9 accordez-la au vaillant Ajax, 8 fi vous aimez HeAor, 8 que fia vie fioit précieufie à vos yeux, au moins qu'Hector ne triomphe point d’Ajax, 83 que ces deux héros fiortent de ce combat avec un égal avantage. Telles furent les prières des Grecs.

Cependant Ajax couvert d’un acier étincelant , s’avance femblable au terrible Mars , lorf. qu’un nouveau feu allumant ion audace , il fort de fou palais avec le plus terrible appareil, pour aller exercer fes violences dans un combat, & décider de la fortune de deux peuples que Jupiter met aux mains, après avoir allumé dans leur âme la difcorde, féconde mere de funérailles & de deuil. Tel, & plus effroyable encore le grand Ajax s’avance à grands pas entre les deux armées, fouriant d’un air terrible, & avec des yeux menaçants. Les Grecs voyant ce héros fi fier , font remplis de joie , & les Troyens au contraire font faifis de frayeur ; Hector lui-même en eft éum , il fent trembler ion courage, mais il n'eft plus tems de branler, ni de fe retirer vers fes troupes, puifque c’eft lui-même qui a fait le défi.

Ajax s’approche, couvert de ion immenfe bouclier, qui paroiffoit comme une tour, &

D‘ Home RE. Livre VIL qui étoit l’ouvrage admirable de Tychius, le plus excellent ouvrier de fon tems, qui habitoit dans la ville d'Hylé ; il l’avoit fait de fept doubles de peaux de bœufs toutes entières , qu’il avoit couverte d’une forte lame d’airain.

Les deux héros ne font pas plutôt en préfence, qu'Ajax dit à Hector d’un ton menaçant : „ Hector , dans ce combat, que tu as tant fouhaité, tu vas voir quels vaillants hommes les Grecs ont encore après Achille, qui avec un cœur de lion a femé tant de fois la terreur dans tes troupes ; le refentiment que ce héros conferve contre Agamemnon le retient fur fes vaifféaux, mais nous fommes encore dans l’armée plufieurs qui avons brigué l’honneur de te combattre : commence donc, & voyons ce que peut ton bras.

33 Divin fils de Telamon, lui répond le vaillant Hector, ne cherche point à m’étonner comme un jeune enfant, ou comme une femme timide qui ne fait ce que c’ett que de guerres & de combats ; je fuis nourri aux allarmes & au carnage ; je fais me fervir à toutes mains de mon bouclier; je fais manier la lance, & foit à pied, foit à cheval, je fais pouffer mon ennemi & donner au Dieu Mars un fpectacle agréable 3 je loue ton courage , mais quelque fier & quelque redoutable que tu fois, je veux bien ne pas épier un moment favorable pour te porter, des coups cachés; je ne déroberai point la victoire : prends garde à toi.

En finissant ces mots, il lui lance fa pique, & l’atteint au haut de fou bouclier ; le coup eft fi rude que le fer en pénétre les fix premiers dou. bles, & ne s'arête qu'au feptieme. Ajax, irrité d’avoir fenti le poids de la main d'Hector , lui lance à fou tour fa pique , & lui perce le bouclier & la cuiraffe ; le fer pénétré même jufqu'à fa tunique. Hector étoit mort, fi par un léger mouvement du corps, il n’eût évité la pointe mortelle. Ces deux héros, après avoir arraché de leurs boucliers les piques qui y étoient engagées , fe jettent en même-tems l’un fur l’autre comme des lions qui s’acharnent à la proie, ou comme des furieux fangliers. Le fils de Priant porte un fécond coup de pique fur le milieu du bouclier d’Ajax mais le fer ne put percer l'airain dont il étoit couvert, & fa pointe fe reboucha :Ajax, profitant de ce moment, fe lança fur Hector, & perça fou écu avec tant de violence & de force , que le tranchant du fer lui effleura le cou , & fit rejaillir le fang en abondance fur fes armes:

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