‹ Œuvres d'Omer et de Denis Talon \ (volume 2)Chapitre 1 sur 86 · Oeuvres d'Omer et de Denis Talon \ · texte numérisé non relu

Oeuvres d'Omer et de Denis Talon \

Publier les œuvres judiciaires d'Orner et de Denis Talon , c'est donner à la France un

nouveau témoignage de la sagesse et des lumières de ces illustres magistrats.

J'ai dû. Monsieur le Comte, désirer que cet ouvrage parût sous vos auspices.

Fils d'un père qui ne cessa d'honorer le barreau de Bordeaux par son vaste savoir , par des triomphes bien flatteurs et des vertus toujours admirables, vous avez fait revivre au Parlement de Paris ces exemples fameux, et vos nombreux succès n'ëtoient pas moins le prix des nobles qualités de l'homme privé que de l'éclatante renommée de l'orateur. Aussi, lorsque la monarchie abattue fut livrée aux sanglantes fureurs de la révolte, vous aviez mérité qu'elle mît son dernier espoir dans les efforts de votre grande âme et de votre beau talent.

Jamais l'éloquence n'avoit été appelée à

exercer un ministère plus douloureux et plus auguste. Mais ce n'ëtoit pas assez pour vous de l'avoir dignement rempli : la constance de votre attachement a la Famille Royale, pendant sa proscription et ses infortunes ; votre courage contre tous les dangers , votre résistance à toutes les séductions , portèrent au comble la gloire de votre dévouement ; et quand le Roi notre maître reparut sur le trône de ses ancêtres, il sembla vouloir, en vous plaçant à la tête de la première Cour du royaume, en vous élevant à la haute dignité de la Pairie, montrer vivante encore, aux yeux des peuples, la fidélité des anciens jours.

Permettez, Monsieur le Comte, à l'éditeur des écrits d'Omer et de Denis Talon, de vous dédier cet ouvrage. Profondément reconnoissant des bontés dont vous voulez bien l'honorer, il lui sera précieux de pou-

voir reunir trois noms auxquels se rattachent également tous les souvenirs qui doivent immortaliser le Magistrat, l'Orateur et l'Homme d'Etat.

Je suis y avec un profond respect ,

Monsieur le Comte,

Votre très-humble et très-obëissant serviteur.

Rives.

Paris, le i" décembre 1820.

n/V^V*/^'VVVVV^VV^'VV^^/^'^-VV^VV^VVV^/Tl'^,XjVV^/^'tVVXVVVVVV-VVV'VTi^'V^>-a^VV-^'4.'%VVV

Page 1