SCENE I
Un corridor.— La sentinelle, l'arme au bras, se tient dans Péloignement. — Quelques jeunes détenus sortent de leurs cellules avec des chandelles. — Minuit.
JACQUES
Peut-on ? Nous verrons-nous enfin ?
ADOLPHE
La garde boit, le caporal est gagné.
JACQUES
Quelle heure est-il ?
ADOLPHE
Bientôt minuit.
JACQUES
Mais si la ronde nous surprend , le caporal périra sous les verges.
ADOLPHE
Éteins seulement ta chandelle -, car vois-tu , la lumière se reflète sur la fenêtre. (Ils éteignent les chandelles.) La ronde, c'est un enfantillage. II leur faudra longtemps frapper à la porte, échanger le mot d'ordre, chercher les clefs ; et puis les corridors sont longs. Avant d'être surpris, nous nous séparons, les portes se ferment, chacun se jette sur son lit et ronfle comme un homme qui dort.
D'autres détenus, appelés par leurs noms, sortent de leurs
cellules.
JEGOTA 14
Bonsoir.
KONRAD
Et te voici ?
l'abbé lwowicz ■».
Et yous voici ?