‹ Œuvres de Alex. Dumas, 7Chapitre 124 sur 212 · I.e roi vient de me le prendre en passant · texte numérisé non relu

I.e roi vient de me le prendre en passant

DUBOULOY.

Tiens , c'est comme à moi.

ROGER

Mais j'ai rendez-vous avec lui dans ce salon.

DUBOULOY.

Et moi , j'y allcnds le mien.

ROGER

Eh bien ! qu'en dis- tu ?

DUBOULOY.

De quoi ? de mon domino ?

8CÊNE XI. Mi

ROGER

Ou^

DUBOULOY.

Mon cher, une femme adorable... uuo grande femme, enfin !... l'cspril le plus vif, le caractère le plus gai , la conversation la plus pétillante I... Et le tien ?

ROGER

Tout le contraire ; une petite femme naïve , sentimentale!... une véritable pensionnaire sortant de son couvent.

Oh ! ne me parle pas des pensionnaires qui sortent de leur couvent. Rien que d'y penser... M,te Louise Mauclair en sortait de son couvenl!... Mais passons à autre chose. La crois-tu jolie ?

ROGER

Dame! oui... autant du moins qu'on en peut juger sous le masque. Un bas de figure ravissanl, des dents d'émail, el à travers son loup deux yeux comme deux étoiles. El la tienne?

DUBOULOY.

Une peau éclatante, une main à rendre fou un statuaire, un coude cygne; puis, pour le visage, nous verrons bien, j'ai sa parole qu'elle ne quittera pas le bal sans se démasquer.

ROGER

El moi aussi !

DUBOULOY.

Oh ! c'est charmant !... Toi qui as beaucoup vu le monde , as-iu quelque idée de ce qu'elles peuvent Cire?

ROGER

Non, foi de gentilhomme; j'ai rappelé tous mes souvenirs de Paris, de Compiègnc, de Fontainebleau, de Versailles, de Marly, el cela ne correspond à rien de ce que je connais.

DUBOULOY.

Silence! ce sont elles.

(Charlotte et Louise paraissent à la porte du fond.)

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